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dimanche 12 juillet 2020

Srebrenica: 25 ans près le dernier génocide du vingtième siècle, des attentats d'extrême-droite commis en son nom.


                                     Au cimetière de Potocari



Le dernier génocide du vingtième siècle, qui en connut tant, a eu lieu à Srebrenica en Bosnie à partir du 11 juillet 1995, un an après le génocide des Tutsi au Rwanda.


Les  conséquences de ce génocide continuent à résonner 25 ans après, dans la région des Balkans mais également dans le monde entier.
Génocides et crimes de guerre motivent et inspirent la poursuite des actes de violence raciste
Le négationnisme est un terreau fertile pour des nationalistes et des mouvements d’extrême droite, avec pour cible principale les communautés musulmanes. « Les extrêmes droites et les néonazis partout dans le monde ont repris le discours de Karadzic et  Mladic ( chefs serbes génocidaires condamnés) , sur comment combattre l’islam et ceux qu’ils considèrent comme des “barbares”, des “sauvages” 
De la même manière les nostalgiques d'Hitler et du nazisme tuent encore des Juifs au nom de cette idéologie dans les synagogues de Pittsburgh et de Halle.
La version négationniste serbe de l’histoire de l’ex-Yougoslavie est ainsi très présente dans les déclarations d'Anders Breivik, auteur des attentats contre les jeunes militants travaillistes à Oslo et Utoya, en Norvège en juillet 2011, ou de Brenton Tarrant, responsable des attaques contre des fidèles musulmans dans deux mosquées de Christchurch, ayant fait 51 morts en Mars 2019.
Dans son texte « 2083 : Une déclaration européenne d’indépendance », Breivik étale au fil des 1500 pages une véritable obsession pour les Balkans et ne cache pas sa fascination pour certains chefs de guerre serbes. Il appelle à expulser d’Europe les Bosniaques musulmans et les Albanais ou, s’ils refusent, à les anéantir par des moyens militaires.
Brenton Tarrent, son imitateur, est obsédé par la croisade des nationalistes serbes contre les Musulmans de Bosnie.
 Tarrant, qui s’est affirmé « véritablement inspiré » par Breivik, s’est filmé roulant vers la mosquée Al-Noor, où il allait tuer 51 fidèles musulmans, en train d’écouter une chanson serbe à la gloire de Radovan Karadzic. Initialement intitulée Karadzic, Lead Your Serbs (Karadzic, commande tes Serbes), elle est devenue populaire sur les sites Internet des extrêmes droites occidentales sous le titre Remove Kebabs qui signifie, dans le langage de ces militants, Supprimons les musulmans.
 
Un négationnisme qui vient de loin:
Le phénomène du déni n’a rien de nouveau: il commence même le plus souvent au moment où le crime est commis, voire en amont.
C’est le cas de tous les génocides et crimes contre l’humanité. L’exemple de la Shoah est connu puisque les nazis furent les premiers négationnistes de ce génocide en travaillant à effacer les traces de leurs méfaits par l’exhumation et le brûlage des cadavres.
Dans le cas de Srebrenica, le déni a procédé dans le même esprit avec la volonté de masquer le crime: des centaines de cadavres ont été déterrés pendant des mois des fosses communes originelles pour être enterrés ou éparpillés ailleurs. Cela conduit à un deuil particulièrement traumatique pour les familles des victimes.

   Des mères et veuves de Srebrenica dans un acte symbolique avec 8000 tasses de café

Ainsi Fatima Mujic récite plusieurs fois par jour la prière des morts, pour ses fils et son mari tués à Srebrenica.
Mais elle hésite chaque fois en pensant à Refik, l'aîné, dont le corps n'a pas été retrouvé, 25 ans après le massacre.
"Je pense toujours qu'il est vivant quelque part. Pour les autres, je sais, mais quand je prie pour lui mes mains se mettent à trembler, je ne sais pas quoi faire", raconte cette veuve.
Deux de ses trois fils et son mari, dont les restes ont été retrouvés dans des fosses communes après la guerre, ont été enterrés en 2010 dans le centre mémorial proche de Srebrenica, où reposent à ce jour 6.643 victimes du massacre du mois de juillet 1995.
Les forces serbes bosniennes du général Mladic, condamné à perpétuité par la justice internationale, avaient alors tué plus de 8.000 hommes et adolescents bosniaques (musulmans).
Ce massacre  a été qualifié d'acte de génocide par la justice internationale et l’ONU .
Les corps de mille personnes sont toujours recherchés.
Fatima Mujic, 75 ans, habite aujourd'hui Ljesevo, un village proche de Sarajevo. Elle dit "vivre pour l'appel" qui lui annoncera que les restes de Refik ont été retrouvés. Il avait 25 ans, une fille de 18 mois et un garçon âgé de 40 jours.
Mais les dernières des 84 grandes fosses communes ont été découvertes en 2010.

