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lundi 28 septembre 2015

Le Bon Coin justifie la publication d'une annonce antisémite: agissons !


Mise à jour du 28 septembre, 16h30: la mobilisation paye. En moins d'une heure, le site Le Bon Coin interpellé sur Twitter et par mail, avec copie de notre article, a retiré l'annonce incriminée, alors que celle-ci se trouvait sur le site depuis le 5 septembre. Merci à toutes et tous , n'hésitez pas à utiliser le tweet ci-dessous, où Le Bon Coin affirme que les annonces antisémites et pro-nazies sont bannies sur son site, pour protester contre d'autres annonces éventuelles ! 




 Depuis le 5 septembre, sur le site d'occasions Le Bon Coin, on trouve une édition du pamphlet antisémite " Le Juif International" d'Henry Ford, ré-édité par l'entreprise d'Alain Soral Kontre Kulture. 

Aux États-Unis ce pamphlet extrêmement violent écrit dans les années 20 par le grand patron de l'automobile reste encore aujourd'hui une des références importantes des groupes suprémacistes blancs, ceux qui sont à l'origine d'attentats et d'assassinats de plus en plus fréquents: en témoignent à quelques semaines d'intervalles, la tuerie perpétrée par Dylan Roof dans une église puis celle intervenue quelques semaines plus tard dans un cinéma, toujours en Louisiane, toutes deux accomplies  par des néo-nazis.

Le "Juif International ", qui développe abondamment un racisme biologique assorti d'appels à peine masqués à l'extermination sera une source d'inspiration pour Adolf Hitler, qui y trouvera notamment la trame de sa dénonciation hallucinée du "judéo-bolchevisme" et de la "finance capitaliste juive" comme les deux facettes du même complot de la même "race honnie". On y trouve déjà l'arme du négationnisme et du retournement victimaire qui se développera après la Shoah: Ford explique à ses lecteurs américains que les pogroms en Europe de l'Est n'existent pas et qu'ils ne sont qu'une invention juive pour masquer leur invasion programmée des États-Unis en une fuite face aux persécutions. 

L'ouvrage est également porteur d'un racisme global construit à partir de la rhétorique antisémite: les Juifs , déterminés à affaiblir la race blanche, se serviraient des autres races inférieures, "orientales" et et "africaines" pour accomplir leur projet: ainsi l'ouvrage décrit-il le jazz comme une manifestation du grand complot destiné à propager le métissage culturel et à abâtardir les Blancs, par tous les moyens possible. 

Bien évidemment, l'ouvrage est disponible en français sur de nombreux sites néo-nazis. Mais sa vente par la maison d'éditions d'Alain Soral a été empêchée par une décision judiciaire ordonnant le retrait de nombreux passages de l'ouvrage en 2013, décision contre laquelle Soral a fait appel, mais qui reste exécutoire pour le moment. 

Comme souvent, et malgré l'ampleur de la tâche, des antiracistes ont immédiatement écrit au site "Le Bon Coin " pour demander le retrait  de l'annonce et l'application par Le Bon Coin d'une politique de retrait des annonces de vente d'objets ou d'ouvrages incitant à la haine raciale.

Voici la réponse du site :  

"Bonjour,

Il est possible que cette annonce soit abusive mais nous n'avons pas suffisamment d'éléments pour la supprimer.
Vous êtes libre de ne pas donner suite si vous ne le souhaitez pas. Merci pour votre confiance et à bientôt sur notre site."

Cette réponse est un très bon exemple de l'hypocrisie globale des justifications habituelles des grands sites de commerce ou des hébergeurs de contenu sur le net: tous, lorsqu'ils sont pris la main dans le sac par de grands médias sur leur complaisance vis à vis des contenus antisémites, racistes, islamophobes ou homophobes font référence à la possibilité pour les internautes de signaler ces contenus. Tous arguent de la grande quantité de contenus postés sur leurs sites et de l'impossibilité de les modérer en temps réel, et tous prétendent cependant être prêts à faire le nécessaire si on leur signale ces contenus. 

