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mercredi 14 décembre 2016

Agir pour les Syriens, contre la barbarie d'Assad et Poutine.


                                          Alep détruite



Mise à jour du 6 septembre 2017: l'ONU accuse le régime Assad d'avoir utilisé des armes chimiques


Mise à jour du 22 juin 2017: 



Scandaleuse déclaration de Macron à propos de la Syrie: il ne voit pas de "successeur légitime à Assad" et il faut donc, selon lui, maintenir ce dernier en place, avec l'aide de Poutine. 

La seule condition est qu'il n'utilise pas d'armes chimiques car cela fait trop désordre, mais, si on comprend bien,  tout le reste est permis: bombardements non-chimiques, tortures à grandes échelle, assassinats. 

Cette position représente une grave régression par rapport aux positions développées lors du précédent quinquennat, notamment sur le départ nécessaire d'Assad et son jugement.

Ce glissement vers l'alignement sur des positions "nationalistes françaises" et d'alliance avec Poutine doit être combattue.

Memorial 98 propose aux associations avec qui elle agit dans ce domaine d'organiser une protestation publique

 


Mise à jour du 28 mai 2017

Lors de la visite de Poutine à Paris, nous manifesterons avec les Collectifs et associations afin de protester à nouveau contre les massacres en Syrie, quelques semaines après l'attaque chimique de Khan Sheikhoun .

Memorial 98  
 

Rassemblement : disons STOP à Poutine
Lundi 29 Mai 2017 à 18 h 30 Esplanade des Invalides (face à la rue de l’Université, Métro Invalides).
Le Président de la République, Emmanuel Macron, recevra le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine le lundi 29 mai au Grand Trianon à Versailles à l’occasion de l’exposition sur la visite de Pierre le Grand en France en 1717. Espérons que cette commémoration historique soit également l’occasion pour notre diplomatie de revenir dans le jeu du règlement de la tragédie syrienne.
Pour rappel, alors que les diplomaties des pays européens et des USA font chaque jour des déclarations offusquées pour se donner bonne conscience, Monsieur Poutine, avec son aviation, est partenaire et complice du boucher de Damas depuis l’été 2015 dans le bombardement des populations civiles et des structures médicales. Il a fait en sorte de réitérer à Alep la « solution » tragique qu’il avait expérimentée à Grozny (capitale de la Tchétchénie) , ville martyre.
Nous attendons de cette rencontre qu’elle soit l’occasion de faire admettre à Monsieur Poutine que sa duplicité ne peut plus abuser la Communauté internationale. L’arrivée ces derniers jours du premier contingent de parachutistes russes dans le sud de la Syrie à Suweida, juste en face des unités d’élite de la coalition formée par les États-Unis, n’est pas de nature à apaiser la situation, d’autant plus qu’il s’agit des premières forces terrestres que Moscou envoie vers le Sud de la Syrie où, jusqu’à présent, les opérations russes se cantonnaient à des frappes aériennes.
Au-delà des déclarations d’usage, Monsieur Poutine doit s’engager de façon pérenne:
♦ pour le respect du droit international humanitaire en Syrie,
♦ pour l’application pleine et entière de la Résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU prévoyant une feuille de route pour parvenir à une transition politique passant par un cessez-le-feu et des élections libres sous contrôle international.
♦ à ne plus légitimer Bachar al Assad et son clan dont les monstrueux crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont chaque jour davantage révélés.
À Paris lundi, la France doit avoir la détermination de le lui faire savoir.
Rassemblement Lundi 29 Mai 2017 à 18 h 30
Esplanade des Invalides (face à la rue de l’Université, Métro Invalides).
Organisations s’associant au rassemblement : Collectif pour une Syrie libre et démocratique (PSLD) ; Comité de Coordination de Paris de soutien à la Révolution syrienne ; Appel Solidarité Syrie ; MRAP ; SouriaHouria ; La Déclaration de Damas ; Appel Solidarité Syrie ; Memorial98, CEDETIM ; Cosmopolitan Project Foundation ;

Mise à jour du 16 avril 2017: Horreur à Idleb


Nos pensées pour les dizaines de morts de l'attentat à Idleb à proximité d'Alep.
A ce stade plus de 120 personnes en sont victimes, dont des dizaines d'enfants qui ont manifestement été ciblés. Des personnels humanitaires, des "Casques blancs" et des membres des groupes"rebelles" ont également été tués. Aucune revendication n'a été publiée. Nous n'oublions pas le bilan effroyable de la répression du régime Assad dont récemment son bombardement à l'arme chimique de la ville de Khan Cheikhoun, le 4 avril, qui a fait 87 morts.
 Assad nie sa responsabilité dans cette attaque et évoque comme d'habitude un "complot". Une fois de plus un média public français s'est porté au secours d'Assad afin de passer le message de négation du bourreau. Cette fois-ci c'est l'AFP qui se prête à l'opération de propagande, trois mois après l'entretien avec France-info organisé par  le député fillionisteThierry Mariani le 8 janvier dernier.
Assad nie carrément l'évidence: « Nous ne savons pas si ces enfants ont été tués à Khan Cheikhoun, nous ne savons même pas s'ils sont vraiment morts. » Pourtant, les autorités syriennes, mais aussi russes, ont bien confirmé qu'un incident de type chimique avait eu lieu dans cette localité. mais ont argué, contre toute évidence, que l'aviation syrienne avait frappé un « entrepôt » des rebelles qui contenait des « substances toxiques ». La population syrienne a plus que jamais besoin de notre soutien.