"Maman, ne me laisse pas"

Depuis juillet 2019, "les restes de treize victimes seulement ont été retrouvés". 
Lors du 25e anniversaire du massacre samedi 11 juillet, Fatima se souvient de son "combat" devant la base des forces de l’ONU à Potocari, près de Srebrenica, où se trouve aujourd'hui le Mémorial du génocide, pour  sauver son plus jeune fils, Nufik, âgé de 16 ans.
Des milliers de femmes, d'enfants et de vieillards surtout s'étaient massés là, le 11 juillet 1995, dans l'espoir d'être protégés par les soldats néerlandais de l’ONU.
Les soldats serbes séparaient les hommes et les adolescents des autres, et les amenaient à l'exécution.
Nufik "s'était accroché à moi et m'a dit Maman, ne me laisse pas  J'ai caressé ses cheveux bouclés. Je ne te laisserai pas. Ils l'ont pris, je les ai suivis. Je ne sais pas s'ils m'ont frappée, je ne me souviens plus de rien", raconte Fatima.
Ses deux autres fils et son mari, qui avaient fui par les collines boisées, ont été capturés et tués.

Un génocide planifié

Dès le mois de mars 1995, un ordre est signé par le chef des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic à l'intention du chef militaire Mladic. C'est la fameuse "directive n° 7"  qui ordonnait aux soldats bosno-serbes de « créer une situation insupportable d’insécurité totale sans aucun espoir de survie ou de vie pour les habitants de Srebrenica ».
Le 11 juillet 1995, alors que les milices serbes de Bosnie approchent de l'enclave de Srebrenica, des dizaines de milliers de civils musulmans prennent la route de Potocari, à 8 kilomètres de distance de la ville. C'est là qu'est basé le quartier général du bataillon néerlandais de soldats de la (Force de protection des Nations unies (Forpronu). Quatre cent cinquante casques bleus y sont chargés d'assurer la protection des quelque 40 000 habitants de Srebrenica, en majorité des Musulmans 
Parmi les réfugiés du camp néerlandais, il y avait le traducteur du bataillon, avec toute sa famille (père, mère et petit frère), et l’électricien. Le 13 juillet, l’électricien et le petit frère du traducteur furent chassés du camp par les militaires néerlandais. Le père du traducteur les suivit. Les trois hommes furent massacrés avec les autres, et à la fin de la guerre, leurs proches déposèrent une plainte contre le gouvernement des Pays-Bas.
Quand les miliciens serbes de Bosnie commencent à séparer les hommes des femmes, les soldats néerlandais le voient et laissent faire. Les hommes sont entassés dans des cars et seront exécutés. 8.000 hommes ont été tués et jetés dans les fosses communes par les forces serbes. Ce massacre a été, à juste titre, qualifié de génocide par la Cour Internationale de Justice et par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). L'ordre écrit donné en amont plusieurs mois en avance, puis sa réalisation par le tri et la séparation des hommes ainsi que leur extermination massive, "industrielle", portent les caractères du génocide.
Parmi les hommes qui ont choisi de se placer sous la protection des Nations unies, pratiquement aucun n'a survécu. Seuls ceux des habitants de Srebrenica qui se sont réfugiés dans les forêts ont eu un peu plus de chances de survie.
Le mandat de l'ONU en Bosnie prévoyait pourtant clairement un recours à la force en cas de besoin. Le 10 juillet, la veille du massacre, le commandant du bataillon néerlandais avait demandé au général français Bernard Janvier, qui assumait le commandement militaire des Nations unies en ex-Yougoslavie, de lancer des frappes contre les forces serbes de Bosnie. Mais il n'a pas été entendu.
 
