samedi 24 octobre 2020

24 Octobre 1940: Pétain lance la collaboration avec le nazisme.





Mise à jour du 24 octobre 2021
Zemmour défend sans cesse la politique de Pétain qui selon lui "aurait donné les Juifs étrangers afin de sauver les Juifs français" . Il reçoit pour cela l'appui de Jean Marie Le Pen, qui déclare à ce sujet  « C’était pas Pétain le patron, il a défendu les juifs français et livré les étrangers. La police française procédait à une formalité de manière plus humaine, il est facile de dire soixante ans après “y a qu’à faut qu’on”. » Et ajoute « La seule différence entre Eric et moi, c’est qu’il est juif. Il est difficile de le qualifier de nazi ou de fasciste. Cela lui donne une plus grande liberté. » La judéité de Zemmour ne nous empêche évidemment pas de le qualifier pour ce qu'il est : un fasciste qui a recours aux thèmes traditionnels de l'extrême-droite, déclinisme, racisme, sexisme, antisémitisme, appel répétés à la guerre civile et raciale... Memorial 98 écrivait déjà le 28 mars 2010: " Loin d'être un néophyte en politique , Zemmour a derrière lui une longue carrière à la droite de la droite; il a beaucoup fréquenté Pasqua et ses acolytes.
Il fut particulièrement proche de William Abitbol, conseiller politique et rédacteur des discours de Pasqua et aussi ancien militant du groupe fasciste Occident comme Longuet, Devedjian, Hervé Novelli... La judéité de ces deux compères ne les empêche d’ailleurs pas de nager dans les eaux de la droite la plus radicale, celle qui brandit la xénophobie comme étendard."
Pour Zemmour  il s'agit d'aboutir à un abaissement de l'Etat de droit et des libertés publiques,  d'imposer une "remigration" forcée de nombreux étranger et d' aller vers une stigmatisation systématique des Français de confession musulmane, etc. Sa réhabilitation de Vichy et du maréchal Pétain n'a pas d'autre dessein : accoutumer les esprits à une politique radicale contre les étrangers, les "ennemis de l'intérieur" et les "mauvais Français"
 
Cette causalité entre la réhabilitation de Vichy et une politique radicale contre les étrangers, les "ennemis de l'intérieur" et les "mauvais Français" a été lancée par 
le lepénisme le plus dur. Dans le numéro de National-Hebdo du 15 au 22 janvier 1998, soit cent ans jour pour jour après la parution du "J’accuse" de Zola, l’éditorialiste et directeur du journal ( Martin Peltier) résume ainsi l’identité antisémite de son parti et la place cruciale qu’il attribue à cet engagement; il dénonce “ la tétrade satanique racisme-xénophobie-antisémitisme-négationnisme… ” : et ajoute "c’est le préjugé antiraciste qui empêche de rétablir l’ordre et de résoudre le problème de l’immigration…nous devons expliquer aux Français que tant que l’on n’aura pas débloqué l’affaire du “ détail ” les banlieues continueront à flamber et la France à sombrer… ." 
C'est ce  sillon sanglant que creuse sans cesse Zemmour  qui appelle à la guerre raciale et religieuse.
 
Le 24 octobre 1940, Pétain rencontrait Hitler à Montoire-sur-le-Loir. Leur poignée de main lançait la collaboration. 

C'est lors du discours de Pétain du 30 Octobre 1940, après cette rencontre avec Hitler, qu'est annoncée pour la première fois explicitement cette collaboration, qui se déploiera dans de très nombreux aspects, au plus grand profit du Reich nazi et de ses acolytes français.
On notera que dans ce discours, Pétain indique qu'il s'est rendu librement à la rencontre avec Hitler, sans aucune pression allemande et qu'il utilise le terme nazi de « Führer » quand il mentionne ce dernier. 

A cette date du 30 octobre, le régime de Vichy a déjà promulgué plusieurs lois racistes très orientées.
Il s’agit de la possibilité de déchoir de sa nationalité un Français naturalisé (16 juillet 1940), de l’abrogation du décret Marchandeau du 21 avril 1939 pénalisant le délit d’injure ou de diffamation raciale et l'amnistie des faits commis de ce type depuis cette date ( 27 août ) le premier statut discriminatoire des Juifs du 3 octobre (publié le 18 octobre ), l’abrogation du décret Crémieux de 1870 (qui accordait la nationalité française aux Juifs d’Algérie) le 7 octobre. 

On sait maintenant que Pétain a lui-même durci les dispositions du statut des Juifs, comme le montrent ses mentions manuscrites sur ce document, mises à jour par le Mémorial de la Shoah
 

Il n’a en rien constitué un « bouclier » contre les nazis comme le prétendait une partie de l’historiographie de la droite et comme le proclame l’extrême-droite et surtout son défenseur Eric Zemmour.

