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jeudi 10 décembre 2015

Sarkozy légitime à nouveau le Front National









Mise à jour décembre 2017
Sarkozy a poursuivi sa ligne dans l'affaire du burkini qu'il a initiée et manipulée de bout en bout.
Battu à la primaire de la droite, il s'est rangé derrière Fillon. Il a ensuite soutenu la candidature du facho Wauquiez pour la direction de son parti LR.  

Mise à jour 9 juin 2016:

Sarkozy ressort toute la gamme identitaire et anti-laïque et annonce le contenu de sa campagne. 
Alors qu'il n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature à la primaire à droite, l'ex-président définit un , « pays chrétien dans sa culture et dans ses mœurs, ... un pays que doivent respecter ceux qui veulent y vivre ».
Nommer le réel. Dire que la France est un pays d’empreinte et de tradition chrétiennes. (…) L’immigration massive et le communautarisme ont créé une prise de conscience du fait qu’il y avait quelque chose qui ne tournait plus rond en France » et si « cela ne gêne pas nos prétendus progressistes, cela gêne le peuple ». Notons que lors de ce discours fondateur du 8 juin près de Lille, Sarkozy n'a pas dit un seul mot sur ses propositions économiques. Cela promet.
Memorial 98 

Actualisation du 17 mai 2016:

Sarkozy soutient le régime de Orban en Hongrie et le gouvernement du PiS en Pologne et leur décerne des brevets de démocratie (voir ci-dessous). Au passage il invente une "pression migratoire extrêmement forte" sur ces deux pays, ce qui représente un mensonge flagrant. Le gouvernement polonais refuse d'admettre le moindre migrant et la Hongrie de Orban poursuit et persécute les réfugiés. Après le soutien à Trump, l’ancien président et futur candidat élargit ses références vers la droite radicale et xénophobe.

" ... On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de démocratie en Hongrie. C’est le travers des élites françaises que de vouloir donner des leçons au monde entier. Quant à la Pologne, j’ai vu les frères Kaczynski au pouvoir. Ils ont respecté les règles européennes et, quand ils ont été battus, ils sont partis. Après 50 ans de joug communiste, ces pays sont des démocraties qui fonctionnent. Ils ont aussi à faire face à un problème majeur, parce qu’étant aux frontières de l’Europe, ils subissent une pression migratoire extrêmement forte. La faillite de Schengen pèse d’abord sur eux..."



Actualisation du 19 décembre:
Après que Marine Le Pen ait utilisé les images de Daech dans un but de propagande, Sarkozy maintient-il que le FN n'est pas "immoral" et pas "anti-républicain"? On ne l'a guère entendu à ce sujet, occupé qu'il était à virer les anti-FN de la direction de LR.

Actualisation du 15 décembre: au lendemain des régionales, évince NKM et propulse Wauquiez qui est, à droite, un des pires réactionnaires. Même Estrosi (épinglé ci-dessous) critique la dérive droitière et déclare "Plus on va à droite, plus on fait monter le FN"

Sarkozy se range à nouveau du côté du  vote FN. Le chef des LR reprend sa politique de 2007 et 2012 et en rajoute, à la mesure de la progression d'un vote qu'il a déjà plusieurs fois légitimé par le passé.

Lors du meeting de soutien à la candidate LR à Rochefort le 8 décembre, Sarkozy a ainsi déclaré : « Il y a 7 millions de Français qui ont voté pour le Front national (on notera que Sarkozy ajoute au passage 1 million de votants au FN qui a obtenu en fait seulement 6 millions de voix aux régionales ) ... Je veux leur dire une chose : le vote pour le FN n’est pas un vote contre la République car si c’est un vote contre la République, pourquoi la République autorise-t-elle depuis trente ans des candidats du FN à se présenter ? »
Affirmer que le vote FN « n’est pas contre la République » rappelle une précédente phrase de N. Sarkozy lors de la campagne de 2012, quand il avait déclaré: « Le Pen est compatible avec la République. ». 
Le président LR a ajouté  : « Le vote pour le FN n’est pas immoral car si ce n’est pas moral, pourquoi la République accepte-t-elle depuis trente ans qu’autant de citoyens français fassent ce choix ? »

Au delà de la mauvaise foi de ces arguments dans lesquels Sarkozy prétend parler "au nom de la République" et de la morale, on notera que le chef LR délivre ainsi un certificat de correction politique non pas aux électeurs FN, mais bien aux idées de l'extrême-droite.  

