dimanche 2 août 2015
Jets d'acide sur un lieu de rencontres homosexuelles: un simple rappel à la loi !
samedi 1 août 2015
Manifestations en Israël: assez de violences et de crimes!
En ce moment-même (samedi 1er août au soir) des milliers de personnes sont rassemblées sur la place Rabin de Tel-Aviv, là où ce dernier fut assassiné par un terroriste d'extrême-droite le 4 novembre 1995, afin de protester contre le crime commis dans le village de Douma, près de Naplouse
(sur la pancarte en Une de l'article une citation du président de l’État Réouven Rivlin: "des membres de mon peuple ont choisi la voie de la terreur").
vendredi 31 juillet 2015
Israël: attaques terroristes d'extrême-droite contre la Gay Pride et la coexistence judéo-arabe
Actualisation du 26 juin 2016:
Yishai Schlissel, qui a tué Shira Banki, et blessé plusieurs autres personnes lors de la Gay Pride qui s'est tenue à Jérusalem en juillet 2015, a été condamné dimanche 26 juin à la prison à perpétuité, assortie de 31 ans de détention.
En juillet de l'année dernière, Shlissel s'était précipité sur le défilé qui parcourait Jérusalem, armé d'un couteau. Shira Banki, 16 ans, grièvement touchée avait succombé à ses blessures quelques jours plus tard, tandis que six autres personnes avaient été blessées.
Le geste de Shlissel avait causé un émoi d'autant plus grand en Israël que l'homme avait été libéré quelques semaines auparavant, après avoir purgé 10 ans de prison pour une agression similaire lors d'une précédente marche des fiertés à Jérusalem en 2005.
Il avait alors blessé trois personnes.
Il s'était abondamment répandu contre les homosexuels sur différents forums avant de passer à nouveau à l'acte l'année dernière.
Inculpé d'assassinat le 24 août, Yishaï Shlissel n'avait montré aucun remords devant le tribunal. Il avait même estimé que "la marche des fiertés devait être arrêtée pour permettre à l'âme de Shira Banki de s'élever vers le paradis".
"Quiconque participe à la Gay Pride de Jérusalem déclare la guerre à Dieu et celui qui défie Dieu ne peut demander à être plaint", avait-il martelé. La police israélienne avait été vivement critiquée pour son incapacité à l'empêcher de passer de nouveau à l'acte et des limogeages jusqu'aux plus hauts niveaux de l'institution avaient suivi cette attaque.
L'agression du 30 juillet avait été suivie le lendemain d'une attaque perpétrée par des extrémistes juifs contre la famille palestinienne Dawabshe. Plusieurs de ses membres, dont un bébé avaient été brûlés vifs dans le village de Douma, en Cisjordanie occupée. Ces deux événements violents avaient entraîné des mobilisations de protestation et remis sur le devant de la scène la question de la violence de l'extrême-droite.
Le verdict survient alors que Netanyahou a mis en place un gouvernement marqué à l'extrême-droite
Memorial 98
L'agresseur de la Gay Pride de Jérusalem qui a poignardé plusieurs participants ce 30 juillet, Yishaï Schliessel, est un ultra-orthodoxe récidiviste. Il venait de sortir de prison suite à une attaque du même type en 2005.
Il avait d'ailleurs annoncé publiquement son intention de récidiver. La police, avertie de sa libération et de ses intentions violentes, n'a pas pris de mesures particulières et porte donc une lourde responsabilité dans cette attaque.
Lehava regroupe notamment des militants "kahanistes" d'après le nom de Meïr Kahana, le "rabbin" raciste qui voulait expulser tous les Arabes d'Israël et même des territoires occupés. Son nom est l'acronyme de l'" Organisation pour la Prévention de l' Assimilation en Terre Sainte" et signifie aussi la flamme. Elle s'attache particulièrement à saboter par la violence toute forme de contact entre Juifs et Arabe. Le prétexte habituel de ses activités est d'empêcher les unions mixtes judéo-arabes. Son chef Gopstein était un activiste du mouvement de Kahana nommé "Kach", qui a été dissous en tant qu'organisation raciste en 1988.
