vendredi 20 mai 2016

Dieudonné tente d'infiltrer les Gilets jaunes avec sa quenelle nazie

                       Dieudonnistes déguisés en Gilets jaunes le 22 décembre à Paris


Mise à jour du 20 janvier 2019: des dieudonnistes dénoncés et expulsés.

Face aux tentatives de Dieudonné et de ses supporters pour infiltrer les Gilets jaunes , des membres de ce mouvement ont publiquement dénoncé leur antisémitisme et les ont expulsé le 12 janvier à proximité de l'Arc de Triomphe comme on peut le voir ici  

MEMORIAL 98 


Mise à jour du 31 décembre 2018
Alors que Dieudonné tente de s'incruster dans le mouvement des Gilets jaunes grâce à la quenelle, une photo apparue sur le Net montre des employés du restaurant "Le Train Bleu" la brandissant collectivement.
 On pense à cette autre photo récente de  lycéens des USA, tout aussi souriants, faisant un salut nazi lors de leur photo de fin de scolarité ( ci-dessous)



 


Mise à jour du 23 décembre 2018:

Dieudonné et ses acolytes tentent d'infiltrer le mouvement des Gilets jaunes.
Ils multiplient les provocations à base de "quenelles" complaisamment brandies devant les caméras. Ainsi une vingtaine de dieudonnistes affublés de Gilets jaunes se sont exhibés lors du rassemblement du 22 décembre à Montmartre. Avec d'autres, l'antisémite enragé tente d'orienter le mouvement social en cours vers des buts racistes et complotistes. A ce titre il représente un véritable danger.


Son acolyte Soral a été jusqu'à faire une quenelle dans le Memorial de la Shoah de Berlin,  marquant ainsi son entière adhésion au génocide nazi et sa haine des victimes de la Shoah. Il a d'ailleurs été condamné pour "injures à caractère racial"



 MEMORIAL 98

Actualisation du 20 janvier 2017: Dieudonné capitule, la quenelle est bien un salut nazi.

Bonne nouvelle: Dieudonné vient de renoncer à faire appel de la décision de justice  concernant la caractérisation de la quenelle comme un salut nazi






Avec beaucoup de retard, la justice se penche enfin sur le salut néo-nazi que représente la "quenelle". Les tribunaux  viennent d'infliger deux défaites à Dieudonné lui-même et à un de ses acolytes nommé "Joe le corbeau".  

Dieudonné et Soral en campagne en 2008 pour leur "liste antisioniste", avec Yahia Gouasmi représentant le régime iranien

Ce geste inventé par Dieudonné et Soral  a été diffusé dans la cadre de la campagne "antisioniste" aux élections européennes de 2008. Il permet que soient impunément diffusés dans l'espace public une gestuelle et des symboles directement repris de l'univers hitlérien, comme le tribunal de Liège l'a fort bien détaillé en novembre 2015 . 
La quenelle concentre la violence homicide du duo Dieudonné-Soral et de tous ceux qui ont choisi de la pratiquer. 

Dans le cas jugé à Toulouse (ci-dessous), on notera l'acharnement de ses propagateurs à la pratiquer dans des lieux de marqués par le souvenir d'homicides antisémites. Récemment, le 5 mai dernier, journée internationale de commémoration de la Shoah, trois hommes ont été arrêtés à Lyon alors qu’ils se prenaient en photo en train de faire une “quenelle” devant les tentes dressées pour la commémoration  Ils suivaient ainsi l'exemple de Soral, qui est allé faire une "quenelle" devant le Mémorial de la Shoah à Berlin.