Dans le même meeting il a d'ailleurs aussi décliné les prises de position reprenant les thèmes traditionnels du FN. Et même les accents frontistes. L’immigration ? « Trop, c’est trop !, . On ne pourra pas continuer à accueillir tous ceux qui veulent venir sur le territoire de la République alors que nous n’avons plus d’argent, plus d’emplois, plus de logements… » Et il a conclu sur la défense de la "France de toujours" afin de savoir "si elle "restera la France". Et ce prétendu "Républicain" a terminé ainsi: "Ce débat-là, on ne nous le volera plus, nous allons l'imposer à la République Française",

Cette complaisance à l'égard du FN et de ses idées ne constitue pas une surprise car elle structure la politique de Sarkozy depuis au moins 10 ans et en fait depuis 1998, comme le montrent les exemples précis cités ci-dessous (cliquez sur chacun des exemples appuyés par des références documentées) . Néanmoins, la légitimation explicite du vote d'extrême-droite montre dans quel sens il entend entraîner son parti au lendemain du 2e tour.

Le mélange d’opportunisme, de paternalisme et de complaisance de Sarkozy est particulièrement perceptible dans cet dialogue du 13 juin 2006 face à Villepin, alors premier ministre; Sarkozy s'exprime ainsi:  
« Le Pen ( il s'agissait alors de JMLP) , en ce moment, il engrange. Il engrange un maximum. Moi, je dis jamais du mal des électeurs de Le Pen, jamais. Les électeurs de Le Pen, je dis toujours que c'est des victimes. Des victimes de quoi? J'en sais rien. Mais c'est des victimes. Pour nous, l'élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd...» (in « Les hommes d’Etat » de  Bruno Le Maire, alors ministre de Villepin).

Le rappel des prises de position de l'ancien président trace une des causes majeures de la progression du vote frontiste:

C'est Sarkozy qui s'est prononcé dès 1998 en faveur de la "préférence nationale", cœur de l'idéologie frontiste.

C'est Sarkozy qui a mené deux campagnes présidentielles dominées par les thèmes et les idées du Front National en 2007 et 2012 et qui en prépare une troisième encore plus raciste en 2017 remettant notamment en cause le droit du sol.

C'est Sarkozy qui, au nom du refus de la "repentance", a boycotté des commémorations concernant le rôle de Vichy dans la déportation et l'entrée de résistantEs au Panthéon

C'est Sarkozy qui a créé un ministère de l"Identité nationale" et lancé un "débat" sur ce thème.

C'est Sarkozy qui a stigmatisé les Africains "pas assez entrés dans l'Histoire"  

C'est Sarkozy qui a prononcé en juillet 2010 l'infâme discours de Grenoble, rempli de haine raciste à l'égard des Roms et brandissant la menace de déchéances massives de nationalité. Il est d'ailleurs particulièrement catastrophique et toxique que F. Hollande et Valls envisagent de reprendre cette politique des déchéances de nationalité, issue des bas-fonds du FN et de la droite radicale, voire du régime de Vichy.    

C'est Sarkozy qui a traité les réfugiés de "fuite d'eau" au moment même où des centaines d'entre eux se noyaient dans la Méditerranée

C'est Sarkozy qui s'est porté à la tête d'une campagne mensongère selon laquelle les musulmans menaceraient les Églises françaises 

C'est Hortefeux, proche conseiller de Sarkozy et à la manœuvre ces dernières semaines, qui a prononcé ces paroles immondes à propos des personnes d'origine arabe: "Quand il y a en a un, ça va... C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes!"