Un acte terroriste particulièrement grave a été commis récemment par des militants de Lehava à l'encontre de l'association Yad Beyad ("Main dans la main" en hébreu) qui met en œuvre des actions de fraternisation et de coexistence judéo-arabe (voir l'illustration en une de l'article). Elle gère plusieurs écoles bilingues et avait organisé durant la guerre de Gaza en 2014 de nombreuses actions contre la violence et l'occupation. Memorial 98 rend compte régulièrement des activités de cette association et soutient son combat.
Actualisation du vendredi 31 juillet: l'incendie criminel mis en œuvre par des colons extrémistes dans le village de Douma a tué cette nuit le petit Ali Saad Dawabshe, âgé de 18 mois. Dans ce cas aussi, le crime ne constitue pas une surprise car selon les services de sécurité israéliens eux-mêmes, plusieurs tentatives du même genre ont eu lieu dans les derniers mois, toutes commises au petit matin afin de faire le maximum de morts parmi les familles. Ce massacre fait partie de la stratégie de terreur des extrémistes juifs sous le sigle de "Tag Mehir/ le prix à payer" censée représenter une réponse aux actions palestiniennes. L'incapacité des puissants services secrets israéliens à agir face au terrorisme des colons et de l'extrême-droite soulève de nombreuses interrogations et doutes. Le président israélien a d'ailleurs condamné la "négligence et la faiblesse face à ces agissements". En effet l'indulgence dont ont bénéficié les différents terroristes d'extrême-droite, dont ceux de la "cellule clandestine juive" les a encouragé dans leurs actes criminels. Les manifestations des prochains jours en Israël et dans les territoires occupés ne manqueront pas de réclamer que ces terroristes soient punis et mis hors d'état de nuire.
MEMORIAL 98
lundi 27 juillet 2015
Attentat dans un cinéma en Louisiane; comme à Charleston, le tueur était néo-nazi.
dimanche 26 juillet 2015
Bikini de Reims: manipulation raciste et campagne islamophobe.
Excitation malsaine: l'affaire dite du "bikini de Reims" a provoqué une flambée de réactions et de commentaires laissant entendre qu'il s'agissait une manifestation d’intolérance islamiste.
MEMORIAL 98
Actualisation du 9 Septembre 2016:
C’est le cas à nouveau dans « l’affaire des shorts » de Toulon.
L’agression d’un groupe de femmes au prétexte qu’elles portaient ce vêtement, le 4 septembre, à Toulon, s’avère dépourvue de connotation religieuse, selon Nice Matin.
Dans ce quotidien régional, l’une des mères de famille agressées le confirme : « Nous n’étions pas en short. Nous étions en tenue de sport. Un premier jeune nous a mal parlé et puis les choses ont rapidement dégénéré alors que nous étions en famille et avec nos enfants. » L’agression reste évidemment intolérable, mais le motif religieux en est absent.
Pourtant, il n’avait fallu attendre que quelques heures après la révélation des faits pour voir des réactions, comme cette tribune de la militante islamophobe Céline Pina dans Le Figaro, dénonçant une « police de la vertu islamiste ». Ce qui n’était en fait pas le cas.
Memorial 98
Actualisation 24 avril 2016:
Une nouvelle affaire du même type à Gennevilliers (92) mais le "bikini" est remplacé par une "jupe" . Des dizaines d'articles et un "buzz" monstrueux suite à une altercation. Le prétexte en aurait été le port d'une jupe par l'agressée. Et on a donc droit à un véritable déluge de commentaires et même une déclaration officielle de la mairie, amalgamant le voile (bien que la vidéo de la bagarre montre une femme voilée s'interposant) , la jupe, la terreur islamiste...
Or toute cette construction semble imaginaire. La personne mise en cause pour agression nie absolument, face aux caméras, toute connotation en rapport avec le port d'une jupe ou tout autre vêtement. La justice aura à trancher mais on assiste une fois de plus à une véritable bulle de stigmatisation et d'amalgame.