La parution d'une version actualisée du livre des historiens Paxton et Marrus "Vichy et les Juifs" (première parution en 1981) qui révéla l'ampleur de l'implication pétainiste dans la déportation des Juifs de France, permet de rappeler à quel point l'antisémitisme actif de ce régime permit aux nazis de mener leur œuvre de mort. 
 
Deux autres ouvrages importants abordent la même période. Il s'agit de la réédition en poche du livre de Laurent Joly et d'un numéro de la Revue d'Histoire de la Shoah ( éditée par le Mémorial de la Shoah) avec le même et d’autres  historiens spécialisés, dont Tal Bruttmann.
Ils sont tous les deux intervenus lors de la conférence organisée par Memorial 98 lors du 80e anniversaire de la Nuit de Cristal, à voir ici https://www.youtube.com/watch?v=LktMd-0B7uI&fbclid=IwAR25sTpjRMgzodzh1flevehe8tNfvH4WS4iTSNl_y2rdjTlGKLxAmL )
 
Dans sa préface à la réédition en poche, Laurent Joly insiste à juste titre sur la nécessité de combattre la "révision zemmourienne" qui présente Pétain en sauveteur de Juifs.




Nous n’oublions pas que François Mitterrand alors président de la République, a fait déposer chaque année de 1987 à 1992 lors du 11 novembre, une gerbe de fleurs présidentielle sur la tombe du Maréchal Pétain, à l’île d’Yeu, au prétexte du rôle de ce dernier lors la première guerre mondiale ( au cours de laquelle il fut d'ailleurs particulièrement actif dans le massacre des soldats révoltés )
François Mitterrand ayant déclaré qu’il honorait simplement la mémoire de l’homme de Verdun et nullement celle du chef de l’État français. Pour l'historien André Kaspi, une telle distinction est artificielle : « Le Pétain collaborateur de 1940-1944 n'a pu égarer les Français et en convaincre bon nombre de le suivre que parce qu'il bénéficiait du prestige du Pétain de 1914-1918. L'un n'aurait pas existé sans l'autre" ( in Chronologie commentée de la Deuxième Guerre mondiale)
 
Les associations de résistants et de victimes du nazisme avaient beau protester unanimement, rien n'y faisait. En 1992 le scandale fut plus important, car une large campagne publique se déroulait contre ce geste de révérence à l'égard du chef de la collaboration.  
Du coup, le préfet de la Vendée, chargé par la présidence de la République de fleurir la tombe  le 11 novembre, dut attendre cette année-là 17 h 15 pour se rendre en hélicoptère sur l'île d'Yeu, lieu de sépulture de Pétain. Il craignait  d'être confronté aux manifestants présents sur place. C'était juste après que Serge Klarsfeld et la quarantaine de personnes l'accompagnant eurent pris le dernier bateau régulier de retour de l'île. Ils étaient venus «s'assurer qu'une gerbe ne sera plus déposée sur la tombe de Pétain par le président de la République». Au bout du compte, la gerbe du préfet côtoyait celles déposées dans les heures précédentes par Jean-Marie Le Pen et par "l'Association nationale Pétain Verdun" (ANPV, émanation des nostalgiques de Vichy).  Devant l’ampleur du scandale, Mitterrand fut contraint de suspendre l'hommage à Pétain à partir de 1993, c'est à dire à la toute fin de son deuxième septennat.

En 2018, c'est Emmanuel Macron qui a voulu rendre hommage à Pétain lors du centenaire de l'armistice, avant d'être contraint de reculer.  

On notera  que Pétain avait déjà manifesté son antisémitisme lors du pogrom nazi de la Nuit de Cristal en novembre 1938

Saisi d'un texte de protestation contre ce pogrom, il avait rayé de sa main la formulation mentionnant la condamnation des "violences antijuives" au profit d'une formule plus neutre "persécution religieuses ou racistes". Ses autres modifications vont dans le même sens d'atténuation de cette déclaration (voir ci-dessous le fac-similé de ses modifications). 
   



Il y a une continuité entre le programme antisémite des nazis qui envisageaient ouvertement l'exclusion et l'élimination des Juifs, la mise en pratique de cette politique lors de la Nuit de Cristal, puis le discours d'Hitler du 30 janvier 1939, à Berlin, devant le Reichstag, annonçant la Shoah en déclarant:
« Aujourd'hui, je serai encore un prophète : si la finance juive internationale en Europe et hors d'Europe devait parvenir encore une fois à précipiter les peuples dans une guerre mondiale, alors le résultat ne serait pas la Bolchevisation du monde, donc la victoire de la juiverie, au contraire, ce serait l'anéantissement de la race juive en Europe. ».
 