Ainsi en juillet 2014, le Bon Coin finit-il par supprimer une annonce qui mentionnait explicitement ne pas accepter les "gens d'Afrique " dans son gîte, après qu'une mobilisation suffisante ait eu lieu pour déclencher des articles de presse. De même en 2013, où à l'occasion du bad buzz déclenché après la publication d'une annonce immobilière raciste, le site déclare être "particulièrement vigilant" et avoir mis en place des "filtres" qui détectent les contenus racistes.

En réalité, le seul "filtre" est celui de notre mobilisation, et les responsables du site n'hésitent pas à se contenter d'un odieux " si t'aimes pas t'achète pas", quand celle-ci n'est pas assez grande.

Puisque le respect des lois antiracistes est en option assumée pour Le Bon Coin , puisque celui-ci est prêt à faire du commerce sur la haine si le rapport de forces n'est pas suffisant, nous invitons tous nos lecteurs à se mobiliser.



Merci d'envoyer cet article avec une phrase d'introduction courtoise mais ferme , exigeant le retrait immédiat de l'annonce sur le formulaire de contact du site  disponible ici.

Exemple d'introduction

" Bonjour, extrêmement choqué par la publication d'une annonce proposant à la vente le pamphlet raciste d'Henry Ford, vente explicitement condamnée par une décision de justice, je suis très étonné de votre fin de non-recevoir opposée à des personnes ayant protesté contre cette annonce. Je remarque que votre site ne prévoit pas l'incitation à la haine raciale dans votre rubrique "Abus". Je me joins donc à l'association Mémorial 98 pour exiger le retrait immédiat de cette annonce, mais également des explications sur votre position initiale de maintien. Dans l'attente, je diffuse l'article joint le plus largement possible. 

Si vous avez un peu plus de temps, vous pouvez également poster cet article dans les commentaires des posts de la page Facebook du Bon Coin ou les interpeller sur Twitter @leboncoin.

samedi 4 avril 2015

Plantu: négationnisme, sexisme, islamophobie, violence.

 
Sur le blog, nommé « Je te fais un dessin »  qu’il tient sur la plateforme Internet du Monde, le dessinateur Plantu a publié le 2 avril un dessin négationniste et sexiste d’une rare obscénité. Il s’agit selon lui de dénoncer le marketing de l’anorexie. 
La scène représente le viol d’une prisonnière des camps nazis par un SS. La déportée tient dans les mains un magazine de mode, et le SS lui intime : « tourne les pages salope ». En arrière fond, le portail d’Auschwitz, avec l’inscription « marketing macht frei ».

Que dit ce dessin de Plantu ? Qu’être vouée à l’extermination, la sienne en tant qu’individu, et celle aussi de toute sa communauté, avec la culture, l’histoire, les langues qui en sont parties intégrantes, c’est équivalent à être obsédée par la minceur voire la maigreur, conçue comme idéale dans certains milieux. Que finalement les camps, ça ne devait pas être si terrible que ça, parce qu’aujourd’hui, les survivantes squelettiques seraient sur les podiums des défilés de mode. Et puis ce dessin dit aussi qu’une femme, c’est toujours bon à violer, quel que soit l'état dans lequel elle se trouve.