Memorial 98
jeudi 23 juillet 2015
Dix ans après: Anders Breivik symbolise et inspire le terrorisme d'extrême-droite
22 juillet 2021: un dixième anniversaire sous le signe du trauma
Dix ans après les attaques perpétrées par Anders Behring Breivik, le 22 juillet 2011 en Norvège, les survivants et les proches des victimes ne pourront pas se recueillir devant le mémorial national en hommage aux 77 personnes tuées. Sur le quai, en face de l'ile d'Utoya, à une quarantaine de kilomètres d’Oslo, le monument n’est toujours pas achevé. En 2017, un premier projet avait dû être abandonné, sous la pression des riverains.
Seize d’entre eux ont depuis traîné l’Etat et la Ligue des jeunes travaillistes (AUF) en justice, pour tenter de bloquer – en vain – les 77 colonnes de bronze, en cours de construction, sur les berges du fjord d’Oslo.
Pour Astrid Hoem, présidente d’AUF depuis décembre 2020, l’absence de mémorial officiel, dix ans après la tuerie la plus meurtrière commise en Norvège depuis la seconde guerre mondiale, est « une honte ». Comme de nombreux jeunes travaillistes, elle y voit un symbole : celui de l’incapacité de son pays et de ses habitants « à se mettre d’accord sur ce qui s’est vraiment passé » le 22 juillet 2011 et à reconnaître « le caractère idéologique des attentats ».
L’été 2011, Astrid Hoem avait 16 ans. Pour rien au monde elle n’aurait manqué les universités d’été d’AUF, organisées à Utoya depuis 1950. Le 22 juillet, ils étaient 564 sur l’île de 12 hectares. La plupart avaient moins de 20 ans. Leurs téléphones ont sonné, en milieu d’après-midi : une bombe venait d’exploser devant le siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts et des dizaines de blessés. Les leaders d’AUF ont tenté de rassurer les plus jeunes : à Utoya, ils se trouvaient « dans l’endroit le plus sûr au monde ».
Deux heures plus tard, les premiers coups de feu claquaient sous la pluie. Le massacre a duré un peu plus d’une heure. Astrid s’est cachée dans une faille, au bord de la falaise. Déguisé en policier, Anders Behring Breivik, 32 ans, a tué 69 personnes et blessé une centaine d’autres.
« Le pire a failli se reproduire »
Pendant des années, les survivants ont peu parlé, livrant une version édulcorée des événements. « Je ne voulais pas être Astrid d’Utoya », confie la leader d’AUF. « C’était tellement douloureux que je n’avais pas envie d’accabler les gens autour de moi », ajoute Tonje Brenna, secrétaire générale de l’organisation à l’époque. En mai, la jeune femme, âgée de 33 ans, a finalement décidé de tout raconter dans un livre, sans omettre le moindre détail, parce qu’« il est indispensable que les gens comprennent ce qu’est la terreur », explique-t-elle.
Ces derniers mois, de nombreux survivants se sont mis à témoigner. Tous avec le même objectif. « Il faut qu’on arrête de parler du 22 juillet comme d’une catastrophe naturelle terrible, ou de quelque chose de tellement horrible qu’on ne pourrait pas le nommer et qu’on admette que c’était un acte politique, commis par un homme », résume Elin L’Estrange, elle aussi rescapée d’Utoya.
« Culture du consensus »
Dès le 22 juillet, les jeunes travaillistes ont espéré une réaction. Mais quand Eskil Pedersen a tenté de lancer un débat sur la rhétorique utilisée au Parlement pour parler des immigrés, il a été accusé de vouloir limiter la liberté d’expression. « Pendant ce temps-là, Fjordman [un blogueur, mentor de Breivik] a reçu une bourse de l’association Fritt ord [“Le mot libre”] pour écrire un livre », s’insurge Elin L’Estrange. Les jeunes travaillistes critiquent les subventions versées par l’Etat à la fondation islamophobe et conspirationniste Human Rights Service ou l’invitation du chef de file de l’organisation Stop Islamisation of Norway sur la chaîne publique NRK.