MEMORIAL 98


 
Articles et dossiers de Memorial 98 en lien

http://info-antiraciste.blogspot.com/2021/10/3-octobre-1940-petain-heros-de-zemmour.html

http://info-antiraciste.blogspot.com/2021/01/vichy-contre-les-juifs-entretien-avec.html

http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/01/zemmour-recidive-et-escalade-agissons.html

 

http://www.memorial98.org/article-zemmour-rehabilite-petain-pour-qui-pourquoi-124774288.html

 

http://www.memorial98.org/article-memoire-la-rafle-meconnue-du-20-aout-1941-82199443.html


http://www.memorial98.org/article-collaboration-avec-les-nazis-une-exposition-d-actualite-125314945.html 


http://www.memorial98.org/2019/04/75-ans-apres-la-rafle-d-izieu-symbole-du-sort-des-enfants-juifs-face-au-nazisme.html


http://www.memorial98.org/article-30-janvier-1933-le-desastre-114868033.html

 

http://www.memorial98.org/article-antisemitisme-le-double-anniversaire-du-3-octobre-58213369.html 


http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/04/celine-en-vedette-propos-du-covid19-une.html


http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/11/nuit-de-cristal-commemoration-2020-en.html
 

Trump: les enfants migrants isolés symbolisent le racisme de sa politique


Le drame des 545 enfants séparés à la frontière américano-mexicaine et dont les parents restent introuvables, s'est invité dans la campagne présidentielle américaine lors du débat entre Donald Trump et Joe Biden du jeudi 22 octobre. Trump  et sa politique doivent êtres battus afin d'imposer une toute autre approche des questions d'immigration. Il s'agit de rompre profondément avec ce qui s'est passé ces dernières années, y compris sous la présidence Obama.  

"Comment ces familles pourront-elles être un jour réunies?", a interrogé la journaliste Kristen Welker en s'adressant à Trump.

Les parents de 545 enfants séparés à leur entrée sur le territoire américain depuis 2017 n'ont pas été retrouvés, selon la grande association de défense des droits civiques ACLU.

"Nous y travaillons, nous faisons beaucoup d'efforts", a répondu Trump, fournir aucune précision, plus de deux ans après qu'un juge fédéral a ordonné l'arrêt des séparations et la réunification des familles.

Ce n'est pas le gouvernement, mais des associations, notamment l'ACLU, qui effectuent l'essentiel des recherches pour retrouver les parents, dont environ deux tiers, expulsés, se trouvent aujourd'hui dans leur pays d'origine.

"Les enfants ont été amenés par des "coyotes" (passeurs) et beaucoup de sales types, les cartels, pour entrer dans le pays", a dit  Trump, assurant que beaucoup avaient été amenés à la frontière sans leurs parents.

L'ACLU, sur la base de données communiquées par l'administration américaine, a pourtant relevé plus de 5.000 cas de séparation effective. "C'est criminel", a dénoncé Joe Biden, lors du débat.

- "Le début d'un cauchemar" -

"Ils sont très bien pris en charge", a affirmé le candidat républicain au sujet des mineurs isolés, qui se trouvent, selon lui, dans des locaux "très propres".

Le ministère de la Sécurité intérieure a assuré au Washington Post que tous ces enfants, dont environ 60 ont moins de cinq ans, ont aujourd'hui été confiés à des proches ou un adulte référent.

Mais plusieurs observateurs ont témoigné de conditions d'hébergement préoccupantes de ces mineurs lorsqu'ils étaient encore dans des centres d'accueil fermés, notamment sur le plan de l'hygiène.

"Si le président considère que des couvertures en polyester, le sol en béton, des chambres sans fenêtre et des clôtures sont la norme pour des services de l'enfance, il est à côté de la plaque", s'est emportée Krish O'Mara Vignarajah, présidente de l'association Lutheran Immigration and Refugee Services, après le débat.

"Ces conditions n'étaient que le début d'un cauchemar de trois ans qui n'est pas terminé et pourrait les traumatiser pour le restant de leur vie", a-t-il ajouté.

Au-delà de la politique de séparation, abandonnée depuis, les difficultés pour réunir les familles encore éclatées relèvent d'une "incroyable négligence", selon George Hoffman, directeur de l'Immigration Clinic de l'université de Houston, qui soutient des migrants dans leurs démarches.

"Le gouvernement Trump a mis en place cette politique pour satisfaire sa "base", sans autorité légale", ajoute-t-il, mentionnant également la fermeture des frontières aux ressortissants de pays considérés comme de religion musulmane.

Poussé à se justifier, Donald Trump a renvoyé la balle dans le camp démocrate, répétant plusieurs fois: "qui a construit les cages, Joe?"