Le négationnisme prend deux formes principales. Il s’agit d’une part  de la négation, clairement affirmée ou sous-entendue via le doute systématique de faits  et d’autre part de la banalisation, via notamment des comparaisons qui permettent de minimiser l’horreur de la « solution finale ».
C’est dans cette deuxième catégorie que se place le dessin de Plantu. Les phénomènes à dénoncer ne manquent pas en ce monde, mais on se doit de les dénoncer pour ce qu’ils sont, tout simplement. Quel besoin, si ce n’est en raison de cette imprégnation antisémite, de toujours comparer à la Shoah ?
Ce relativisme n’est pas nouveau, il peut même être issu d’une « ultra-gauche » dégénérée. Ce dessin de Plantu rappelle en effet la comparaison ignoble faite par le journal « La banquise » dans les années 1980, entre le numéro tatoué sur le bras des déportés de certains camps et le numéro de Sécurité sociale (voir cet article à propos des racines et excroissance du négationnisme pour la citation exacte)
Plantu est un récidiviste dans ce domaine.
En janvier 2014, à un moment où l’interdiction de spectacles de Dieudonné faisait la une de l’actualité, Plantu avait sur i-télé fait part de ses positions. Il affirmait  son soutien à Dieudonné, au nom de la "liberté d’expression".  On comprend dans l’entretien que Plantu va voir ses spectacles, et qui ne ferait "que critiquer la religion, toutes les religions", avec parfois quelques "provocations".
Dans cette émission Plantu reprenait ainsi mot pour mot les arguments des avocats de Dieudonné, selon lesquels celui-ci critiquerait "toutes" les religions, sans évidemment fournir le moindre exemple de critique autre que celle ciblant le judaïsme.
Deux questions se posaient déjà à ce moment-là : Plantu se trouvait-il sur la pente du dessinateur Konk, qui lui aussi dessinait à la une du Monde pendant de nombreuses années et qui devenu négationniste et fasciste,  publie maintenant dans Minute et Rivarol?
 
Autre question, comment allait réagir le journal Le Monde, alors que son éditorialiste dessinateur se plaçait à ce point aux côtés de Dieudonné ?

Sans doute Plantu rejettera-t-il sa caractérisation comme antisémite, bien que certains de ses propos dans cette émission de 2014 font percevoir une hostilité à l’égard de la communauté juive et du CRIF, l’organisation qui, pour certains, en est le symbole. Mais, au-delà de l’individu et de ses convictions et positions, nous interrogeons le contenu qu’il produit, avec ses paroles, ses dessins, sa manière d’aborder les sujets  et les effets de ce qu’il produit. Et indéniablement, ce dessin de Plantu alimente le négationnisme, banalise la Shoah, à travers le relativisme et les fantasmes pornographiques autour des relations entre SS et déportéEs dans les camps.

On peut donc se reposer les questions déjà évoquées : dans quelle dynamique Plantu se place-t-il ? Et qu’a à dire Le Monde des productions de son dessinateur-vedette, publiées sur le site du journal ?

Mise à jour du 20 novembre 2019 

 Plantu récidive et escalade. A l'occasion de la journée mondiale de défense du droit des enfants, il publie ( ci-dessous) pour L'Express un dessin nauséabond et le relaye sur son compte Twitter. Si on comprend bien, il s'agit pour lui de dénoncer la demande des femmes de djihadistes, gardées prisonnières, d'être ramenées en France avec leurs enfants. Les détails sanguinolents et sexistes de ce dessin attribuent à ces femmes des crimes atroces. 
La question est à nouveau posée à l'Express et au Monde: vont-ils continuer à offrir à Plantu une tribune lui permettant de publier ce genre d'horreurs et d'appels à la violence contre ces femmes ?
 



PLANTU
@plantu
·
LA JOURNÉE DU DROIT DES ENFANTS. (le dessin de l’Express).


  
Memorial  98

Actualisation du 31 mars 2016


Plantu poursuit sa campagne. Il publie ce 31 mars un dessin décrivant les femmes porteuses d'un foulard sous la forme de porteuses d'un sac-poubelle. Plantu reprend ainsi les thèmes les plus sexistes et vulgaires de la propagande raciste qui traînent sur les sites fascistes. Cette "image" est aussi utilisée par le très islamophobe maire de Wissous (91) Richard Trinquier. Ainsi en octobre 2012, il partage un photomontage sordide, une mère et sa fille voilées de la tête aux pieds et vêtues de noir, y sont assimilées à deux grands sacs poubelle qui les encadrent. Sa légende : «Photo de famille.»