Le dessinateur antisémite "Joe le corbeau", dont le vrai nom est Noël Gérard, a été condamné le 17 mai à Toulouse pour avoir diffusé sur son blog la photo d'un individu effectuant une quenelle devant l'école juive Ohr Hatorah de Toulouse, là où Mohammed Merah avait perpétré ses crimes.
Le tribunal correctionnel lui a infligé 6 mois de prison avec sursis pour des infractions relatives à l'incitation à la haine. 
Cet «artiste» évoluant dans la mouvance de Dieudonné écope également d'une amende 5 000 € assortie d'une obligation à verser 14 000 € au titre des dommages et intérêts à quatre parties civiles.
Joe le corbeau avait été interpellé et mis en examen en janvier 2014.
Le «quenellier» posant devant l'école Ohr Torah, lieu d'un attentat clairement antisémite, n'a pas été identifié.
Pour la justice, Noël Gérard incite clairement à «la haine anti-juive» en reproduisant, à l'époque, sur son site internet, des mentions négationnistes parlant de l'affaire Merah comme d' «une gigantesque machination». 


Quelques jours auparavant le 13 mai, c'est Dieudonné lui-même qui a été débouté, lors d'un procès en diffamation relatif à la «quenelle», cette fois contre le président d'alors de la Licra, Alain Jakubowicz. Celui-ci avait qualifié ce geste de «salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah». Il  réagissait alors, en décembre 2013, à la publication de photos de militaires faisant ce geste.
Les juges de la chambre de la presse ont dans ce dossier choisi de se placer sur le terrain juridique. Ils ont estimé que les propos litigieux «ne visent nullement directement» Dieudonné et qu’ils traduisent «une simple opinion personnelle» et non un fait précis pouvant faire l’objet d’un débat contradictoire. Ainsi, les propos litigieux ne sont pas diffamatoires, a tranché le tribunal. Dieudonné va faire appel
Dans un autre jugement rendu le même jour à Paris, Alain Jakubowicz a également été relaxé, cette fois au titre de la bonne foi. Ses propos, tenus dans une émission sur France 2, imputaient à Dieudonné, résume le tribunal, d’avoir «créé et popularisé un geste à finalité antisémite à la fois avérée et revendiquée» par le polémiste.
Quant au geste de la quenelle, il a pu «dans certaines circonstances précises», «être interprété sans ambiguïté comme ayant une portée antisémite et être, parfois, poursuivi et condamné comme tel», soulignent les juges, mais la portée de ce geste et la volonté de son auteur ne peut être généralisée.

En réalité la "quenelle" représente clairement un salut néo­nazi, antisémite et négationniste
L’acharnement de ses propagateurs à la pratiquer dans des lieux de mémoire de la Shoah le démontre amplement. 
On notera que le "quenellier" Bruno Gollnisch vient d'être maintenu à la direction du Front national, sur décision de Marine Le Pen, et ce malgré sa participation à l'initiative "interdite" de Jean-Marie Le Pen le 1er mai.

 Dieudonné va poursuivre son commerce si lucratif. Il tentera encore d'exploiter toutes les ressources judiciaires, y compris au niveau européen. Ses condamnations à ce jour se limitent à des amendes et à des sursis. 

A quand une application de la jurisprudence du tribunal de Liège, qui l'a condamné à de la prison ferme?

 
Actualisation du 10 novembre 2016
Bonne nouvelle judiciaire: la Cour d'Appel a confirmé la peine de 6 mois avec sursis contre le Joe Le Corbeau.  De plus le tribunal a   ailleurs rejeté la demande de non inscription de cette condamnation au casier judiciaire. Il a également alourdi la sanction financière en  supprimant la peine d'amende de 5000 euros infligée en première instance, mais en condamnant Noël Gérard à verser un total de 14.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, parmi lesquelles l'école juive Ohr Torah, la Licra ou encore à Eva Sandler, la femme et mère des trois victimes de Merah.
Le verdict a été rendu public le 9 novembre, jour anniversaire du pogrom nazi de la Nuit de Cristal contre les Juifs d'Allemagne. On peut y voir un symbole.
 