Il faisait là référence à des entrepôts convertis en centre d'hébergement par le gouvernement Obama, dépassé par une vague de migrants qu'il ne parvenait plus à gérer.

Ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden n'a pas directement contre-attaqué sur le sujet, mais précisé que le gouvernement Obama n'avait jamais ordonné la séparation des enfants à la frontière.

Contrairement à ce qu'il avait promis durant sa première campagne, Donald Trump n'a fait construire que quelques kilomètres de mur entre le Mexique et les Etats-Unis à des endroits où il n'en existait pas déjà.

Mais il a bien adopté une politique migratoire dure, restreignant les demandes de visas, d'asile et de nationalité, tout en renforçant les prérogatives du service de l'immigration, ICE.

La cruauté de sa politique est documentée ci-dessous depuis 2018; nous avons lancé une pétition qui a été adressée à l'Ambassade des USA à Paris.

Voir aussi à propos du Covid aux USA et des discriminations à l'encontre des minorités durement touchées:  http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/04/les-afro-americains-durement-frappes.html

 MEMORIAL 98


 

9 août 2019

la série noire des actes cruels de Trump à l'égard des enfants de migrants se poursuit et s'aggrave:

- le couple Trump pose pour une photo à l' hôpital d'El Paso quelques jours après le massacre de personnes hispaniques par un suprémaciste blanc se réclamant du tueur de Christchurch et de la guerre contre le prétendu " grand remplacement" . Mais comme aucun des rescapés ne voulait figurer avec le couple Trump, ceux-ci ont fait réquisitionner un bébé orphelin qui ne pouvait pas refuser. On voit ainsi le couple poser de manière grossière avec ce petit orphelin ramené à l'hôpital afin de servir de faire-valoir à la mise en scène atroce de celui qui dénonce sans cesse l"invasion" des migrants mexicains. 
 
 - Au même moment,  cinq jours après le massacre raciste d'El Paso,  la police de l'immigration (ICE) procède à une rafle de plusieurs centaines de travailleurs migrants dans le Mississipi. De nombreux enfants de ces salariés ont été séparés de leurs parents à cette occasion et souffrent de manifestations post-traumatiques

Memorial 98
26 juin 2019



La découverte des corps de Oscar Martinez et de sa fille de 23 mois Valeria, morts en traversant la frontière, illustre les conséquences de la politique de répression de Trump à l'encontre des migrants.  Ce dernier ose déclarer qu'il a de la peine mais que la mort de ces personnes est de la faute des Démocrates qui combattent sa politique.
On ne peut que penser au petit Aylan Kurdi, mort en septembre 2015 sur une plage de Turquie à l'âge de trois ans.


Le gouvernement mexicain, qui se réclame du progressisme et de la gauche depuis l'élection récente du président Lopez Obrador, est également responsable de ce drame, après avoir accepté de céder au diktat du président US visant à imposer des taxes sur les importations.
De nombreuses mobilisations se développent aux États-Unis. Le chef de la police aux frontières a été contraint de démissionner.
Ainsi les employés de la société Wayfair, qui ont découvert que leur société fournit des meubles aux centres de détention, organisent une grève et des manifestations afin d'exiger la fin de ce business.  
 


Mise à jour du 31 mai 2019



Trump se déchaîne contre le Mexique et le menace de dures représailles. Il accuse les autorités de ce pays de ne pas agir assez violemment contre les migrants. En riposte il veut augmenter les taxes sur tous les produits mexicains entrant aux USA, ce qui provoquera de graves difficultés économiques dans un pays qui dépend de ses exportations vers son voisin. La rage de Trump renvoie au tout début de sa campagne électorale présidentielle.
Le 16 juin 2015; lors de son annonce de candidature, il s'en est immédiatement pris aux migrants mexicains en ces termes: "Quand le Mexique nous envoie ses gens, ils n’envoient pas les meilleurs éléments. Ils envoient ceux qui posent problème. Ils apportent avec eux la drogue. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs." Le ton est donné. "Je vais construire un grand mur sur notre frontière sud, et le Mexique paiera pour le construire. Prenez-en bien note." 

Cet homme est un fasciste violent et dangereux 
Memorial 98 




                                      Yanela Sanchez en pleurs

 Mise à jour du 12 avril 2019

Le cliché  d’une petite fille hondurienne en larmes, Yanela Sanchez, le regard tourné vers sa mère fouillée par un agent à la frontière américaine, a remporté le prix de la photo de l’année du prestigieux World Press Photo. Cette image, capturée en juin 2018 par John Moore,  montre Sandra Sanchez et sa fille Yanela, alors qu’elles sont appréhendées par des officiers après avoir traversé illégalement la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Yanela figure également sur le photo-montage de la couverture du magazine Time qui a fait connaître le sort dramatique des enfants victimes des décisions de Trump. 
Ce dernier poursuit sa croisade et vient de déclarer récemment à la frontière mexicaine que "le pays (US) est complet" déclaration absurde et mensongère immédiatement démentie par de nombreux élus.
Il se vérifie une fois de plus que Trump est le modèle et l'inspirateur des campagnes de haine raciste diffusées partout dans le monde.  