Actualisation 30 mars 2016

Nouvelle production nauséabonde de Plantu ce 30 mars. Il assimile les femmes porteuses d'un foulard et les porteuses d'une ceinture explosive lors d'un attentat-suicide. Dans le contexte des attentats de Bruxelles (et de Lahore) ce dessin cherche à accentuer la stigmatisation de ces femmes. On notera l’obsession sexiste de Plantu.   

MEMORIAL 98

samedi 14 février 2015

Autour de la condamnation du national socialiste et négationniste Vincent Reynouard

Le parquet fait appel de peine de prison de deux ans à laquelle a été condamné le 11 février 2015 le néo-nazi Vincent Reynouard, estimant que la peine est "disproportionnée" au vu de ce que prévoit la loi. 
Encore un "cafouillage" judiciaire concernant la répression des propagandistes de la haine...

Il n'y a pas de différence juridique entre les délits de "négation du génocide" et celui de "apologie de crimes contre l'humanité". La peine encourue est d'un an de prison ferme dans tous les cas. Et la peine peut être portée à cinq ans dans le cas où les faits reprochés ont entrainé de manière directe des atteintes aux biens et aux personnes. Il n'est pas prévue d'aggravation de la peine en cas de récidive. 
 
Reynouard ayant immédiatement interjeté appel de son côté, le procureur n'était pas obligé de le faire. De plus, si l'on doit parler d'amateurisme judiciaire, alors les procureurs auraient du interjeter appel de la plupart des décisions de condamnation pour apologie du terrorisme, la plupart étant des torchons juridiques pris en cinq minutes. Ils ne l'ont pas fait et n'ont pas semblé trop embêtés de l'irrespect du droit dans ces circonstances, la disproportion n'en est pas moins flagrante. Dans un cas , l'Etat se moque de passer pour un destructeur de libertés, mais face aux néo-nazis, par contre, c'est une préoccupation majeure, qui donne même lieu à des déclarations dans la presse. Une nouvelle fois, en tout cas, ça laisse un goût très amer , il y a toujours un "souci" avec les procédures contre cette mouvance en ce moment, et le hasard a bon dos, au bout d'un moment, il n'y a pas de vraie volonté politique de lutter contre tout cela, à mon avis, sans quoi il n'y aurait pas "amateurisme".

Reynouard affirme ouvertement sa totale admiration pour le nazisme et ses crimes, et se revendique national-socialiste.
Une nouvelle fois, la différence de traitement est flagrante entre le militant néo-nazi ultrarécidiviste et ces gens qui ont pris parfois jusqu'à trois ans ferme avec mandat de dépôt à l'audience pour "apologie du terrorisme", en comparution immédiate, et sans que les droits de la défense ne soient respectés.
Cette politique aura de graves conséquences pour l'avenir, car elle épargne les propagandistes: d'ailleurs Reynouard faisait l'objet d'un entretien avec le site de Dieudonné et Joe Le corbeau à la sortie de son proçès, réitérant avec un plaisir visible, les pires discours négationnistes et l'apologie du 3ème Reich.
 

dimanche 1 février 2015

Criminalisation des enfants pour apologie du terrorisme : où est la gauche antiraciste ?

Parmi les témoignages à charge contre Ahmed, 8 ans, traîné au commissariat de Nice pour apologie du terrorisme, et contre son père, celui de la déléguée des parents FCPE, semblait à priori peu suspect: voilà une maman qui fait mine de "vouloir dégonfler l'affaire", mais qui en passant décrit le père comme un excité incontrôlable ayant envenimé et médiatisé une situation dans laquelle enseignants et direction de l'école voulaient "juste" discuter.
Mme Therache Mollet a été citée sur TF1, France Télévisions et dans l'Express. Seulement, Mme Therache est également une propagandiste raciste extrêmement violente comme en témoignent ses captures d'écran faites sur son Facebook par des militantEs antiracistes, avant qu'elle ne les efface.