Aucun accord, compromis ou union n'est évidemment possible avec celui qui est directement responsable de la banalisation et de la diffusion des idées d'extrême-droite. Toute concession à son égard n'a pour seul effet que de le renforcer. Il en est de même pour ceux qui ont répercuté et amplifié ses positions les plus détestables, tel Estrosi.


jeudi 1 octobre 2015

Nadine Morano: missions secrètes au service des chefs de la droite



Face au scandale grandissant, Sarkozy est contraint de faire mine de sanctionner Nadine Morano, après être resté silencieux pendant plusieurs jours. Mais la punition est en réalité fort légère: son retrait de la tête de liste des régionales à un niveau départemental n'empêchera nullement Morano de demeurer députée européenne. Surtout, cette mesure  évacue la vraie sanction à la hauteur de la gravité de ses propos télévisés et qui aurait consisté à exclure du parti Les Républicains, celle qui persiste et signe dans ses déclarations racistes et  anti-laïques.

En riposte et malgré la légèreté de la sanction, Morano menace de "dézinguer " Sarkozy si celui-ci se présente à la présidentielle.

De quelles éléments de pression dispose donc l'ancienne ministre et  porte-parole de l'UMP, nommée à tous ces postes par Sarkozy, justement pour adresser des signes au Front National,  alors même qu'elle avait déjà largement défrayé  la chronique par ses débordements provocateurs ?

Le domaine qui permet le chantage de Morano est en rapport avec les missions dont celle-ci a été chargée par Sarkozy en direction du Front National. Il ne s'agit pas seulement des différentes déclarations xénophobes dont elle est coutumière depuis longtemps, mais d'actions concrètes et documentées à l'égard du parti frontiste.

La première mission s'est déroulée lors de la présidentielle de 2007. Alors  que Jean-Marie Le Pen semblait rencontrer des difficultés pour obtenir les 500 parrainages d'élus nécessaires afin de pouvoir se présenter, Sarkozy a chargé certains de ses plus proches de lui  procurer ces parrainages venant de maires de son propre parti.  Il s'agissait pour le candidat UMP de manifester ainsi sa bonne volonté à l’égard du dirigeant du FN et de ses électeurs. Morano a participé  à cette collecte et s'est fait prendre la main dans le sac. Le Canard enchaîné, jamais démenti depuis, l’indiquait dans son édition du 11 Avril 2007 (voir fac similé ici) : "En Meurthe-et-Moselle, par exemple, Nadine Morano, en bon petit soldat, réunit des maires ruraux début mars (2007); “Nous étions cinq ou six à être désignés pour signer en faveur de Le Pen. Nadine nous a demandé d’envoyer nos parrainages non pas directement au Conseil constitutionnel, mais au siège du comité de soutien départemental de l’UMP. C’est elle, ensuite, qui les a emmenés à Paris raconte l’un d’eux"… » 
Morano n'a jamais assigné le Canard pour diffamation alors que les accusations du journal sont précises et graves.

Nous reposons donc la question: Nadine Morano a-t-elle été chargée par la direction de l'UMP et par Sarkozy de récolter des parrainages d'élus en faveur de Le Pen en 2007 et s'est elle acquittée de cette tâche, comme l'affirme le Canard Enchaîné ?  

Lors de l'élection présidentielle de 2012 Nadine Morano a été à nouveau chargée par Sarkozy de démarcher directement  les dirigeants et les électeurs du Front National. Dans ce but, elle a d'abord  donné une interview à la Une de Minute,  journal d'extrême-droite, antisémite et négationniste.
Elle n'était pas la seule dans ce cas: le distingué ministre Gérard Longuet fut aussi envoyé  faire la tournée des médias d’extrême-droite pour afin de proposer des accords électoraux avec le Front National.
Mais elle était de plus chargé de la partie télévisuelle; le 23 avril 2012 sur Canal Plus elle a, devant des millions de spectateurs, fait preuve d'une très intense complaisance à l'égard de Louis Aliot, numéro 2 du Front, au point de le solliciter et de le flatter.
Quelques jours plus tard,  à la veille des élections législatives  qui ont suivi la présidentielle, Morano été "piégée" par l'humoriste Gérard Dahan, se présentant comme Louis Aliot. Croyant parler au n° 2 du FN, elle avait affirmé sa disponibilité pour des magouilles de maintien ou retrait de candidats et manifesté toute sa sympathie pour Marine Le Pen. 