Les Nations unies ont reconnu leur responsabilité dans le massacre de Srebrenica en 1999. Un rapport présenté par son secrétaire général d'alors, Kofi Annan, reconnaissait alors la « faillite de la politique dans des zones de sécurité ».
Le rapport ajoute : « La communauté des nations, en décrétant un embargo sur les armes, a laissé les Serbes dans une position de supériorité militaire écrasante et a, en fait, privé la République de Bosnie-Herzégovine de son droit de légitime défense, consacré dans la Charte des Nations unies ». « La fourniture d'une aide humanitaire n'était pas une initiative suffisante face aux opérations de ´´nettoyage ethnique´´ et de génocide ». « Srebrenica a été le révélateur d'une vérité que l'ONU et le reste du monde ont comprise trop tard, à savoir que la Bosnie était une cause morale autant qu'un conflit militaire. La tragédie de Srebrenica hantera à jamais notre histoire ». Comme au Rwanda mais aussi au Sri-Lanka, autres lieux de faillite de l'ONU.

Un négationnisme qui vient d’en haut

La Bosnie a été divisée après la guerre en deux entités, la Republika Srpska  ( RS serbe) et la Fédération croato-musulmane. Les musulmans de Bosnie ont demandé à plusieurs reprises le démantèlement de la RS, fondée à la suite d'un génocide.
Milorad Dodik, chef des Serbes de Bosnie dans cette RS,  qui règne par la haine et la corruption, a décrété en 2017 qu’il était interdit d’évoquer dans les manuels scolaires de son entité le génocide de Srebrenica et le siège de Sarajevo, parce que ces événements « ne sont pas vrais ». Il pense ainsi garantir la poursuite des sentiments de haine auprès des jeunes. Il a qualifié l’année suivante les tueries de Srebrenica de « tragédie mise en scène pour sataniser les Serbes ». Ces dernières années, des monuments, plaques, peintures murales et graffitis à la gloire de Karadzic et Mladic fleurissent plus que jamais en territoire serbe. 


       En territoire Serbe, le terme génocide a été effacé de cette plaque à coups de burin

Ce 11 juillet 2020, quelques heures après la cérémonie en hommage aux victimes au cimetière-mémorial de Srebrenica, un contre-hommage était organisé à Bratunac, à quelques kilomètres de là, à la gloire du général Mladic. Déni contre vérité.
Amor Masovic, qui dirige l’Institut pour les personnes disparues de Sarajevo et recherche depuis vingt-cinq ans les charniers et les cadavres des victimes de la guerre, estime que « l’étape finale d’un génocide est supposée être le déni, or, aujourd’hui, ils ont ajouté encore une étape supplémentaire : le triomphalisme. C’est comme si la race supérieure n’avait rien fait de mal, puisqu’elle est la race supérieure. Des criminels de guerre libérés sont élus maires et parlementaires, en République serbe et en Serbie. Ils ont compris qu’il n’y aurait aucune conséquence sur la scène internationale. Cette absence de réaction a conduit au déni, puis au triomphalisme ».
Les gouvernements occidentaux portent en effet une lourde responsabilité dans le développement du négationnisme en ne sanctionnant pas ses manifestations.
L’académie du prix Nobel de littérature a quant à elle choisi de l’attribution du prix Nobel de littérature en 2019 à l'écrivain autrichien Peter Handke.
Le fait de décerner une récompense aussi prestigieuse à un proche ami de Milosevic (initiateur de la guerre de purification ethnique),  auteur de divers ouvrages contestant la réalité des guerres yougoslave a été ressentie comme une agression par la communauté bosniaque musulmane victime de la guerre, par la communauté sarajévienne ayant lutté pour défendre la coexistence intercommunautaire, et plus généralement par tous ceux qui combattent le négationnisme.
L’écrivain Aleksandar Hemon,  exilé de Sarajevo qui vit aux Etats-Unis, pense que « la ligne directrice en Europe occidentale est l’islamophobie. Handke fait partie de cette culture qui se sent supérieure aux Bosniaques musulmans et à tous les musulmans. Les jurés sont des hypocrites. Ce prix Nobel est islamophobe et fait partie de l’essor de l’extrême droite en Europe et aux Etats-Unis ».