MEMORIAL 98


Collectif pour une Syrie libre
et démocratique (PSLD)

Paris le 4 avril 2017

  Août 2013  


  Avril 2017  
Alors que 70 délégations sont réunies à Bruxelles sur l’avenir de la Syrie, en toute impunité, Bachar Al Assad continue de gazer les Syriens 
Rassemblement Place de la République à Paris 
Jeudi 6 avril à 18H




Les avions de guerre du régime d'Assad à l'aube ont frappé ce matin la ville de Khan Sheikhoun dans la région d'Idleb[1] avec des bombes chargées de gaz toxiques provoquant des symptômes semblables à ceux causés par le gaz sarin. Environ 70 personnes auraient été tuées et 200 autres blessées. Les premières photos et vidéos des suites de l'attaque montrent clairement un crime horrible semblable à celui que le régime Assad a commis à l'est de la Ghouta près de Damas à l'été 2013, que la communauté internationale a laissé impuni.

L'armée de l'air du régime d'Assad a également effectué un massacre contre des civils dans la ville de Douma, dans l'est de la Ghouta tuant 32 personnes, y compris des femmes et des enfants.

Le régime d'Assad continue d'utiliser des armes interdites à l'échelle internationale dans les bombardements de zones civiles, en violation flagrante de la 4ème Convention de Genève et des Résolutions 2118, 2209, 2235 et 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ces crimes sont le résultat de l’incapacité de la communauté internationale à assurer la protection des civils.

Nous appelons à la mise en œuvre de l'article 21 de la résolution 2118 du Conseil de sécurité de l'ONU, selon lequel le Conseil doit prendre des mesures en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies en cas de non-respect, y compris le transfert et l'utilisation d’armes chimiques.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence pour condamner ce crime et mener une enquête immédiate. Des mesures urgentes doivent être prises pour :

- instaurer enfin une protection des populations par une exclusion aérienne d’avions de guerre et le libre accès de l’aide humanitaire.

- tenir pour responsables de ces crimes et sanctionner ceux qui les ont ordonnés, exécutés, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

L'incapacité de prendre des mesures concrètes et urgentes serait comprise par les populations comme un nouvel abandon et par le régime d'Assad comme un nouveau permis de tuer, y compris avec des armes proscrites par le droit international.


Rassemblements dans plusieurs villes
Paris : Jeudi 6 Avril 2017 – République 18h.



[1] Données du Communiqué de la Coalition Nationale Syrienne.

Mise à jour du 4 avril 2017
Nouveau massacre par l'utilisation de gaz toxiques.

 Plus de soixante personnes victimes de bombardements aériens menés par l’aviation du régime Assad et de l'armée russe à Idlib. Horreurs particulières: une dizaine d'enfants ont été tués et, comme souvent, l’hôpital qui accueillait les victimes a été lui-même bombardé.
L'acharnement contre les structures de santé et contre les sauveteurs (les "Casques blancs") est une caractéristique de la terreur mise en œuvre par Assad et Poutine.
 Honte aux candidats à la présidentielle française qui soutiennent ce duo de massacreurs: tous à droite et à l'extrême-droite et un à gauche. En sera-t-il question lors du débat télévisé des 11 candidats de ce 4 avril ?
MEMORIAL 98

 Mise à jour du 18 mars  2017 

6e anniversaire du début de la révolte contre la dictature Assad et Daech.
 La révolte est  toujours vivante malgré Poutine et son déluge de bombes.



Mise à jour du 11 janvier 2017

Confirmation: le criminel de guerre nazi Aloïs Brunner, jugé responsable de l'assassinat de quelque 130.000 juifs d'Europe durant la Seconde Guerre mondiale et adjoint d'Eichmann a été accueilli et employé par le régime Assad en Syrie. 
Une enquête approfondie parue dans la revue XXI siècle  ( et ici) confirme les informations déjà connues et qui éclairent à nouveau sur la nature du régime Assad père et fils.
Ceux qui, notamment à gauche, soutiennent le régime prétendument laïque et progressiste d'Assad sont une fois de plus confrontés à la véritable nature de cette dictature. 
Les journalistes français qui viennent de tendre un micro complaisant à Assad et de lui offrir une tribune de propagande dans le sillage de Thierry Mariani sont également interpellés par ces confirmations. 
De même que par la mémoire de leur confrère grand reporter GILLES JACQUIER de France 2 . Le journaliste a été tué en Syrie, il y a cinq ans jour pour jour, par un obus de mortier à Homs.
Il a été victime d'un guet-apens des forces du régime Assad et d'une manipulation d'une propagandiste du régime dénommée Anne-Marie de la Croix ( voir ici), très populaire dans le réseau complotiste de défense du régime syrien  Les journalistes français qui viennent de tendre le micro à Assad et de lui offrir une tribune de propagande n'ont manifestement pas eu la moindre pensée pour leur confrère, victime de ce massacreur. Depuis le 11 janvier, une esplanade parisienne porte son nom ; honneur à sa mémoire.