  Mise à jour du 25 janvier 2019

Trump battu, ne renonce pas: après 34 jours de shut-down, il est contraint de reculer. Il doit renoncer temporairement à imposer au Congrès le financement de son mur. La mise au chômage d'une partie des agents du service public lui est attribuée par la population alors que la  nouvelle majorité démocrate de la Chambre des représentants a résisté à ses assauts.
Mais le président US poursuit  sa croisade et menace de recommencer le blocage de la fonction publique d'ici quelques semaines, dès le 15 février.

MEMORIAL 98


 Mise à jour du 25 décembre 2018

Un autre enfant guatémaltèque meurt en détention aux USA. Cette fois-ci il s'agit d'un petit garçon âgé de 8 ans, également détenu dans un centre de la police des frontières dans l’État  du Nouveau-Mexique comme Jackeline Caal ( voir ci-dessous).

Pendant ce temps, Trump bloque l'administration de son pays par un "shut-down". Celui-ci destiné à imposer le vote par le Sénat d'une somme de cinq milliards de dollars afin de construire la fameuse barrière ou mur à la frontière du Mexique. Le président US proclame ainsi à nouveau  à la face de son pays et du monde entier, qu'il s'attache stigmatiser et à persécuter les migrants. C'est l'orientation que suivent scrupuleusement les partis d'extrême-droite dans leurs campagnes politiques et au pouvoir lorsqu'ils y accèdent.

Memorial 98  


Mise à jour du 14 décembre 2018   

La persécution continue des enfants de migrants par Trump a entraîné la mort d'une petite fille guatémaltèque de 7 ans.
 
La petite Jackeline Caal  était détenue dans un centre de la police des frontières dans l'Etat US du Nouveau-Mexique après que ses parents aient franchi la front!ère.  Sa mort suite à un choc septique soigné avec retard  rappelle la cruauté de la politique mise en œuvre par le président US à l'encontre des migrants, notamment ceux qui fuient la misère et la violence de l'Amérique latine.     
Lors des dernières semaines, des enfants et des familles ont du subir sur ordre de Trump qui l'assume et le justifie, une pluie de grenades lacrymogènes à la frontière avec le Mexique. 






                                      
    Des enfants fuient devant les gaz lacrymogènes

Trump poursuit avec acharnement son projet de mur à la frontière avec le Mexique. 
Face au refus des élus démocrates au Congrès, il envisage de faire construire la muraille par l'armée.

Cet homme est vraiment dangereux.

Memorial 98

Mise à jour du 21 juin 2018

Trump a été contraint de reculer, face à l’ampleur des protestations aux USA et dans le monde entier. Il a du mettre fin à la séparation systématique des enfants d'avec leur famille
Mais l'incertitude continue de régner, notamment sur le sort des 2300 enfants déjà séparés de leurs parents. Nous exigeons la libération immédiate de ces enfants et de leurs familles. La violence exercée à leur encontre doit être réparée. Nous continuons  à diffuser et faire signer l'appel public dans ce sens et qui a déjà recueilli plus de 500 signatures 


MEMORIAL 98

Mise à jour du 20 juin:

Trump contraint de reculer. Face à l'énorme scandale soulevé par la séparation des enfants de migrants et aux très nombreuses protestations dans le monde entier, le président US publie un nouveau décret.
Selon ses termes, il n'y aurait plus de séparation, pourtant jugée légitime par le même Trump et ses ministres. Connaissant les ruses et mensonges du président US, nous appelons à pour suivre et étendre la signature et la diffusion de notre appel ci-dessous, déjà soutenu par 300 personnes.

Votre signature est précieuse ainsi que la diffusion de la pétition autour de vous.
Dans notre pays également, des enfants se retrouvent dans des centres de rétention, avec leurs parents. Les autorités françaises ont déjà été condamnées pour cela à plusieurs reprises par la justice européenne. Avec la Cimade nous demandons que soit mis fin à cette pratique indigne dont aucun enfant ne sort indemne ( pétition unitaire ici )

 

Nous exigeons à nouveau la libération immédiate de tous les enfants et de leurs familles; pas d'enfants et de familles en rétention!