Ce sont là les éléments dont nous disposons et qui retracent les tâches confiées par Sarkozy  à Morano dans le domaine des relations avec le FN; on peut raisonnablement penser qu'il y a eu d'autres missions qui sont restées confidentielles et dont l'éventuelle révélation peut être utilisée  par Morano  comme une arme de dissuasion contre son donneur d'ordre.

Il peut aussi s'agir des relations avec Poutine puisque Morano a initié en juin dernier, au Parlement européen, un lobby de soutien au pouvoir russe nommé " Pour un nouveau dialogue avec la Russie". Elle vient d'ailleurs de déclarer aujourd'hui (1er octobre) à Moscou où elle participe, avec Marion Maréchal Le Pen, à une conférence de propagande poutinienne baptisée "Forum parlementaire international ", qu'elle invitait Poutine à intervenir devant le Parlement européen.
L'ancienne ministre déléguée a également salué les bombardements russes  en Syrie ((qui comme on le sait touchent l'opposition et des civils mais pas Daech)  en les liant à la question des réfugiés: "La première étape est de ramener la stabilité en Syrie pour que les populations déplacés puissent rentrer chez elles. On ne peut pas ramener cette stabilité sans avoir la Russie avec nous", a-t-elle déclaré, ne voyant pas d'autre "interlocuteur crédible en Syrie" que son président Bachar al-Assad. Morano  officialise ainsi son entrée dans le club des relais de Poutine, comme  le Front National, le député Les Républicains et raciste enragé Thierry Mariani et l'ex premier  ministre  Fillion, dont on a d'ailleurs pu noter qu'il avait été particulièrement modéré dans sa critique des propos racistes de l'eurodéputée.

Les déclarations racistes de Morano sont l'émanation de ce que son parti et les chef de celui-ci produisent au quotidien. Il est trop facile et faux de lui attribuer une forme de grossièreté particulière qui expliquerait la violence de ses propos télévisés. Le florilège ci-dessous le démontre amplement:

C'est Sarkozy qui s'est prononcé dès 1998 en faveur de la "préférence nationale", cœur de l'idéologie frontiste.

C'est Sarkozy qui a mené deux campagnes présidentielles dominées par les thèmes et les idées du Front National en 2007 et 2012 et qui en prépare une troisième encore plus sale en 2017 remettant notamment en cause le droit du sol.

C'est Sarkozy qui, au nom du refus de la "repentance", a boycotté des commémorations concernant le rôle de Vichy dans la déportation et l'entrée de résistantEs au Panthéon

C'est Sarkozy qui a créé un ministère de l"Identité nationale" et lancé un "débat" sur ce thème, avec d'ailleurs la participation enthousiaste de Morano, se réclamant alors  de l'écrivain nationaliste Maurice Barrès

C'est Sarkozy qui a stigmatisé les Africains "pas assez entrés dans l'Histoire"  

C'est Sarkozy qui a prononcé en juillet 2010 l'infâme discours de Grenoble, rempli de haine raciste à l'égard des Roms et brandissant la menace de déchéances massives de nationalité  

C'est Sarkozy qui a traité les réfugiés de "fuite d'eau" au moment même où des centaines d'entre eux se noyaient dans la Méditerranée

C'est Sarkozy qui s'est porté à la tête d'une campagne mensongère selon laquelle les musulmans menaceraient les Églises françaises 

C'est Hortefeux, proche conseiller de Sarkozy, qui a prononcé ces paroles immondes à propos des personnes d'origine arabe: "Quand il y a en a un, ça va... C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes!"

C'est Fillon qui a insulté la candidate à la présidentielle Eva Joly en mettant en cause sa nationalité française.