Memorial 98


Actualisation du 8 janvier:

Le criminel de guerre Assad invité à une séance de propagande sur la radio publique France Info dès ce 8 janvier et en version longue le lundi 9 janvier. 

Il se permet de justifier les massacres d'Alep en lançant: "Toutes les guerres sont mauvaises, c'est parfois le prix à payer" On notera que c'est exactement l'argument de mauvaise foi qu'utilisent ses soutiens français de droite et de gauche. 

Le prétexte des "terroristes" d'Alep qui sert à justifier son terrorisme d’État est factuellement faux puisque Daech a été expulsé de la ville depuis janvier 2014 par ces mêmes forces révolutionnaires contre lesquelles la dictature syrienne s’est acharnée. C’est contre une cité libérée de Daech depuis près de trois ans que le régime Assad, la Russie et l’Iran ont mené la campagne la plus meurtrière du conflit syrien.

Actualisation du 7 janvier 
Memorial 98 lors du rassemblement place Saint-Michel ce jour



Actualisation du 5 janvier :

Le combat de la population syrienne contre la dictature et contre Daech se poursuit. De plus, les armées russe, iraniennes/Hezbollah et du régime ne cessent de violer la trêve et de mettre en danger les populations civiles.
Dans le cadre d'une mobilisation internationale qui se déroulera dans plus de vingt capitales, nous soutenons l'initiative du rassemblement "La Syrie veut la Liberté", organise par des Syriens de Paris
Samedi 7 janvier à 16 h (et non 15h comme annoncé précédemment)
Place Saint-Michel (métro Saint-Michel)

Actualisation du 2 janvier
  
" Marche civile pour Alep": mise au point de Memorial 98

. Nous avons annoncé cette marche partie de Berlin, sur la base d'informations provenant de collectifs partenaires dans le soutien à la résistance syrienne. Mais nous sommes maintenant informés de graves problèmes d'orientation et de fonctionnement dans cette marche. L'organisatrice principale déclare (témoignage de participant.e.): "je ne sais pas ce qui se passe a Alep et je ne veux pas le savoir, je veux seulement des corridors humanitaires"...
Plus tard à l'arrivée d'une étape long débat, car les drapeaux de la révolution syrienne ont été interdits par les organisateurs. Après plusieurs heures de débat, une écrasante majorité des personnes présentes vote pour que les personnes qui souhaitent porter le drapeau de la révolution puissent le faire... Lendemain matin... changement... plus possible d'avoir le drapeau, c'est uniquement le drapeau blanc et c'est tout, menace d'appeler la police, exclusion de la marche. This is NOT a Civil March For Aleppo . C'est la marche d'Anna Alboth, pacifique, neutre... on marche mais on ne nommera pas les coupables" donc aucune référence à Assad et Poutine. En revanche la présence de Russia Today (média officiel de Poutine) est acceptée. Il apparaît donc que cette marche est manipulée et instrumentalisée au nom du "pacifisme". En conséquence, avec les autres associations, nous retirons notre soutien à cette initiative et mettons en garde contre la manipulation en cours.
Actualisation du 26 décembre: Marche civile pour Alep ( voir ici)

Ils viennent de partir de Berlin. Plus de 300 participants sont en marche vers Alep.
Ils exigent de l'aide aux civils, la protection des droits de l'homme et l'élaboration d'une solution pacifique pour le peuple d'Alep et d'autres villes assiégées en Syrie .

Actualisation du 23 décembre

Alep: jours de rage, de tristesse, de défaite et de mensonge. 

La "reconquête" d'Alep-Est par l'armée d'Assad est une fumisterie. L'envahissement de la ville-martyr est due uniquement à la puissance et à la cruauté des bombardements de l'aviation et de l'artillerie russe depuis septembre 2015, ainsi qu'à la présence massive des troupes iraniennes et de leurs sous-traitants tels le Hezbollah.

Un bataillon de la police militaire russe a aussi été déployé  à Alep pour assurer la "sécurité", selon le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou. Le bataillon russe compte entre 300 et 400 soldats, selon le premier vice-président du comité du Conseil de la Fédération pour la défense et la sécurité (chambre haute du Parlement), Franz Klintsevitch. « Il s’agit de jeter les bases pour un service de police dans la ville libérée »,
 
On notera qu'il s'agit de la première intervention militaire de la Russie en dehors des frontières de l'ancienne Union soviétique depuis la guerre d'Afghanistan (1979-1989).
 