Outre le problème médiatique, ceci en soulève un autre, récurrent: si ce genre de personnes est désormais acceptée dans des organisations censées être antiracistes comme la FCPE, que reste-t-il de l'universalisme de ces organisations ?

Reprenons : au départ, on apprend l'affaire par l'avocat de la famille du petit Ahmed, sans quoi d'ailleurs les autorités n'auraient pas eu à se justifier et ne l'auraient pas fait. Une affaire similaire est survenue sur Villers Coteret, le 15 janvier, avec convocation pour "apologie du terrorisme" d'un enfant de neuf ans, qui montre qu'on n'est pas dans un contexte isolé, et que la Ministre a menti en disant qu'aucun enfant de cet âge n'était convoqué pour apologie du terrorisme . 
 "C'est un autre enfant qui vient [le] dire après coup à sa mère qui est l'une des employées de la cantine, qui le dit à la personne qui encadre la cantine, un signalement est rédigé, (...) on prévient la brigade de gendarmerie", voilà ce que dit le procureur, et qui montre bien le vide du dossier, dossier qui n'est sorti que parce que les parents portent plainte pour diffamation. 

Concernant Nice, dans un premier temps, le Ministère affirme ne pas être au courant et la direction de l'établissement se justifie en invoquant la circulaire et en évoquant certes le comportement du père, mais sans nier la convocation de l'enfant. Puis la Ministre intervient et prétend que c'est seulement le père qui a été convoqué, et c'est à ce moment là qu'elle parle brusquement de "problèmes familiaux " et que l'enfant a été entendu dans ce cadre là. 
Lors de la conférence de presse donnée par la police auparavant, qu'on peut voir en replay sur les sites des chaînes d'info ou sur You Tube étrangement, la police, elle, ne nie pas avoir interrogé l'enfant sur cette affaire d'apologie du terrorisme. 
Pour le reste, personne ne ment, au sens formel du terme, simplement comme le dit si pudiquement la FSU, tout le monde se rend bien compte que "la machine s'est emballée", qu'un gamin de huit ans a été convoqué et interrogé au commissariat, et donc on cherche évidemment des explications de "contexte", les meilleurs étant évidemment celles qui correspondent aux préjugés, le père arabe violent, c'est parfait, évidemment. 
Sauf que même dans le cas où ce serait vrai, cela n'expliquerait pas la convocation et l'interrogatoire du fils: en cas de maltraitance, dans ce pays, il y a, s'il est besoin d'entendre l'enfant, un truc qui s'appelle la brigade des mineurs, avec une procédure protectrice, ça se passe pas au comico avec des flics de permanence.

Cela doit nous interroger sur la prise en compte de la parole des victimes, dans la mesure où un enfant de huit ans a bien été interrogé au commissariat pour des propos pro-terroristes, cela personne ne le le nie, de toute façon, certains cherchent juste des excuses diverses. 
Il est extrêmement dommageable d'avoir à reconnaître qu'aujourd'hui, une personne potentiellement victime de ce genre d'abus a finalement tout intérêt à contacter plutôt une organisation comme le CCIF, où elle sera bien accueillie et non soupçonnée, où sa parole vaudra celle d'enseignants et de policiers. Dommageable parce que ce devrait être le rôle de la gauche antiraciste, mais c'est pareil pour les actes antisémites, il vaut mieux aller voir le CRIF que cette même gauche. Et en fait, c'est ce que les gens font en général. pour après être accusés de communautarisme. Mais on se défend comme on peut, et avec les organisations qui font le meilleur boulot au quotidien.
 Et depuis des semaines, du boulot il y en a, car les affaires médiatisées sont les plus criantes, mais partout en France, les personnes aux opinions racistes utilisent la situation et les circulaires du Ministère pour pourrir la vie des musulmans, à l'Education Nationale comme ailleurs...