Nos pensées vont aux victimes du génocide de Srebrenica, à leurs familles marquées à jamais et dont la souffrance est entretenue et intensifiée par le négationnisme. Nous rendons aussi un hommage particulier aux militantEs serbes qui luttent pour la justice et la reconnaissance du génocide, dans des conditions particulièrement difficiles. C'est le cas notamment des "Femmes en noir", une association pacifiste dont la branche serbe fut créée au début des guerres de Yougoslavie et qui organise des rassemblements commémoratifs. C'est le cas aussi de l’association de jeunes "Youth Initiative for Human Rights" (YIHR) qui a mené dès 2005 une première campagne de sensibilisation en occupant la moitié des panneaux d’affichage de Belgrade. On y voyait s’étaler des photographies des victimes de Srebrenica accompagnées des mots : « Pour voir, pour savoir, pour se souvenir. »

Pour faire face au négationnisme et à ses conséquences mortifères, les familles de Srebrenica, les Bosniaques, les combattants contre le négationnisme en Serbie, ont  plus que jamais besoin de la solidarité de l'opinion internationale, afin de bâtir un autre futur.




mercredi 18 novembre 2015

Zemmour hors des médias!

3 octobre 2019 : la direction de RTL rompt avec Zemmour.

Les patrons de RTL sont contraints de mettre fin à sa présence régulière sur la station. C'est ce que réclamaient depuis des années la Société des journalistes de RTL ( voir ci-dessous) . C'est une des conséquences du discours de violence raciste qu'il a tenu le 28 septembre et de sa mise en examen. Les autres médias audio-visuels qui offrent des tribunes permanentes à Zemmour comme Paris Première avec son acolyte Naulleau, auteur d'un livre commun avec Soral ) sont interpellés. C'est également le cas pour CNews qui prévoit de lui offrir une émission quotidienne.

Memorial 98 
 

1er octobre
Bonne nouvelle judiciaire: 
Le Parquet de Paris ouvre une enquête sur Zemmour pour " injures publiques" et "provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence". 
Cette décision judiciaire renforce notre appel à agir auprès du CSA afin de protester contre la diffusion de ses propos par LCI ( voir ci-dessous) 

Memorial 98



29 septembre 2019 


Appel à protester massivement auprès du CSA, après la diffusion par LCI en direct et en intégralité du discours haineux et raciste d'Eric Zemmour lors de la Convention de la droite le 28 septembre. 
Signalons particulièrement son appel à la violence raciste prononcé en ces termes:  " Les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? Si oui, ils méritent leur colonisation, sinon ils devront se battre pour leur libération. " C'est dans la droite ligne des attentats de Christchurch en Nouvelle-Zélande, commis par Brenton Tarrent  au nom du "combat contre le grand remplacement"

Le formulaire est ici
L'heure de diffusion de l'émission est 14h20

Memorial 98



La chaine LCI  complice de Zemmour

La condamnation de Zemmour pour provocation à la haine raciale, prononcée il y a quelques jours, (voir ci-dessous) n’a pas empêché le chevalier de la haine de bénéficier samedi 28 septembre d’une scandaleuse exposition médiatique de la part de la chaîne LCI.  
Ouvrant la réunion baptisée « convention de la droite », organisée autour de Marion Maréchal, le pétainiste a  franchi un cap supplémentaire en lançant une très violente charge contre l’islam et les immigrés « colonisateurs », estimant que les « problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam ». Un discours haineux, que LCI avait choisi de retransmettre en direct. La société des journalistes de la chaîne proteste contre cette retransmission.
Il s'agit d'une manifestation supplémentaire du soutien qu'accordent de grands médias à la croisade ouvertement fasciste de Zemmour

MEMORIAL 98



22 septembre 2019 ( voir d'autres mises à jour ci-dessous et suite à l'article): bonne nouvelle judiciaire avec sa condamnation définitive 

Zemmour est condamné définitivement pour ses propos anti-musulmans tenus en 2016. 
Il est allé jusqu’en Cassation afin de tenter de faire annuler cette condamnation
Lors de l’émission “C à vous” diffusée le 6 septembre 2016 sur France 5, il avait notamment estimé qu’il fallait donner aux musulmans “le choix entre l’islam et la France”. Il avait également affirmé que la France vivait “depuis trente ans une invasion” et que “dans d’innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées” se jouait une “lutte pour islamiser un territoire”, “un jihad”. La cour d’appel avait estimé que ces deux passages “visent les musulmans dans leur globalité et contiennent une exhortation implicite à la discrimination”. La Cour de Cassation le confirme définitivement.
 Cette condamnation n'empêche pas les médias d'avoir recours à lui. Ainsi au même moment il est question d'un retour de sa part pour une émission quotidienne sur CNews .
Or il avait été évincé de cette même chaîne qui s'appelait à l'époque I-télé pour d'autres déclarations islamophobes dans le journal italien Correre della Serra. 
 MEMORIAL 98


1er mars 2019
Zemmour va encore augmenter sa surface médiatique en devenant chroniqueur sur Radio Classique. 
Il y est invité par Guillaume Durand qui le considère comme l"incarnation de la tradition des polémistes français" En protestation, le journaliste Maurice Szafran quitte avec fracas cette station, car il ne veut pas appartenir à la même collectivité éditoriale qu'"un prêcheur de haine culturelle ou de haine idéologique".  
Le 19 février, le jour des manifestations officielles contre l’antisémitisme,  Zemmour est l'invité vedette de LCI et s'y livre à de nouvelles provocations. Dans les semaines précédentes, il avait été accueilli en grande pompe par Marion Maréchal, Laurent Wauquiez et Dupont-Aignan.