Au lendemain de la prise d'Alep, la population syrienne en lutte contre la dictature et pour ses aspirations démocratiques a plus que jamais besoin de notre soutien. Les manifestations et rassemblements doivent se poursuivre, sans que nous nous laissions démoraliser par la puissance de Poutine, fort surtout de la lâcheté de ceux qui prétendent soutenir les Syriens et l'ont laissé faire.

MEMORIAL 98

Actualisation du 21 décembre

Alep/ Srebrenica: appel bouleversant de survivants du génocide de Srebrenica (Bosnie) en 1995 à propos d'Alep. Ils organisent une manifestation au cimetière où reposent les victimes du génocide (extrait)  :
"Nous regardons avec effroi ce qui se passe à Alep, en Syrie, des femmes, des civils sont victimes d’atrocités...
Il y a seulement vingt et un ans, à Srebrenica, en Bosnie-Herzégovine, nous étions comme les gens d’Alep. Nos pères, nos frères, nos enfants étaient horriblement massacrés et d’autres le furent plus loin, dans le silence et nous regardions comme nous regardons Alep aujourd’hui. Nous lancions des appels désespérés à la communauté internationale.
Vendredi 23 décembre, nous organiserons une manifestation pacifique au mémorial et au cimetière de Potočari où sont enterrés beaucoup de nos êtres chers tués durant le génocide de Srebrenica. Nous appelons une fois de plus le monde à ouvrir les yeux devant la situation en Syrie. Il y a 21 ans, le monde a fermé les yeux et nous a laissé nous faire massacrer comme des animaux. Nous espérons que tous ont tiré des leçons de cette douloureuse expérience. Nous espérons que le monde ne fermera pas les yeux une nouvelle fois. Nous espérons qu’il n’y aura plus jamais de Srebrenica, pour personne et nulle part au monde.

Les enfants de Srebrenica."
Voir ici le texte complet de l'appel et le contexte historique de Srebrenica.
Lors du rassemblement parisien de solidarité avec Alep le 19 décembre, un porte-parole de Memorial 98 a présenté l'appel de Srebrenica; à voir et entendre ici

Actualisation  du calendrier des rassemblements ci-dessous à la fin du texte
Face au désastre d'Alep, on entend et lit une lamentation toxique largement relayée par les médias: " Nous sommes impuissants, nous sommes coupables" 
Qui est ce "nous", vague et démobilisateur ? 

Ce discours d'auto-flagellation place dans une même case, d'une part ceux et celles qui manifestent d'une manière ou d'une autre leur soutien à la population syrienne contre Assad et Daech, et d'autre part les forces politiques, les gouvernements et institutions internationales qui ont laissé faire Assad et Poutine, voire les ont soutenus.

On peut se sentir défait, battu, en colère, mais pas "coupable" ou "impuissant" car cette  dernière attitude constitue un cadeau fait aux massacreurs et bloque les mobilisations qui se poursuivent.
 
Tant de personnes ont passé et passent de nombreuses heures à soutenir les réfugiés syriens, à manifester, à expliquer, à combattre la propagande pro-Assad ou pseudo-pacifiste; il faut élargir ce mouvement à tous ceux et celles qui sont horrifié.e.s par ce qui se passe à Alep, même s'ils/elles semblent  se "réveiller" seulement  maintenant.

Le discours de l'"impuissance de la communauté internationale" exonère en fait les gouvernements de leur responsabilité politique. Car si tout le monde est "impuissant" alors personne n'est responsable. On laisse en place le droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU et le tour est joué.
 

En revanche pour ceux et celles qui veulent sincèrement agir, il est l'heure de se bouger tous azimuts,tout d'abord en participant systématiquement aux initiatives publiques et en en prenant l’initiative, en les relayant. Mais aussi en expliquant, en combattant pied à pied contre la propagande complotiste, contre les rouge-brun, contre Fillon et Le Pen qui soutiennent les massacreurs , contre la trahison de la gauche qui converge avec eux.

Il y a assez de travail pour tous et toutes, notamment sur les réseaux sociaux, sans le laisser impressionner par la vague très organisée des supporters de Poutine et d'Assad, maintenant renforcés par ceux de Trump

Le combat n'est pas terminé en Syrie, la résistance et la population ont plus que jamais besoin de nôtre soutien: agissons!