Ils ont aussi été profondément choqués par le message, publié en mars 2018 sur Facebook, par la ministre de la justice, Sylvi Listhaug – aujourd’hui dirigeante du Parti du progrès (FrP), une formation d’extrême droite dont Breivik a été membre une dizaine d’années. Elle y affirmait que le Parti travailliste « pense que les droits des terroristes sont plus importants que la sécurité de la nation » : un message rappelant les théories conspirationnistes du tueur. Mme Listhaug a fini par démissionner.
Mais, à cette occasion, le Parti travailliste et AUF ont de nouveau été accusés de « jouer la carte du 22 juillet », ce qui leur est fréquemment reproché, par la droite notamment. Un sondage, réalisé au printemps par le Centre de recherche sur l’extrémisme à l’université d’Oslo, montre que 30 % des personnes interrogées pensent ainsi qu’AUF et les travaillistes ont exploité la tragédie à des fins politiques. « C’est pourtant le contraire qui s’est produit », affirme le chercheur Anders Jupskas Ravik, qui rappelle les efforts du Parti travailliste, au pouvoir, pour éviter les divisions.
« Trois quarts des Norvégiens ont participé à un hommage. Les jeunes venaient de toutes les régions et beaucoup de gens connaissaient quelqu’un à Utoya », Tore Witso Rafoss, sociologue
Dans son premier discours, le soir du 22 juillet 2011, et tous ceux qui ont suivi ensuite, le premier ministre d’alors, Jens Stoltenberg, a pris soin de dénoncer « une attaque contre la démocratie et la Norvège ». Aujourd’hui encore, c’est cette version qui domine. « Il y a un véritable paradoxe », reconnaît le sociologue Tore Witso Rafoss. Car les attentats ont bien affecté tout le pays : « Trois quarts des Norvégiens ont participé à un hommage. Les jeunes venaient de toutes les régions et beaucoup de gens connaissaient quelqu’un à Utoya. » Mais « Breivik a visé un parti en particulier », rappelle le sociologue.
Or, même les travaillistes ont mis très longtemps à le reconnaître. L’historien Hallvard Notaker y voit un effet de la « culture du consensus » en Norvège : après les attaques, il fallait avant tout préserver l’unité du pays. La double identité du Parti travailliste a brouillé sa position, estime l’historien : « D’un côté, il est l’expression politique du mouvement des travailleurs. De l’autre, c’est le parti qui a dirigé la Norvège pendant des décennies et qui est vu comme le garant de notre modèle social. » Après le 22 juillet, c’est ce deuxième aspect qui a primé.
Des survivants menacés
Aurait-il fallu réagir différemment ? Ministre des affaires étrangères à l’époque, Jonas Gahr Store, chef de file travailliste depuis 2014, rappelle que « la Norvège venait de connaître le plus gros choc depuis l’invasion du pays par l’Allemagne nazie, le 9 avril 1940 ». Dans ce contexte, il estime que l’appel à l’unité était « la meilleure réponse ». Mais, aujourd’hui, affirme-t-il, « nous ne pouvons pas continuer à dire que c’était seulement une attaque contre la démocratie, comme le fait la première ministre, Erna Solberg [conservatrice], depuis 2013, car ce n’est pas toute la vérité. C’était aussi une attaque contre le Parti travailliste et AUF ».
Dix ans après les attaques, AUF réclame la mise en place d’une commission sur l’extrémisme. « Il est temps de reconnaître que quelque chose ne fonctionne pas dans notre société et que nous ne parvenons pas à prévenir la radicalisation de certains jeunes hommes blancs », explique Astrid Hoem. L’initiative est soutenue par le Parti travailliste. Le 5 juillet, le chef de file des jeunes conservateurs, Sondre Hansmark, a estimé nécessaire de présenter ses excuses aux jeunes travaillistes, « laissés seuls dans un combat que nous aurions dû tous mener avec eux ».