Actualisation du 6 octobre 2016

Le dessinateur antisémite "Joe le corbeau", dont le vrai nom est Noël Gérard, est passé le 4 octobre  devant la cour d'appel de Toulouse.
Il avait été arrêté en janvier 2014 après avoir diffusé sur son site internet la photo d'un homme réalisant une quenelle devant l'école Otzar Thorah. Une école où Mohammed Merah a assassiné trois enfants et un enseignant juifs en mars 2012 à Toulouse (voir ci-dessous)
Le 4 octobre devant la cour d'appel de Toulouse, il faisait  appel sa condamnation à 6 mois de prison et 5 000 € d'amende pour «provocation à la haine» raciale par communication électronique. Et cette fois, il a expliqué «pourquoi il était innocent». Au préalable il a osé faire part de «son empathie aux familles de victimes» et il a condamné «un crime atroce».
La suite devient rapidement plus contradictoire. Entre les menaces de mort des organisations "pro-sionistes" qu'il dit avoir reçues «par milliers» et son refus de l'antisémitisme, on s'éloigne de l'école et de la photo. «Je n'ai jamais publié cette photo. Elle a été publiée sur mon site Facebook puis je l'ai reprise sur mon site mais j'ai pris soin de la couper pour ne pas identifier l'école !»
«Mais vous l'avez bien diffusé sur votre site», s'étonne la présidente.
«Oui mais après les autres…"
La présidente qui constate que l'école est citée dans le texte sur son site  finit par lâcher, agacée : «Vous jouez sur les mots».

«Du mal à des gens qui ne le méritaient pas»

La diffusion de la photo, même recadrée, qualifie-t-elle la provocation à la haine raciale ? L'avocat général Chazottes le pense et requiert la confirmation de la condamnation. Condamnation que réclament également les parties civiles. Me Simon Cohen parle pour l'école mais également pour Eva Sandler, épouse de l'enseignant et de deux enfants tués en mars 2012. «Parce qu'ils étaient juifs et vous refaites du mal à des gens qui ne le méritaient pas», condamne Me Cohen.
Son avocate a révélé à l'audience le nom de la personne qui a réalisé la quenelle.
La cour rendra sa décision le 9 novembre. Il reste à espérer que sa condamnation soit confirmée voire aggravée, à la mesure de sa violence nazie contre les victimes  .


Mise à jour du 22 juin 2016:


La cour d'appel de Paris a condamné le 21 juin Dieudonné à deux mois de prison avec sursis et y a ajouté 10.000 euros d'amende, pour avoir écrit sur Facebook qu'il se sentait "Charlie Coulibaly" après les attentats qui ont fait 17 morts en janvier 2015. Reconnu coupable d'apologie d'actes de terrorisme, il devra également publier sa condamnation dans trois quotidiens nationaux

Pas d'amende en première instance. En première instance, en mars 2015, Dieudonné avait été condamné à la même peine avec sursis, mais sans amende.

Le 11 janvier 2015, au soir d'une marche en hommage aux victimes de la tuerie de "Charlie Hebdo" et du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, Dieudonné avait écrit sur Facebook qu'il se sentait "Charlie Coulbaly" en référence  au tueur antisémite Amedy Coulibaly. Ses propos avaient ensuite été retirés de sa page Facebook.

 Les quatre victimes de l'Hyper Cacher, tuées parce que juives


Mise à jour du 31 mai:
Antisémitisme, sexisme, dieudonnisme pour un duo d'employés SFR si contents d'eux-même qu'ils postent leur propos sur Périscope. L'un d'entre eux qualifie un client de "connard de juif" tandis que l'autre explique "que ça vient du fin fond du trou du cul du cœur". Quelques secondes plus tard, ils qualifient une jeune femme qui passe dans la rue de "mi pute, mi soumise". La référence à Dieudonné est double à la fois par l'imagerie liée à la "quenelle" du "fin fond du trou" et aussi par le nom de leur compte Périscope "Petit Poney", titre d'une chanson du nazi de la Main d'Or.

MEMORIAL 98




 


  



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