Nous citons ici un texte publié il y a plus de 5 ans, le 5 Juin 2011, par  Memorial 98, quelques semaines après le début des manifestations en Syrie et toujours d'actualité, comme de nombreux autres dossiers à retrouver sur le site ( en utilisant le moteur de recherche) :
" L’histoire se répète tragiquement : face à d’immenses manifestations, face aux massacres perpétrés à l’arme lourde, face à la dictature, les gouvernements assistent sans réagir au massacre du peuple syrien.
Le prétexte pour le quasi-silence face à la guerre menée contre le peuple, est que le régime syrien constituerait un « facteur d’équilibre » au Moyen-Orient.
C’est la vieille antienne qui considère que pour des impératifs « géopolitiques » certains peuples n’ont pas droit à la justice et à la liberté, ni même aux droits élémentaires.
Le pays est dominé par l’armée et les services secrets ; la famille Assad et ses alliés ont fait main basse sur l’économie, la police politique espionne toute activité, les enfants même sont menacés, battus, torturés.
Le soutien apporté par Chavez à cette dictature sanglante, comme à celle de Kadhafi, est un crime impardonnable.
Qu’attend la gauche française, qu’attendent les associations de défense des droits de l’homme pour organiser des initiatives de soutien au peuple syrien ?" 

  
Actualisation du 15 décembre 

Alep: Syrie liste des manifestations de soutien  prévues dans les prochains jours 
Jeudi 15/12
Paris 15h - Ambassade de Russie
Paris 19h - Place André Tardieu (7e à proximité de l'ambassade de Syrie)
Saint-Etienne 16h30 - Place du peuple
Metz 18h30 - Arsenal de Metz
Avignon 18h30 - Hôtel de ville
Rennes 19h - Place de la République
Nice 18h - Place Garibaldi

Vendredi 16/12

Aix-en-Provence 15h - Place de la Mairie
Montpellier 18h - Place de la Comédie

Samedi 17/12

Lyon 16h30 - Place de la Comédie
Lille 14h - Place de la République
Lorient 16h - Place Aristide Briand (Cercle de silence)
Nancy 17h - place Stanislas
Marseille 15h - Vieux port de Marseille
Bordeaux 15h - Place de la Victoire
Strasbourg 15h30 - Place de la Gare





A Paris le rassemblement  pour Alep le mercredi 14 décembre a été un succès: beaucoup d'émotion a l'écoute des témoignages de Syriens. Nombreux jeunes, les mots d'ordre sont fortement repris, notamment: "Bachar Poutine assassins, liberté et démocratie en Syrie " et le cri répété "Alep!" 

 Actualisation vendredi 16 décembre:

L'évacuation des civils d'Alep est à nouveau bloquée par les troupes d'Assad et de Poutine. La population reste menacée. Aucun accord n'est respecté. Il faut absolument maintenir la pression afin de sauver les dizaines de milliers de personnes en danger. 
Memorial 98 appelle tous tous ses ami.e.s à participer aux rassemblements et à diffuser l'information

Nouvelles dates: 

Paris lundi 19 à 18 h Place Stravinsky ( à côté Centre Pompidou) afin d'exiger une "trêve globale" en Syrie, organisé par Collectif Syrie dont Memorial 98 fait partie

Toulouse mardi 20 à 18 H  Métro Jean Jaurès Allées Franklin Roosevelt  
 
Srebrenica ( Bosnie) 23 décembre cimetière de Potocari  
 Paris  24 décembre  Rassemblement de 15h à 17h à proximité de l’ambassade d’Iran.
Place d'Iéna - 75016 Paris
Métro : Trocadéro ou Iéna
Pour dénoncer les crimes de guerre des mollahs d’Iran et de leurs milices en Syrie, et en solidarité avec la ville martyre d'Alep.
Soyez nombreux !
 


 

MEMORIAL 98

mardi 18 octobre 2016

Lampedusa: récits d'une île d'accueil




Mis à jour du 27 mai 2017



Méditerranée: des milliers de migrants en difficulté au large de l'Italie. Le sommet du G7 en parle à peine, alors que sa tenue bloque les secours.

Des milliers de migrants étaient encore en détresse vendredi 26 mai au large de la Libye, alors que les quelque 6.400 secourus ces derniers jours arrivaient en Italie ou étaient encore en route, dans des conditions souvent difficiles.

En raison du sommet du sommet du G7 qui se déroule en Sicile, les débarquements y sont interdits cette semaine, ce qui rallonge considérablement le trajet des navires de secours.

"Heures d'angoisse avec des milliers de personnes à la dérive en Méditerranée. Les secouristes demandent des renforts, où il y aura encore des tragédies", a commenté Carlotta Sami, porte-parole en Italie du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), alors que plusieurs ONG s'interrogeaient: "Où sont les navires européens ? Où est Frontex ?".

- Ni eau, ni vivres -
Dans le même temps, plus de 6.400 personnes secourues cette semaine au large de la Libye ont pris la direction des côtes sud de l'Italie, dont environ les deux-tiers vendredi.
La Croix-Rouge italienne a annoncé que 250 bénévoles étaient mobilisés depuis l'aube dans les ports concernés, en particulier pour aider au regroupement des familles dont les membres ont été séparés au moment de l'embarquement ou du secours.
La tâche est délicate, d'autant que les migrants sont souvent répartis dès l'arrivée au port vers les innombrables centres d'accueil qui hébergent déjà quelque 175.000 personnes à travers toute l'Italie.
Pour les migrants déjà secourus mais encore en mer, la situation était souvent difficile: les navires commerciaux n'ont ni eau, ni vivres, ni couvertures à leur fournir, alors que les côtes sud de l'Italie sont à 48 heures de navigation, contre 24 heures pour la Sicile.