C'est Copé qui, parmi d’autres campagnes de haine, a mis en scène une histoire abjecte de "pain au chocolat

C'est Devedjian qui a tout récemment injurié à la fois les Arabes, les Juifs et l'Allemagne qui accueille des réfugiés.  

C'est Juppé qui a fait défoncer à coup de hache les portes de l'église Saint Bernard dans laquelle se trouvaient les sans-papiers grévistes de la faim de 1996.

Morano, particulièrement fautive, exprime au fond le message d'une droite qui court derrière le FN, valide ses thèses et le précède de plus en plus souvent.
Actualisation du 11 aout 2016
Un secrétaire départemental Les Républicains (ex-UMP) de Meurthe-et-Moselle, soutien affiché de Nadine Morano, a suggéré sur les réseaux sociaux de "déporter" une femme voilée, en utilisant une référence au vocabulaire nazi. 
Ce responsable LR, nommé Jean-Pierre Arbey, a posté un commentaire sous une photo représentant une femme en bikini bronzant au premier plan et une femme voilée au second plan.
"Nacht und Nebel" ( Nuit et brouillard en français) était le nom de code des "directives sur la poursuite pour infractions contre le Reich ou contre les forces d’occupation dans les territoires occupés" lors de l'occupation nazie pendant la Seconde Guerre Mondiale. En application d'un décret, il était possible de déporter en Allemagne toute personne "représentant un danger pour la sécurité de l'armée allemande". 
Ce terme est devenu un symbole des déportations sans retour mises en œuvre par les nazis, incluant l'extermination des Juifs. 
Le recours au vocabulaire nazi dans un contexte islamophobe mériterait à tout le moins une condamnation et une exclusion immédiates.
En son absence, c'est l'ensemble de la direction du parti LR qui est compromise.
Sans surprise, Morano  soutient et justifie la déclaration de son collaborateur et en rajoute à propos de la femme voilée: " Nuit et brouillard parce qu’elle est dans le noir, dans le brouillard. Ils se comportent comme des nazis. Elle, elle s’exhibe en colportant une idéologie terroriste..." 

Memorial 98 


Mises à jour et actualisations
19 juillet 2019:
 Morano récidive dans le racisme le plus vulgaire à l'encontre de Sibeth Ndiaye après les déclarations de cette dernière sur les kébabs plus répandus que le homard dans l'alimentation des Français.
Outrée mais habituée à entendre ses inepties débitées souvent en tenue de cirque... Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité Française il y a 3 ans... visiblement avec de grandes lacunes sur la culture française. indigne de cette fonction gouvernementale en France https://twitter.com/cnews/status/1151182666571685888 

Morano reprend ainsi les insultes racistes utilisées par l'extrême-droite contre les personnes issues des pays d'Afrique ou des Caraïbes.
Elle reprend également les injures de Jean-Marie et Marine Le Pen puis de Fillion contre Eva Joly, alors candidate des Verts à la présidentielle de 2012 . Fillion avait  alors déclaré : «Je pense que cette dame ( Eva Joly)  n'a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l'histoire française et des valeurs françaises».

Memorial 98


 
  
21 juillet 2018:

Morano se distingue à nouveau à l'occasion de l'affaire #BenallaMacron. Elle a relayé sur son compte Twitter un montage totalement bidon et homophobe à propos des relations entre le cogneur du 1er mai et Macron; il s'agit carrément d'une fausse page du journal Le Monde  (ci-dessous). Elle a ensuite retiré ce tweet de son compte officiel.
A l'occasion de la récente Marche des Fiertés, elle avait déjà diffusé un montage à visée homophobe qui lui vaut une plainte d'associations. La conseillère politique de Wauquiez ne rate décidément pas une  occasion de diffuser la haine et l'exclusion.
Il est à noter que le média de Poutine en France, Sputnik avait diffusé durant la campagne présidentielle  en février 2017  une interview du député LR Nicolas Dhuicq, lobbyiste de Assad, faisant état de l'homosexualité présumée de Macron. 
Or Morano a créé au Parlement européen, un lobby de soutien au pouvoir russe nommé " Pour un nouveau dialogue avec la Russie"Lors  d'une conférence de propagande poutinienne baptisée "Forum parlementaire international " Moscou où elle participait  avec Marion Maréchal Le Pen, elle avait déclaré  qu'elle invitait Poutine à intervenir devant le Parlement européen.
L'ancienne ministre  a également salué les bombardements russes  en Syrie (qui comme on le sait touchent l'opposition et des civils mais pas Daech) en les liant à la question des réfugiés: "La première étape est de ramener la stabilité en Syrie pour que les populations déplacés puissent rentrer chez elles. On ne peut pas ramener cette stabilité sans avoir la Russie avec nous", a-t-elle déclaré, ne voyant pas d'autre "interlocuteur crédible en Syrie" que son président Bachar Al-Assad. Morano  officialisait ainsi son entrée dans le club des relais de Poutine à droite, comme  le Front National, le député Les Républicains et raciste enragé Thierry Mariani et l'ex premier  ministre  Fillion.



Le magazine Têtu reprend les informations de Memorial 98 et dénonce la campagne homophobe à propos de l'affaire Benalla.
Nos révélations sur la campagne homophobe sont également reprises par le quotidien Sud-Ouest .

  
MEMORIAL 98
 
 8 février 2018:
Morano est nommée officiellement conseillère politique de Laurent Wauquiez, dirigeant facho de LR.. Ce choix du chef de LR ancre un peu plus ce parti dans la droite radicale pro-FN et pro-Poutine, comme le montre le dossier ci-dessous.  
Alors que Wauquiez prétend qu'il ne fera "jamais" d'accord avec le FN, il promeut celle qui a participé  en 2007 à une  collecte de parrainages d'élus en faveur de la candidature de Jean-Marie Le Pen  et s'est fait prendre la main dans le sac
 
 

Actualisation du 2 août 2016

Dans la marée de déclarations racistes et islamophobe à droite, Morano s'est à nouveau distinguée par la violence de ses propos
Elle a notamment déclaré que la France était l’objet d’une « invasion massive arabo-musulmane ». « Je ne veux pas que la France devienne musulmane », a-t-elle ajouté, reprenant ouvertement une rhétorique lepéniste.

Actualisation 27 avril 2016

Fin de la brouille et  réconciliation générale entre Sarkozy et Morano.
Selon le compte-rendu paru dans la presse Nicolas Sarkozy se justifie. Il explique à Morano qu'il n'avait pas d’autre choix que de lui retirer l'investiture. Il lui dit : Crois-moi sur parole, je ne pouvais pas faire autrement. Désormais, Nadine Morano relativise. Pour elle, sa relation avec Nicolas Sarkozy se résume en fait à une histoire de famille. Elle explique :
Avec Nicolas, je peux me brouiller, me réconcilier, me brouiller encore... C'est la famille..." 
En fait les intérêts communs de ces deux tenants d'une politique identitaire et xénophobe vont vers les thèmes du FN et vers la collaboration avec Poutine, comme le montre leur parcours commun analysé ci-dessous. 
Memorial 98

Actualisation du 1er octobre 2015 : Morano qui a créé au Parlement européen un lobby de soutien à Poutine officialise sa collaboration avec le régime russe et soutient évidemment Bachar El Assad (voir ajout dans l'article)

Actualisation du 5 octobre: Morano revendique maintenant le soutien de Brigitte Bardot! Entre racistes, on se comprend , voir nôtre article récent concernant Bardot

Actualisation du 10 octobre: une cartographie de ceux qui au sein de LR ont soutenu Morano (dont Copé, Alliot-Marie, Estrosi...)   ou se sont prononcés clairement contre elle.

A noter également le soutien de l'académicien et porte-parole réactionnaire et xénophobe Alain Finkielkraut qui déclare à son propos:" La chasse aux racistes est ouverte, il y a un raciste qui est dénoncé par semaine aujourd’hui... je constate que l’antiracisme est assoiffé toujours d’un nouveau gibier... "



vendredi 19 juin 2015

Sarkozy escalade et imite Jean-Marie Le Pen.