MEMORIAL 98
Tarrent ( à g.) inspiré par Breivik
En ce huitième anniversaire des massacres de Brievik, on constate qu'il demeure une source d'imitation et d'inspiration pour les tueurs fascistes de par le monde. Ainsi Brenton Tarrent, auteur des massacres qui ont tué 49 personnes dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande ( voir ici), se réclame explicitement de lui. Il a publié un "manifeste" qui reprend les thèmes de Breivik et déclare même l'avoir rencontré afin de recevoir son assentiment.
Tarrent s'ajoute ainsi à la longue liste des terroristes qui se déclarent inspirés par les actes et l'idéologie de Breivik, y compris en France, comme le craignaient d'ailleurs les antiracistes et défenseurs des droits de l'homme en Norvège (voir ci-dessous ainsi que lesmises à jour à la fin de l'article )
A la veille de ce huitième anniversaire, le mémorial aux victimes d'Utoya a été profané par l'inscription d'une croix gammée. Deux hommes ont été arrêtés.
Nos pensées pour les 77 victimes de Breivik.
Memorial 98
MEMORIAL 98
Le 22 juillet 2011, une bombe placée dans une voiture piégée explosait dans le quartier des ministères à Oslo. L'attentat visait une ex-Première ministre, personnalité du Parti travailliste et tuait huit personnes. Une heure et demie plus tard le terroriste d'extrême-droite qui avait commis l'attentat, Anders Breivik, se rendait sur l'île d'Utoya, à proximité d'Oslo, déguisé en policier. Ce jour-là, avait lieu un rassemblement des membres de la Ligue des jeunes travaillistes (gauche), auxquels l'ancienne ministre déjà visée avait rendu visite un peu plus tôt.
Breivik pourchasse et massacre méthodiquement les jeunes; il parvient à tuer 69 personnes, soit au total 77 morts dans la journée. «J'ai fini maintenant», a-t-il déclaré aux policiers au moment de son arrestation.
Le 24 août 2012, le verdict est prononcé: Anders Breivik est condamné à 21 ans de prison pour «homicides volontaires» et «actes de terrorisme», la peine maximale en Norvège. La justice pourra néanmoins la prolonger s'il reste considéré comme dangereux.
Memorial 98
Mise à jour du 27 juillet 2018
En ce septième anniversaire de la tuerie de Breivik, nous saluons la mémoire des victimes de ce terroriste qui continue à inspirer des crimes de haine à travers le monde, comme aux USA à Charlottesville et encore en France récemment avec le groupe de l'AFO qui prévoyait d'empoisonner les rayons hallal de supermarchés.
Mise à jour du 22 juillet 2017
En ce sixième anniversaire des massacres d'Oslo et d'Utoya, nous rendons hommage aux 77 victimes de Anders Breivik.
Cette date donne lieu depuis plusieurs années à des actes de terroristes d'extrême-droite (voir ci-dessous), fort peu surveillés et punis.
Memorial 98
Actualisation du 3 juillet 2017.
Un an après l'attentat de Munich (voir ci-dessous) l’anniversaire de la tuerie de Breivik inspire à nouveau des terroristes d'extrême-droite, cette fois-ci en France.
Deux suspects de projets d'actes terroristes arrêtés ces jours-ci font explicitement référence à la tuerie de Norvège. L'un voulait tuer des " musulmans, juifs, noirs, homosexuels" ainsi que le président Emmanuel Macron. L'autre voulait mener des "actions" contre les "blacks" et "racailles"
Ce groupe "MPNA" est impliqué dans la profanation de la stèle du résistant de l' "Affiche Rouge" Missak Manouchian à Marseille depuis 2014. Les méfaits de ses membres sont donc connus et on peut s' étonner qu'ils aient pu bénéficier d'une telle latitude d'action.
Actualisation 23 juillet 2016
Selon la police allemande "le lien est évident" entre l'auteur de la tuerie de Munich du 22 juillet et le tueur norvégien Anders Breivik; l’auteur du massacre utilisait la photo de Breivik comme identifiant de sa messagerie WhatsApp. On notera aussi qu'il a réalisé ses attaques le jour du 5e anniversaire du massacre d'Oslo.