Le Prudence, affrété par Médecins sans frontières (MSF), a lancé un appel à l'aide vendredi, alors qu'il faisait route vers Naples, avec plus de 1.400 personnes à bord, le double de sa capacité.
Depuis le début de l'année, l'Italie a vu débarquer plus de 50.000 migrants sur ses côtes, sans compter ceux secourus ces derniers jours, tandis qu'au moins 1.442 autres sont morts ou disparus en mer, selon l'ONU.

L'actuel afflux n'a rien d'exceptionnel. Il y a exactement un an, plus de 13.000 personnes avaient été secourues en 5 jours fin mai 2016, tandis que plus d'un millier d'autres avaient trouvé la mort.

Et ainsi, les "grands de ce monde" devisent et organisent la traque aux migrants pendant que ceux-ci se noient ou sont sauvés par les bateaux des associations ou des garde-côtes.




MEMORIAL 98




Actualisation du 12 décembre 

« Fuocoammare » récompensé comme meilleur documentaire de l'année, lors de la 29e cérémonie de remise des prix du cinéma européen, le 10 décembre, à Wroclaw, capitale européenne la Culture 2016. 

C'est une bonne occasion de faire connaître cette oeuvre.

Memorial 98

Le documentaire italien Fuocoammare-Par-delà Lampedusa, de Gianfranco Rosi, sorti en février 2016, a obtenu un Ours d'or au festival du film de Berlin.

Fuo… mare… On bafouille quand il faut annoncer le titre à la caissière du cinéma.
 Mais heureusement Lampedusa figure aussi dans le titre enregistré dans notre mémoire, tel un message subliminal.
Combien de fois a-t-on entendu ou vu le nom de cette île sicilienne, à la radio, à la télévision, à la Une des journaux ? 
Des migrants qui accostent ou meurent en route sur le point d'atteindre leur objectif : rejoindre l'Europe afin de fuir la guerre et la famine, quel qu'en soit le prix à payer. 

Les premières images se fixent sur la mer d'huile, un ciel bleu intense, une île parsemée de vert, un nom poétique qui chante le soleil et la lumière. Fuocoammare signifie : ˝mer en feu˝. Pourtant l'eau et le feu ne font pas bon ménage !

Immédiatement, les gyrophares tournent, avant le drame. Ils bleuissent le ciel d'encre. Des hommes s'affairent, enserrés d'une combinaison blanche qui les protège des pieds à la tête.  
Ces silhouettes immaculées n'ont pas de visage. Leur corps s'agite sur un bateau militaire de sauvetage.
Blancheur d'une trêve pour les hommes, les femmes et les enfants en détresse, qui appellent au secours. Un porte-voix s'égosille afin d'obtenir la position de ce ˝rafiot˝ à la dérive où des êtres humains sont amassés. Ils abordent enfin. Les plus vaillants, ceux qui étaient en haut ou sur le pont, débarquent les premiers. Les plus faibles, ceux qui étaient dans la cale, dégagent une odeur de pétrole : ˝Ils pourraient s'enflammer˝ lance un sauveteur ...

Le coût de la traversée n'est pas le même qu'on soit en haut, sur le pont ou dans la cale : une hiérarchie dans l'échelle sociale, pour atteindre dans des conditions déplorables une terre promise.

Une étincelle dans la nuit : chaque naufragé est enveloppé dans une couverture de survie. 
Un sauveteur prend une photo tandis qu'un autre tient un petit carton à la droite des visages hagards. Une date et un numéro y sont inscrits. On les décompte, on les ˝nomme˝ : Lybie, Érythrée, Syrie, Somalie…
Épuisés, ils se meuvent comme des automates, les femmes pleurent; la caméra n'expose pas les enfants. Tous sont transis. 
C'est l'hiver à Lampedusa, la végétation est aride, l'île pelée. Un choix du réalisateur de filmer pendant cette saison.
Des images en filigrane : des corps inertes en hypothermie, gonflés d'eau et morts. La caméra, discrète, ne s'attarde pas.
Le réalisateur dresse le portrait le quelques autochtones de l'île : un médecin, l’animateur d'une radio locale, un enfant d'une douzaine d'années et sa grand-mère.
Un récit s'élabore, aller retour, entre la vie quotidienne des habitants et la radio qui parle de naufragés. Deux mondes se côtoient sans jamais se croiser. C'est le parti pris du réalisateur de ce documentaire subtil et singulier.