Le héraut du sexisme et du racisme – en mai 2018, il a été condamné en appel pour des propos islamophobes –, dénonce « l’immigration de masse, terreau de l’antisémitisme » et défend « les Identitaires [qui] ne sont pas nazis ». « Ils essayent de défendre l’identité de la France contre l’islamisation. Ce n’est pas nazi », déclare-t-il à propos de ceux qui traquent les exilés à la frontière franco-italienne et attaquent les locaux de SOS-Méditerranée. Ces propos ont provoqué le départ de Yassine Belattar, chroniqueur de la chaîne d’information en continu.
Durand et les patrons de Radio Classique choisissent ainsi ouvertement le camp de la droite identitaire
 
Mise à jour du 21 septembre 2018

Nous appelons à signer et à diffuser la pétition lancée par Hapsatou Sy " Interdire de médias les personnes portant des messages d'incitation à la haine" ici https://www.change.org/p/interdire-de-m%C3%A9dias-les-personnes-portant-des-messages-d-incitation-%C3%A0-la-haine

Zemmour est un multi-récidiviste dans ce domaine. La complaisance des grandes chaînes à son égard est scandaleuse ( voir ci-dessous)

MEMORIAL 98

Mise à jour du 17 septembre


Zemmour, soutien acharné du Maréchal Pétain est présent partout: sur RTL dont il est prétendument écarté, il défend, à propos de Maurice Audin, la torture durant la guerre d'Algérie et estime que le "France n'a rien fait de mal"

Sur C8, en promotion pour son énième pavé , il insulte gravement Hapatou Sy en raison de son prénom "pas français", selon sa vieille obsession mensongère. A nouveau, comme pour RTL, la direction de la chaîne et Thierry Ardisson le soutiennent et invitent celle qui a été victime de l'injure raciste à quitter rapidemment leur antenne
Honte à eux.
Memorial 98


Mise  à jour du 13 juillet 2018:

Face à la pression du CSA et des journalistes de la radio ainsi que de sa condamnation en justice , la direction de RTL se voit contrainte de réduire la présence de Zemmour. Il ne sera plus présent tous les jours pour délivrer son billet haineux mais il demeure un des intervenants-vedettes de la station




Mise à jour du 24 juin 2017:


Bonne nouvelle: nouvelle condamnation pour Eric Zemmour le 22 juin à 5 000 euros d'amende, pour provocation à la haine après avoir tenu des propos antimusulmans à la télévision. Les faits datent du 6 septembre 2016 : dans l'émission "C à vous", sur France 5, le polémiste avait soutenu que "tous les musulmans, qu'ils le disent ou qu'ils ne le disent pas", considéraient les jihadistes comme de "bons musulmans".
Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que ces propos présentaient "une gravité incontestable", "stigmatisant à plusieurs reprises et en des termes particulièrement violents et péremptoires une communauté prise dans son ensemble". 

La direction de RTL est à nouveau mise en cause car elle maintient à l'antenne un récidiviste plusieurs fois condamné (voir ci-dessous)

MEMORIAL 98

Actualisation du 24 novembre  2016

 
Zemmour reprend et officialise la campagne souterraine lancée par l'extrême-droite et une partie de LR  contre Juppé, stigmatisé comme ami des islamistes; sur RTL aujourd'hui il commente: "c'est Ali Juppé qui a perdu la primaire".

 A nouveau la direction de RTL est complice des propos calomnieux de son intervenant raciste et pétainiste



Actualisation 18 novembre 2016
 
Bonne nouvelle: les magistrats de la Cour d'appel ont confirmé la peine de 3000 euros d'amende, prononcée en première instance contre Zemmour  La cour d'appel de Paris a rendu son jugement, ce 17 novembre, dans son procès jugé pour "provocation à la haine envers les musulmans" (voir ci-dessus).  De plus il devra également verser 1000 euros à trois associations, pour leur préjudice moral, et 1 euros à deux autres associations.