Actualisation 20 avril 2016:
MEMORIAL 98
mercredi 22 juillet 2015
Quand les nazis déportaient les Juifs de Varsovie.
A Varsovie, le 22 juillet marque chaque année la commémoration du début de la grande déportation des Juifs du ghetto en juillet 1942.
Une marche part du monument de l'"Umschlagplatz" lieu d'où partaient les convois de déportés, parcourt l'ancien espace du ghetto dont il ne subsiste strictement rien et termine devant le centre culturel et de mémoire dédié à Emmanuel Ringelblum, héroïque historien du ghetto et animateur du réseau "Oneg Shabbat".
C'est le 12 octobre 1940, qui correspondait cette année-là à la fête juive de Yom Kippour, que les nazis annoncèrent à la population juive qu'elle devait déménager dans ce "quartier juif" exigu qui sera ceint de barbelés.
Alors que le gouvernement polonais actuel multiplie les déclarations et actes à caractère antisémite, en s'attaquant notamment à l'histoire de la Shoah, cette date revêt une signification particulière.
Cette "Aktion", comme l’appelaient les nazis, débute le 22 juillet 1942, six jours après la rafle du Vel d'Hiv' à Paris.
Ce dernier camp joue un rôle particulier dans l'extermination des Juifs de Varsovie. 280 000 Juifs déportés de la capitale polonaise y seront assassinés.
L'Aktion de Varsovie prend fin temporairement le 21 septembre suivant, à nouveau durant le jour de la plus importante fête juive, Yom Kippour. Elle avait débuté le jour de Tish'a Beav, qui commémore par le deuil et le jeûne la destruction du Temple juif de Jérusalme par l'armée romaine
Les nazis, dans leur rage antisémite, utilisaient souvent les dates des fêtes religieuses juives afin de procéder à des persécutions particulières ou de marquer leur "connaissance" du judaïsme.
Après cette grande déportation, le ghetto de Varsovie est réduit à un camp de travail où 36 000 Juifs survivent officiellement et où 20 à 25 000 clandestins se terrent. Son sursis tenait d’une part à la pénurie de main-d’œuvre gratuite dont l'administration nazie voulait disposer et d'autre part à la nécessité d’une pause afin de recenser et d’expédier vers le Reich les biens volés dans le ghetto.
Les premières opérations de l'OJC sont dirigées contre les responsables de la "police juive" et autres collaborateurs.
En janvier 1943, une seconde Aktion visant à liquider le reste du Ghetto est interrompue par les nazis eux-mêmes, face à la résistance et au fait que la population se cache dans un réseau souterrain creusé durant des mois. Himmler ordonne alors la destruction du ghetto et de ses habitants.
Le 19 avril 1943, les unités SS chargées de sa mise en œuvre sont repoussées par des centaines de combattants ne disposant que de quelques revolvers et grenades.
C'est le début du soulèvement du Ghetto.
Le commandant allemand est relevé de ses fonctions, le général SS Jürgen Stroop lui succède. Plus de 2000 SS, soutenus par de l‘artillerie et des blindés incendient maison après maison. Les Juifs sont asphyxiés, carbonisés, enterrés vivants dans les abris où ils sont retranchés. Le 16 mai 1943, Stroop fait dynamiter la grande synagogue. Il câble à Himmler : « Il n’existe plus de quartier juif à Varsovie. ».
Le principal dirigeant de l’insurrection et de l’Organisation Juive de Combat (OJC), Mordehaï Anilewicz, se suicide le 8 mai, suivi quelques jours plus tard par Szmuel Zygielbojm, représentant du mouvement ouvrier juif Bund dans le gouvernement polonais en exil à Londres .
Nos pensées vont vers les victimes de cette extermination et vers ceux qui au cœur des ténèbres, entamèrent la préparation de leur actes héroïques qui apparurent au grand jour dans les mois qui suivirent.