Les gyrophares illuminent inlassablement les nuits.
Les sauveteurs ont des gestes automatiques, presque rituels. Ils exécutent leur travail consciencieusement. Le médecin se penche vers ces êtres anéantis, grelottants de froid et leur prodigue des paroles réconfortantes.

Il fait jour, une mélodie s'égrène à la radio. L'enfant court dans la forêt. Sa grand-mère fait son lit, méthodiquement. Les draps immaculés n'ont pas un pli.

Demain on entendra qu'un bateau s'est renversé non loin des côtes faisant tant de morts.
Comme cette habitante, en train de plumer un poulet dans sa cuisine, commentera-t-on « pauvres gens » avant de partir faire le marché ?

Point de passage sur la route maritime entre l'Afrique et l'Europe, cette ile minuscule de vingt kilomètres carrés a vu passer depuis vingt ans quelque 400 000 migrants. Depuis 2010, la vague migratoire s'est accentuée. Le nombre de morts est saisissant : 15000 depuis 2010, 33000 depuis 2002, à la mesure du traitement dégradant imposé par l'Union européenne.

L'exploitation par les passeurs est scandaleuse: 1500 euros pour traverser en haut du navire, 1000 euros sur le pont, 800 euros dans la cale. 

Il faut aller voir ce film avant qu'il ne disparaisse des écrans, ou se procurer le DVD. Le sujet est impitoyable. Il ne s'agit pas d'une randonnée sur l'ile de Lampedusa telle qu'elle est décrite sur les dépliants destinés aux touristes.

Lampedusa, signifie ˝torche˝. Ce nom musical et lumineux n'évoque plus que des naufragés. Il y en a eu des centaines et puis des milliers.

Laurent Gaudé (écrivain français), dans son roman ˝Eldorado˝ paru en 2006, décrivait ces ˝voyages˝ avec un réalisme poignant. Personnage principal : un commandant, gardien de la citadelle Europe, chargé d'intercepter les embarcations des émigrants clandestins. Des histoires de vie de tous ces hommes et femmes en quête de liberté. Ils ont rêvé le paradis Europe. 

L'arrivée est fracassante de ces êtres harassés. Un roman d'une actualité brûlante.

EL


mercredi 9 septembre 2015

Concours de haine de maires contre les réfugiés






Mise à jour du 25 mars 2017




Gérard Dézempte, dont la décision discriminatoire sur les réfugiés a été annulée par la justice,  parraine Marine Le Pen pour la présidentielle
Le tribunal administratif de Grenoble a annulé une décision de ce maire de Charvieu-Chavagneux (Isère) qui se disait prêt à accueillir des réfugiés à la « condition expresse » qu’ils soient chrétiens.



L’affaire remonte à septembre 2015, en pleine crise des migrants. À l’époque, le maire de Charvieu-Chavagneux  avait pris la décision d’accueillir des réfugiés, mais à la « condition expresse » qu’ils soient chrétiens.
Il  arguait alors que, au Moyen-Orient, « la minorité chrétienne est discriminée et anéantie en raison de sa qualité de minorité chrétienne » et qu’il fallait donc « revenir au principe même qui fonde le droit d’asile, c’est-à-dire la persécution qui engendre l’accueil »,
C’est cette décision que le tribunal administratif de Grenoble a annulé, le 16 mars, confirmant une première décision de suspension en référé, en novembre 2015, après un recours de la préfecture, opposée à la décision communale.
Le tribunal estime en effet que « la commune n’est pas fondée à soutenir qu’eu égard aux persécutions dont ils font l’objet dans leurs pays d’origine, les chrétiens réfugiés en France se trouveraient dans une situation différente des autres réfugiés pour leur hébergement, ni que la différence de traitement entre réfugiés (…) serait justifiée par l’intérêt général ».
Le tribunal rejette aussi l’argument de la sécurité, mis en avant par la ville. Elle avait plaidé que « les chrétiens n’attaquent pas les trains armés de kalachnikov, qu’ils n’abattent pas des journalistes au sein de leur rédaction et qu’ils ne procèdent pas à la décapitation de leur patron »,

 
Égalité devant la loi.
Lors de l’audience, le rapporteur public avait aussi demandé l’annulation de la décision, se fondant notamment sur l’article 1 de la Constitution qui « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Cet article « interdit de traiter différemment les individus sur la base de critères comme la religion, la race ou l’origine ethnique », avait argumenté l’avocat de SOS Racisme, partie civile au dossier, interrogé par France 3. « En réservant des logements à une catégorie de population, cette décision excluait le reste [des migrants] et générait donc une discrimination fondée sur la religion, poursuivait-il. Elle méconnaissait donc le principe d’égalité devant la loi. »
Le tribunal a condamné la ville à verser 600 € à l’association au titre des frais engagés.