Dans la même interview à un journal italien Zemmour avait aussi estimé que l'hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que "irréaliste", peut se comparer avec "les cinq ou six millions d'Allemands qui ont dû quitter l'Europe centrale après la guerre" ou avec l'expulsion d’un « million de pieds-noirs » d'Afrique du Nord dans les années 60.  

Memorial 98


Actualisation du 8 octobre 2016

Zemmour escalade dans sa croisade et congratule les assassins terroristes


Dans une interview au mensuel de droite radicale Causeur, parue jeudi 6 octobre, il  appelle à  contraindre les musulmans de France à renoncer à leur liberté religieuse en estimant qu’entre la France et l’islam, "les musulmans doivent choisir"

Puis ils se lance dans une ce qui apparait comme une apologie de Daech et du terrorisme, que d'une part il assimile à l'islam et que d'autre part il oppose à l"incapacité" des non-musulmans à mourir pour leurs croyances. Il s'agit littéralement d'un éloge de la mort et de l'assassinat comme manière d'imposer ses vues et en cela Zemmour se place dans la lignée du fascisme qui érige le massacre comme horizon.    

 "Quelle condescendance ! Moi, je prends l'islam au sérieux, je ne le méprise pas ! dit il . Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient, ce dont nous ne sommes plus capables."

"Vous respectez des gens qui roulent en camion sur des enfants ? Qui tuent des journalistes parce qu'ils ont représenté leur prophète ? Vraiment ?" poursuit le journaliste. "Pardon de vous chagriner, mais l'Histoire, c'est ainsi. Des innocents meurent parce qu'ils sont dans le mauvais camp ou au mauvais endroit au mauvais moment", répète Eric Zemmour.

La Société des Journalistes (SDJ) de RTL  a dénoncé une fois de plus  les  propos de Zemmour et sa place au sein de la radio:  "Si ces propos n'ont pas été tenus sur RTL, la SDJ de RTL se sent pourtant concernée au premier chef", a-t-elle réagi, précisant que "sans appartenir à la rédaction de RTL, Eric Zemmour, est chroniqueur sur l'antenne depuis plusieurs années, il est souvent perçu à l'extérieur comme un 'journaliste' ou un 'éditorialiste' de cette radio."
La SDJ de la radio de la rue Bayard rappelle qu'elle a fait part à sa direction "à maintes reprises" de son "malaise". "Elle s'est désolidarisée des propos d'Eric Zemmour et a posé la question de la place qui lui est dévolue sur l'antenne", a-t-elle poursuivi, estimant "de son devoir de faire savoir aux auditeurs de la radio et à l'opinion son aversion pour des propos qui, à ses yeux, portent atteinte à la mémoire des victimes du terrorisme et à la douleur des familles."

Car en effet la direction de RTL est à nouveau interpellée: poursuivra-t-elle son soutien à Zemmour en lui accordant une place à l'antenne?   



Actualisation du 17 décembre 2015 :

 Zemmour à nouveau condamné pour incitation à la haine raciale en raisons de propos contre les musulmans.
Mais celui ne lui coute que 3000 Euros. La direction de RTL est à nouveau mise en cause: continue-t-elle à soutenir Zemmour ?

 Memorial 98


Parmi la vague de vautours qui sévit suite aux attentats du 13 Novembre de Marine Le Pen à Collard et de Morano à Sarkozy, Zemmour tient une place importante en raison de sa visibilité médiatique et de sa capacité à y porter les idées les plus réactionnaires.
Dans sa émission sur RTL du mardi 17 novembre, Zemmour a appelé a bombarder le quartier bruxellois de Molenbeek plutôt que Raqa en Syrie. Pas très surprenant de la part de celui qui a comme fond de commerce le racisme violent, l'islamophobie appuyés sur un pétainisme rance

Il veut ainsi affirmer que la guerre contre tous les musulmans d'ici lui importe beaucoup plus que le sort de la population syrienne ou même l'avenir de Daech.

Zemmour a aussi attaqué ces dernières semaines A. Merkel en agitant le spectre d'un génocide de l'Allemagne submergé sous le flot des migrants. Selon lui "l'Allemagne millénaire" est détruite par le multiculturalisme.

On se souvient de sa tentative de réhabiliter Pétain qui aurait protégé des Juifs de France, alors que les documents montrent abondamment à quel point le chef de Vichy a constamment aggravé les mesures anti-juives qui lui étaient soumises.   