Memorial 98


Ne laissons pas l'agitateur raciste Trump maintenir en détention des enfants dont le seul tort est d'être des enfants de migrants. Protestons en signant la pétition qui lui adressée. Macron doit aussi se prononcer
Signons la pétition initiée par Memorial 98 et diffusons la afin d'arracher la libération des enfants emprisonnés et de leurs familles: 
Horreur aux USA. Des enfants âgés de 4 à 10 ans, récemment séparés de leur famille , pleurent en appelant leurs parents. Environ deux mille enfants sont actuellement placés dans des centres de rétention fermés aux USA pendant que leurs parents migrants sont emprisonnés dans l’attente d’un jugement.

C’est ce que l’on entend dans l’enregistrement récupéré par le média d’investigation américain ProPublica.
On entend des pleurs, et un enfant qui demande en sanglots : "Je veux partir avec ma tante, je veux qu'elle vienne".
L'enfermement de ces enfants viole tous les droits humains et les conventions internationales.
Il doit y être mis fin immédiatement. 
Nous exigeons: Mr Trump, libérez immédiatement  les enfants ! 
Mr l'Ambassadeur des USA en France, transmettez notre protestation; Mr le Président Macron joignez vous à nous afin de réclamer la libération des enfants!
Trump ne se contente pas de traquer les familles de migrants et de les séparer, il incite également à la persécution raciste en Europe et attaque le gouvernement allemand, coupable à ses yeux d'être trop accueillant. Toute sa campagne électorale a été dominée par la dénonciation violente des migrants. 
L'Internationale raciste se développe et se structure de Rome à Vienne et de Budapest à Washington.
Ainsi Marine Le Pen stigmatise les parents des enfants emprisonnés et soutient Trump.

Dans notre pays également, des enfants se retrouvent dans des centres de rétention. Les autorités françaises ont déjà été condamnées pour cela à plusieurs reprises par la justice européenne. Avec la Cimade nous demandons que soit mis fin à cette pratique indigne dont aucun enfant ne sort indemne ( pétition unitaire ici )

Face à la vague xénophobe, construisons la riposte de la solidarité. 


MEMORIAL 98


Voir les articles de Memorial 98 sur les USA et Trump:

http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/10/trump-les-enfants-migrants-isoles.html  

http://info-antiraciste.blogspot.com/2020/04/les-afro-americains-durement-frappes.html

http://info-antiraciste.blogspot.com/2018/06/america-first-le-slogan-fasciste-de.html

http://info-antiraciste.blogspot.com/2016/11/13-novembre-hommage-rosa-parks-et-la.html

http://info-antiraciste.blogspot.com/2016/03/trump-bloque-chicago-bravo.html  ( campagne Trump 2016)

http://www.memorial98.org/2015/06/charleston-la-menace-terroriste-d-extreme-droite-grandit.html

http://www.memorial98.org/article-24466321.html ( Obama)

http://www.memorial98.org/article-25281598.html ( Lincoln et Marx)

http://info-antiraciste.blogspot.com/2017/08/charlottesville-chronique-dun-meurtre.html

https://info-antiraciste.blogspot.com/2018/10/terrorisme-antisemite-pittsburgh-le.html









 

lundi 21 septembre 2020

Hyper Cacher: une tuerie antisémite en procès.

Les quatre victimes de l'Hyper Cacher


Hypercacher: aujourd'hui débute la partie du procès concernant les meurtres antisémites du 9 janvier 2015.
Ils ne relèvent pas de la "prise d'otages" comme le répètent souvent les médias, mais du massacre de personnes tuées parce que Juives.
Nos pensées se portent vers les victimes de cet attentat: Yohan Cohen, Yohav Hattab, François-Michel Saada, Philippe Braham. 
Les survivant.e.s sont  traumatisés pour une longue période comme en témoigne Zarie Sibony, caissière de l'Hyper Cacher:" J'ai entendu des pas lourds qui revenaient vers moi, raconte-t-elle. J'ai vu ses bottes militaires, j'ai vu comment il était habillé. J'ai vu ses armes. Là, j'ai compris qu'il y a avait un problème. C'est là qu'il s'est mis en face de moi et il m'a dit : 'Ah ! T’es pas encore morte, toi, tu ne veux pas mourir'. Il a tiré. J'ai entendu la détonation. Il est parti et j'ai remarqué qu'après, je pouvais bouger. Je ne comprenais pas comment il avait réussi à me rater." 
De nombreuses questions se posent encore:  
Qui a commandité et financé le massacre réalisé par Amedy Coulibaly ?
Qui a organisé le double attentat de Charlie revendiqué par Daesh et celui de Vincennes revendiqué par Al-Qaïda, alors que ces deux groupes terroristes se concurrencent et se combattent violemment? 
S'agit-il de Abdelnasser Benyoucef, alias Abou Mouthana qui a été un haut cadre de l’organisation Etat islamique (EI) où il était sans doute chargé des opérations extérieures?  Présumé mort dans la zone irako-syrienne en 2016, l’apparition de son nom est liée à l’interrogatoire d’une de ses ex-épouses rentrée de Syrie fin 2019, se disant repentie de la cause djihadiste. Aujourd’hui incarcérée, elle l’a désigné lors d’une audition devant un juge d’instruction dans une procédure connexe, en février 2020.
Autre question: il n'est pas question dans ce procès de Claude Hermant. Or, il est très probablement l'homme qui a armé Amedy Coulibaly, le tueur de l'Hypercacher. Il lui a fourni au moins quatre pistolets semi-automatiques et sans doute un fusil d'assault, tous remilitarisés et prêts à l'usage. Et ce dans le cadre d'un trafic d'armes de guerre dont la police avait connaissance, à des degrés encore inconnus, puisque le néo-nazi, militant depuis des dizaines d'années était également indicateur de police. Claude Hermant, dont l'affaire a été classée secret défense, n'a pas été inculpé pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, alors que c'est le cas par exemple, pour celui qui a fourni un gilet pare-balles à Coulibaly, mais celui-ci n'était pas d'extrême-droite.
 