Sarkozy escalade sans cesse, à un rythme vertigineux.
Après avoir lancé les duettistes Estrosi et Ciotti, puis Hortefeux et Eric Woerth sur les terrains de l'islamophobie et du droit du sol, le chef des "Républicains" apparaît directement sur le devant de la scène.
D'emblée, il se porte sur le terrain du Front National, à la fois sur le fond mais aussi dans la forme,  brutale et haineuse. Son attaque à sur "la fuite d'eau", à laquelle sont assimilés les migrants, représente un décalque des expressions de Jean-Marie Le Pen. D'ailleurs ce dernier s'en prenait il y a 2 mois, le 7 avril, dans Rivarol, au "torrent de l'immigration", après avoir invoqué le virus Ebola comme "solution". 
Alors que des migrants se noient dans les eaux de la Méditerranée et d'autres mers, cette situation évoque chez Sarkozy et dans l'extrême-droite des métaphores aquatiques violentes et vulgaires. C'est le retour du refoulé, comme en son temps chez Hortefeux.

  Une fois de plus, en préparation des prochaines échéances électorales,  Sarkozy se jette  à corps perdu dans une tentative de récupération des électeurs et des thématiques du Front National. Il se sent conforté par les nouveaux succès des partis xénophobes dans d'autres pays d'Europe, comme lors des législatives au Danemark le 18 juin. Ainsi se met en place, une fois de plus, le cercle vicieux: les politiciens attisent la haine xénophobe puis se déclarent obligés d'y répondre favorablement. Le Conseil de l'Europe a plusieurs fois dénoncé cet engrenage. 
  
Les contorsions de Sarkozy sur le respect et la compréhension qu’il porterait aux électeurs FN sont parfaitement calculées et perverses.
Dans le document ci-dessous, on constate que depuis 2006 et sans doute même avant, sa tactique est identique : étaler sa compassion envers cet électorat frontiste et le flatter en approuvant ses choix.
C'est ce que montre cet extrait du livre « Les hommes d’Etat » de  Bruno Le Maire (alors ministre),  qui retrace le déroulement de la période 2006/2007, vue de l'intérieur du gouvernement : 
« …13 juin 2006, Villepin, alors premier ministre, reçoit à déjeuner Nicolas Sarkozy qui fait le point sur la situation politique ; ce dernier commente :
« Le Pen (alors JMLP) , en ce moment, il engrange. Il engrange un maximum. Moi, je dis jamais du mal des électeurs de Le Pen, jamais. Les électeurs de Le Pen, je dis toujours que c'est des victimes. Des victimes de quoi? J'en sais rien. Mais c'est des victimes. Pour nous, l'élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd...»

De 2007 à 2012 puis à 2017, la stratégie se répète et se recycle, dans une spirale sans cesse plus violente.
Dans ce but, Sarkozy n'hésite aucunement à contredire toutes ses déclarations précédentes sur le droit du sol qu'il disait vouloir préserver, voire sur la place de l'Islam.

 Les protestations indignées des porte-parole du PS contre Sarkozy  ne nous font pas oublier la manière dont sont actuellement traités les migrants et les Roms ainsi que le rejet par Hollande et Valls des "quotas" de réfugiés proposés par l'Union Européenne. Il s'agit en réalité d’équilibrer l'accueil des réfugiés et d'inciter certains pays dont la France à en prendre leur part. Ici aussi la gauche au pouvoir  devrait méditer l'échec des sociaux-démocrates danois qui ont couru après la droite radicale sur le terrain du durcissement du droit d'asile et ont perdu comme Jospin en son temps qui suivit la ligne de Chevènement  et fut éliminé de la présidentielle de 2001.

Plus que jamais les batailles contre le racisme, pour l’Égalité des Droits, pour la solidarité avec les réfugiés, demeurent d'une actualité brûlante.