Mais le pire est que RTL soutient Zemmour et prétend qu'il s'agit de " deuxième degré".

La direction de cette radio est ainsi totalement complice de Zemmour, alors même que la société des journalistes de la station s’était formellement désolidarisée de M. Zemmour le 17 décembre dernier. Elle réagissait après ses nouveaux propos diffamatoires sur les musulmans au journal italien Corriere della sera et déclarait : « Ses prises de position, récurrentes à l’antenne et hors antenne, ternissent les valeurs de vivre-ensemble qui ont toujours été défendues par RTL ».
Pour ces mêmes propos, le parquet de Paris a requis début novembre une peine de 10 000 euros d’amende contre Zemmour, poursuivi pour provocation à la haine envers les musulmans. 

A la même époque, la directrice de la rédaction d’i-Télé, Céline Pigalle, avait mis fin à l’émission de débat de  Zemmour avec Nicolas Domenach.

La direction de RTL creuse décidément un  sillon raciste et se joint aux charognards qui attisent les haines suite aux attentats du 13 Novembre. De plus elle récidive dans cette voie. Ainsi le 3 septembre dernier son commentateur-vedette Olivier Mazerolle avait relayé une rumeur raciste contre les ministres Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri comme nous l'avions relevé. Dans ce cas aussi, il n'y avait eu aucune sanction.

La direction de RTL est ainsi partie prenante d'un climat de tension entretenu auprès de ses nombreux auditeurs. Si le CSA ne réagit pas, il sera également complice.   

 MEMORIAL 98
Mise à jour du 12 octobre 2017: Zemmour insulte Omar Sy qui lui répond pertinemment et proteste contre la place qui lui est faite faite .


Le 12 Octobre le comédien a répondu avec indignation aux propos d'Éric Zemmour le qualifiant de "guignol".

 Omar Sy a fait part de son agacement suite aux propos d'Éric Zemmour dans C à vous, et les médias qui les relayent. 
"Vous êtes rentrée dans son système". Dans l'émission de France 5 le 10 octobre, Éric Zemmour avait traité Omar Sy de "guignol". Le polémiste réagissait à des images où l'acteur fustigeait "ceux qui vendaient du vomi" en librairie, en attisant la haine.
Interrogé sur cette provocation du polémiste, l'acteur réagit: "Je n'ai pas envie de réagir en fait. Dans l'extrait qu'ils ont montré dans C à vous, volontairement, je ne cite pas Éric Zemmour, car je n'ai pas envie de lui donner d'intérêt. Son système, c'est qu'il fait de la provoc’ pour la provoc’ et il dit des choses pour qu'après, justement, on reparle de lui", souligne Omar Sy. "Et là, Daphné ( Burkli de Europe 1) , sans le vouloir, vous êtes rentrée dans son système : on repasse son extrait, on reparle de lui et comme ça il est présent dans les médias jour après jour", déplore-t-il.
"Associer son nom au mien, le pire qu'il puisse m'arriver". "Il ne faut plus qu'il soit invité car c'est un criminel. Il a été condamné pour incitation à la haine et ça, personne ne le dit", regrette Omar Sy,  "Là, on participe à ce système et vous m'obligez à lui répondre. Et du coup, on va passer mon extrait et lui va répondre et ce n'est jamais terminé", répète-t-il. "Posez-vous la question la prochaine fois que vous faites un truc comme ça, vous lui faites un joli cadeau. Et Anne-Elisabeth Lemoine (la présentatrice de C à vous) en lui passant l'extrait qui date de deux ans, elle associe son nom au mien, c'est le pire qui puisse m'arriver", a-t-il encore ajouté, avant de conclure : "je n'ai pas envie d'être traîné dans la boue avec les cochons".
Les directions des médias sont de nouveau mises en cause car elle maintiennent à l'antenne un récidiviste plusieurs fois condamné (voir ci-dessous)



MEMORIAL 98



Mise à jour du 24 juin 2017:


Bonne nouvelle: nouvelle condamnation pour Eric Zemmour le 22 juin à 5 000 euros d'amende, pour provocation à la haine après avoir tenu des propos antimusulmans à la télévision. Les faits datent du 6 septembre 2016 : dans l'émission "C à vous", sur France 5, le polémiste avait soutenu que "tous les musulmans, qu'ils le disent ou qu'ils ne le disent pas", considéraient les jihadistes comme de "bons musulmans".
Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que ces propos présentaient "une gravité incontestable", "stigmatisant à plusieurs reprises et en des termes particulièrement violents et péremptoires une communauté prise dans son ensemble". 