Des dates problématiques de procès

La coïncidence des dates fait que cette partie du procès débute au lendemain immédiat de la fête juive de Roch Hachana et à quelques jours de celle de Yom Kippour. 
Or, dans ce calendrier judiciaire, la laïcité est mise à toutes les sauces, y compris les plus inhumaines. Ainsi des auditions importantes auront lieu le jour de Yom Kippour, date la plus importante du calendrier religieux juif. Cela n'était pas prévu ainsi à l'origine mais le tribunal se retranche derrière la laïcité pour refuser un aménagement de date demandé par les familles des victimes. Or depuis très longtemps , les fonctionnaires et maintenant les travailleur-e-s en CDI musulmans, juifs, chrétiens orthodoxes peuvent, sur demande écrite, bénéficier de 3 jours d'ASA ( autorisation spéciale d'absence) pour raison religieuse. Ces trois jours correspondent aux journées considérées comme les plus importantes de ces trois confessions. Les travailleurs hindous et bouddhistes peuvent aussi en bénéficier. Ce qui est possible dans le milieu professionnel ne serait donc pas praticable au cours d'un procès?
Ajoutons qui si cet aménagement est finalement mis en œuvre, cela donnera l'occasion aux antisémites de proclamer que les personnes juives, à la différence des autres, ont droit à des aménagements de la laïcité. Le piège est installé.
Mise à jour : la première audience ( compte-rendu du journal Le Monde)
Coulibaly expose son antisémitisme meurtrier. A 15 h 10, il appella BFM-TV pour faire corriger le bandeau en bas de l’écran de la télévision, qui ne donnait pas le bon nombre d’otages et ne mentionnait pas les morts. La conversation retentit dans la salle.

« Avez-vous visé ce magasin pour une raison particulière ?, demande le journaliste de BFM.

- Oui.

- Laquelle ?

- C’est juif. »

Plusieurs avocats de la défense soulignent qu’il est acquis que toutes les armes d’Amedy Coulibaly ont transité par le trafiquant Claude Hermant, et s’interrogent sur son absence dans le box des accusés.  Le commissaire Christian Deau, manifestement, se pose la même question. Sommé de donner son avis, il bredouille, brode un peu, explique qu’en tant qu’enquêteur il travaille sous l’autorité judiciaire, puis : « Une décision a été prise, euh, elle a été prise quoi. » 

Lassana Bathily témoigne

Face à la cour d’assises spéciale de Paris, l’ancien salarié, déroule les dix minutes de ce huis clos en sous-sol pendant lesquelles il pensait que les frères Kouachi étaient les preneurs d’otages: sa proposition de regagner le rez-de-chaussée par le monte-charge et de s’enfuir par la sortie de secours, refusée par les clients qui la jugent trop risquée ; la chambre froide dont il éteint le moteur pour y mettre plusieurs personnes à l’abri ; sa fuite en solitaire grâce au monte-charge, le cœur qui bat, la crainte de tomber sur un terroriste au rez-de-chaussée, et finalement la sortie. 

Dehors, les policiers le mettent au sol, le fouillent, le menottent brutalement. « J’étais en pleine panique. Ils me demandent : “Vous êtes combien dans le magasin ?” Je dis : “Une vingtaine de personnes.” Ils disent : “Comment ça, vingt terroristes ?” Je dis : “Je suis pas terroriste, je travaille là !” Ils m’ont gardé une heure et demie dans une voiture, ils m’ont pris pour un complice. Je peux comprendre. »

Le quiproquo évacué, Lassana Bathily facilitera l’assaut en dessinant un plan du magasin et en indiquant les clés qui permettent d’ouvrir le rideau de fer puis la porte d’entrée.