Une autre décision fait scandale
Récemment, le maire divers droite de la ville, qui a parrainé Marine Le Pen pour l’élection présidentielle, a de nouveau fait scandale, en interdisant les cours d’arabe et de turc à l’école primaire (une vingtaine d’élèves en bénéficiaient), au motif qu’« on est en train de donner la possibilité à des gens de lire un certain nombre de documents qui leur permettront de se radicaliser ». La suppression de « l’enseignement des langues et cultures d’origine » à l’école est une des 144 engagements du programme de Marine Le Pen.

MEMORIAL 98 

 
Évidemment Robert Ménard, maire de Béziers est hors-concours: les fascistes dans son genre sont toujours les plus forts dans la manipulation et dans l'expression de la haine. La Une du journal municipal de Béziers ci-dessus constitue de plus un faux grossier, puisque qu'il s'agit d'une photo de l'agence AFP prise le 18 juin en Macédoine. Les deux  pseudo-pancartes faisant référence à Béziers ont été rajoutées par la mairie de Ménard sur la photo originale, qui n'en comporte évidemment pas. Pour mémoire Ménard est soutenu par le Front National, mais aussi par le parti Debout la France du député Dupont-Aignan.

Mais plusieurs maires "Les Républicains" ne sont pas loin de Ménard. Ce sont tous ceux qui déclarent ne vouloir accueillir que des "chrétiens" car les réfugiés "musulmans" sont à leurs yeux des terroristes en puissance. Le premier à lancer cette idée discriminatoire et islamophobe a été le maire de Roanne, qui a été suivi par plusieurs autres membres de son parti.

L'exemple le plus frappant est celui de Gérard Dézempte, maire de Charvieu-Chavagneux dans  l'Isère, dont nous retraçons le parcours. Il a fait adopter par le conseil municipal de sa ville,  à l'unanimité,  une résolution visant "pallier la politique étrangère irresponsable de l’État (il soutient Bachar El Assad) en accueillant une famille de réfugiés, à la condition expresse que ce soit une famille chrétienne".  Il justifie ce choix en reprenant les mots du FN: "« l’entrée de milliers de clandestins chaque année […] entraîne l’arrivée massive d’infiltrés djihadistes sur le territoire ».

Son parcours est significatif: Dézempte est un multi-récidiviste. Maire depuis 1983, conseiller général et ancien conseiller régional, RPR, il a été partisan de Charles Millon c'est dire de l'alliance au conseil régional de Rhône-Alpes avec le FN de Bruno Gollnisch en 1998. A nouveau UMP, Gérard Dézempte a déjà défrayé la chronique en  matière de racisme et d'islamophobie.

Voici un extrait de ses "exploits:
- 1989 : un bulldozer envoyé par sa mairie détruit "par erreur" un local de prière musulman. Il a fait l'objet d'un non-lieu.
- 1994 : sous sa présidence, la commission d'attribution de logement de l'Opac de l'Isère réalise le logiciel "Habitat 400", pour planifier la répartition des étrangers et des Français d'origine étrangère.
- 1997 :  il veut organiser un référendum local proposant l'instauration d'un "seuil de tolérance" d'étrangers dans les HLM de la commune. Cette mascarade est annulée par la Cour d'appel de Lyon.
-2000:  les Ghezzal, un couple de Français d'origine maghrébine, souhaitent acheter un pavillon sur le territoire de sa commune. Après avoir signé un compromis de vente avec les propriétaires, les époux Ghezzal reçoivent une lettre de la mairie les informant de son intention d'utiliser son droit de préemption pour transformer cette maison en local associatif. Mais quelques mois plus tard, ils apprennent que la vente s'est concrétisée avec un autre acheteur, dont le nom sonne plus "français", sans que la mairie n'ait usé de son droit de préemption. En novembre 2006, Gérard Dézempte était condamné à trois ans d'inéligibilité et 1 500 euros d'amende. Condamnation confirmée par la Cour d'appel de Grenoble en novembre 2006. L’affaire est encore en cours, suite à des aspects juridiques sur la préemption fictive, non reconnue par la Cour de Cassation comme mode de discrimination.

Entre-temps, en 2013, Dézempte a été condamné  pour avoir participé à l’élaboration du PLU (Plan local d’urbanisme) alors que ce PLU concernait des parcelles foncières dont il est le propriétaire. Un homme digne de confiance et un modèle d’honnêteté.

Sans surprise Dézempte soutient le régime syrien et déclare que cette crise migratoire est liée "à l’inconscience de son président (F. Hollande), qui a décidé d’attaquer Bachar Al-Assad et qui réalise que ce n’était pas une bonne chose". C'est aussi le cas de Ménard à Béziers qui proclame son soutien au régime Assad, comme toute l'extrême-droite française et européenne.
La porosité entre des fractions des Républicains et le Front National fait une nouvelle démonstration de sa nocivité, sur le dos des réfugiés syriens.

Le mouvement de soutien et de solidarité à l'égard des réfugiés et de tous les migrants est plus que jamais nécessaire. C'est de sa force que dépendent les décisions qui seront prises par les maires et le gouvernement.

Memorial 98