La direction de RTL est à nouveau mise en cause car elle maintient à l'antenne un récidiviste plusieurs fois condamné (voir ci-dessous)

MEMORIAL 98

Actualisation du 24 novembre  2016

 
Zemmour reprend et officialise la campagne souterraine lancée par l'extrême-droite et une partie de LR  contre Juppé, stigmatisé comme ami des islamistes; sur RTL aujourd'hui il commente: "c'est Ali Juppé qui a perdu la primaire".

 A nouveau la direction de RTL est complice des propos calomnieux de son intervenant raciste et pétainiste



Actualisation 18 novembre 2016
 
Bonne nouvelle: les magistrats de la Cour d'appel ont confirmé la peine de 3000 euros d'amende, prononcée en première instance contre Zemmour  La cour d'appel de Paris a rendu son jugement, ce 17 novembre, dans son procès jugé pour "provocation à la haine envers les musulmans" (voir ci-dessus).  De plus il devra également verser 1000 euros à trois associations, pour leur préjudice moral, et 1 euros à deux autres associations.

Dans la même interview à un journal italien Zemmour avait aussi estimé que l'hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que "irréaliste", peut se comparer avec "les cinq ou six millions d'Allemands qui ont dû quitter l'Europe centrale après la guerre" ou avec l'expulsion d’un « million de pieds-noirs » d'Afrique du Nord dans les années 60.  

Memorial 98


Actualisation du 8 octobre 2016

Zemmour escalade dans sa croisade et congratule les assassins terroristes


Dans une interview au mensuel de droite radicale Causeur, parue jeudi 6 octobre, il  appelle à  contraindre les musulmans de France à renoncer à leur liberté religieuse en estimant qu’entre la France et l’islam, "les musulmans doivent choisir"

Puis ils se lance dans une ce qui apparait comme une apologie de Daech et du terrorisme, que d'une part il assimile à l'islam et que d'autre part il oppose à l"incapacité" des non-musulmans à mourir pour leurs croyances. Il s'agit littéralement d'un éloge de la mort et de l'assassinat comme manière d'imposer ses vues et en cela Zemmour se place dans la lignée du fascisme qui érige le massacre comme horizon.    

 "Quelle condescendance ! Moi, je prends l'islam au sérieux, je ne le méprise pas ! dit il . Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient, ce dont nous ne sommes plus capables."

"Vous respectez des gens qui roulent en camion sur des enfants ? Qui tuent des journalistes parce qu'ils ont représenté leur prophète ? Vraiment ?" poursuit le journaliste. "Pardon de vous chagriner, mais l'Histoire, c'est ainsi. Des innocents meurent parce qu'ils sont dans le mauvais camp ou au mauvais endroit au mauvais moment", répète Eric Zemmour.

La Société des Journalistes (SDJ) de RTL  a dénoncé une fois de plus  les  propos de Zemmour et sa place au sein de la radio:  "Si ces propos n'ont pas été tenus sur RTL, la SDJ de RTL se sent pourtant concernée au premier chef", a-t-elle réagi, précisant que "sans appartenir à la rédaction de RTL, Eric Zemmour, est chroniqueur sur l'antenne depuis plusieurs années, il est souvent perçu à l'extérieur comme un 'journaliste' ou un 'éditorialiste' de cette radio."
La SDJ de la radio de la rue Bayard rappelle qu'elle a fait part à sa direction "à maintes reprises" de son "malaise". "Elle s'est désolidarisée des propos d'Eric Zemmour et a posé la question de la place qui lui est dévolue sur l'antenne", a-t-elle poursuivi, estimant "de son devoir de faire savoir aux auditeurs de la radio et à l'opinion son aversion pour des propos qui, à ses yeux, portent atteinte à la mémoire des victimes du terrorisme et à la douleur des familles."

Car en effet la direction de RTL est à nouveau interpellée: poursuivra-t-elle son soutien à Zemmour en lui accordant une place à l'antenne?   



Actualisation du 17 décembre 2015 :

 Zemmour à nouveau condamné pour incitation à la haine raciale en raisons de propos contre les musulmans.
Mais celui ne lui coute que 3000 Euros. La direction de RTL est à nouveau mise en cause: continue-t-elle à soutenir Zemmour ?