« La religion, on n’en parlait même pas »

C’est une fois les otages libérés qu’il apprend la mort, survenue quatre heures plus tôt, de Yohan Cohen, son collègue devenu « plus qu’un ami, un frère ». Pendant leurs deux années communes au magasin, Lassana Bathily avait remarqué qu’il recouvrait souvent sa kippa d’une casquette dans la rue, et qu’il mettait les sacs à l’envers « pour pas qu’on voie la marque Hyper Cacher ». « Il me disait : “Je traverse tout Paris pour aller à Sarcelles, j’ai peur qu’on m’agresse.” Je lui disais : “On est dans un pays laïque, tout le monde se respecte.” »

Amedy Coulibaly était musulman et d’origine malienne, et le président de la cour aimerait savoir ce que cela inspire à Lassana Bathily, lui-même malien musulman arrivé en 2006 en France, ce pays qui « [lui] a tout donné », et dont il possède la nationalité depuis janvier 2015.

« Il y a dix magasins Hyper Cacher en Ile-de-France, sept ou huit sont tenus par des musulmans, répond-il. Pour nous, les musulmans, les juifs, c’est des frères. Quand j’ai su que la personne qui avait tué mon frère venait de mon pays, ça m’a fait énormément mal. Peut-être qu’il était entouré par les mauvaises personnes ? J’ai toujours du mal à comprendre. »

Salarié à l’Hyper Cacher, « je faisais le ramadan, j’avais mon tapis de prière, ça se passait très bien avec mes collègues Zarie, Andréa, Samuel. La religion, on n’en parlait même pas quoi. Pour moi, la religion, c’est privé. Tout le monde doit se mettre ça dans la tête. Les terroristes sont là pour créer de la haine entre les religions. Mais on est des humains d’abord. L’humanité, c’est plus important que la religion ».

Ci-dessous, recensement d'attaques contre des synagogues et institution juives par des djihadistes et des néonazis

Tunisie, en 2002

Le 11 avril, 21 personnes -14 Allemands, cinq Tunisiens et deux Français- sont tuées dans un attentat-suicide contre la synagogue de la Ghriba, sur l'île de Djerba (sud), le plus ancien lieu de culte juif en Afrique. L'attentat est revendiqué par Al-Qaïda.

Turquie, en 2003 

Le 15 novembre, des véhicules remplis d'explosifs frappent deux synagogues d'Istanbul, Neve Shalom et Beth Israel, faisant 30 morts et plus de 300 blessés. Les attentats sont revendiqués par une cellule turque d'Al-Qaïda.

France, en 2012

Le 19 mars, Mohamed Merah tue trois enfants et un enseignant dans l'école juive Ozar Hatorah à Toulouse.

Etats-Unis, Belgique, en 2014

Le 13 avril, un suprémaciste blanc connu pour son antisémitisme attaque un centre communautaire et une maison de retraite juifs du Kansas (centre), tuant trois personnes dont aucune n'était juive.

Le 24 mai, un homme ouvre le feu dans le hall d'entrée du Musée juif de Bruxelles, faisant quatre morts.  Mehdi Nemmouche a été condamné r à la prison à perpétuité pour ces assassinats, considérés comme le premier attentat commis en Europe par un combattant revenu de Syrie.

France et Danemark, en 2015

Le 9 janvier, Hyper Cacher

Le 14 février, un terroriste qui avait prêté allégeance au groupe terroriste État islamique, ouvre le feu sur un centre culturel de Copenhague où se déroule une conférence sur la liberté d'expression, tuant un cinéaste.  Puis il , il abat un fidèle juif de 37 ans qui montait la garde devant la synagogue de Copenhague où était célébrée une bar-mitzvah, avant d'être tué par la police.

États-Unis, en 2018

Le 27 octobre, douze personnes juives sont tuées par un suprémaciste blanc qui sème la terreur dans la synagogue «Tree of Life» de Pittsburgh en plein office du shabbat. Robert Bowers, qui a ainsi perpétré l'attaque la plus sanglante commise contre des Juifs aux États-Unis

États-Unis en 2019

Le 27 avril, un homme de 19 ans se revendiquant comme antisémite et islamophobe tue une femme et fait trois blessés, dont un rabbin, en attaquant à l'arme automatique une synagogue près de San Diego (sud de la Californie), au dernier jour des festivités de la Pâque juive.

Allemagne Halle 9 octobre 2019

Attentat antisémite et xénophobe ayant fait deux morts, commis par un militant néonazi à Halle  le 9 octobre, jour de la plus importante fête juive de Yom Kippour. Stephan Baillet ne réussit pas à entrer dans la synagogue dans laquelle il voulait commettre un massacre et tue deux passants, dont un devant un restaurant turc pris comme cible "alternative" 

                                         Devant la synagogue de Halle

MEMORIAL 98