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lundi 21 septembre 2020

Hyper Cacher: une tuerie antisémite en procès.

Les quatre victimes de l'Hyper Cacher


Hypercacher: aujourd'hui débute la partie du procès concernant les meurtres antisémites du 9 janvier 2015.
Ils ne relèvent pas de la "prise d'otages" comme le répètent souvent les médias, mais du massacre de personnes tuées parce que Juives.
Nos pensées se portent vers les victimes de cet attentat: Yohan Cohen, Yohav Hattab, François-Michel Saada, Philippe Braham. 
Les survivant.e.s sont  traumatisés pour une longue période comme en témoigne Zarie Sibony, caissière de l'Hyper Cacher:" J'ai entendu des pas lourds qui revenaient vers moi, raconte-t-elle. J'ai vu ses bottes militaires, j'ai vu comment il était habillé. J'ai vu ses armes. Là, j'ai compris qu'il y a avait un problème. C'est là qu'il s'est mis en face de moi et il m'a dit : 'Ah ! T’es pas encore morte, toi, tu ne veux pas mourir'. Il a tiré. J'ai entendu la détonation. Il est parti et j'ai remarqué qu'après, je pouvais bouger. Je ne comprenais pas comment il avait réussi à me rater." 
De nombreuses questions se posent encore:  
Qui a commandité et financé le massacre réalisé par Amedy Coulibaly ?
Qui a organisé le double attentat de Charlie revendiqué par Daesh et celui de Vincennes revendiqué par Al-Qaïda, alors que ces deux groupes terroristes se concurrencent et se combattent violemment? 
S'agit-il de Abdelnasser Benyoucef, alias Abou Mouthana qui a été un haut cadre de l’organisation Etat islamique (EI) où il était sans doute chargé des opérations extérieures?  Présumé mort dans la zone irako-syrienne en 2016, l’apparition de son nom est liée à l’interrogatoire d’une de ses ex-épouses rentrée de Syrie fin 2019, se disant repentie de la cause djihadiste. Aujourd’hui incarcérée, elle l’a désigné lors d’une audition devant un juge d’instruction dans une procédure connexe, en février 2020.
Autre question: il n'est pas question dans ce procès de Claude Hermant. Or, il est très probablement l'homme qui a armé Amedy Coulibaly, le tueur de l'Hypercacher. Il lui a fourni au moins quatre pistolets semi-automatiques et sans doute un fusil d'assault, tous remilitarisés et prêts à l'usage. Et ce dans le cadre d'un trafic d'armes de guerre dont la police avait connaissance, à des degrés encore inconnus, puisque le néo-nazi, militant depuis des dizaines d'années était également indicateur de police. Claude Hermant, dont l'affaire a été classée secret défense, n'a pas été inculpé pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, alors que c'est le cas par exemple, pour celui qui a fourni un gilet pare-balles à Coulibaly, mais celui-ci n'était pas d'extrême-droite.
 
Des dates problématiques de procès

La coïncidence des dates fait que cette partie du procès débute au lendemain immédiat de la fête juive de Roch Hachana et à quelques jours de celle de Yom Kippour. 
Or, dans ce calendrier judiciaire, la laïcité est mise à toutes les sauces, y compris les plus inhumaines. Ainsi des auditions importantes auront lieu le jour de Yom Kippour, date la plus importante du calendrier religieux juif. Cela n'était pas prévu ainsi à l'origine mais le tribunal se retranche derrière la laïcité pour refuser un aménagement de date demandé par les familles des victimes. Or depuis très longtemps , les fonctionnaires et maintenant les travailleur-e-s en CDI musulmans, juifs, chrétiens orthodoxes peuvent, sur demande écrite, bénéficier de 3 jours d'ASA ( autorisation spéciale d'absence) pour raison religieuse. Ces trois jours correspondent aux journées considérées comme les plus importantes de ces trois confessions. Les travailleurs hindous et bouddhistes peuvent aussi en bénéficier. Ce qui est possible dans le milieu professionnel ne serait donc pas praticable au cours d'un procès?
Ajoutons qui si cet aménagement est finalement mis en œuvre, cela donnera l'occasion aux antisémites de proclamer que les personnes juives, à la différence des autres, ont droit à des aménagements de la laïcité. Le piège est installé.
Mise à jour : la première audience ( compte-rendu du journal Le Monde)
Coulibaly expose son antisémitisme meurtrier. A 15 h 10, il appella BFM-TV pour faire corriger le bandeau en bas de l’écran de la télévision, qui ne donnait pas le bon nombre d’otages et ne mentionnait pas les morts. La conversation retentit dans la salle.

« Avez-vous visé ce magasin pour une raison particulière ?, demande le journaliste de BFM.

- Oui.

- Laquelle ?

- C’est juif. »

Plusieurs avocats de la défense soulignent qu’il est acquis que toutes les armes d’Amedy Coulibaly ont transité par le trafiquant Claude Hermant, et s’interrogent sur son absence dans le box des accusés.  Le commissaire Christian Deau, manifestement, se pose la même question. Sommé de donner son avis, il bredouille, brode un peu, explique qu’en tant qu’enquêteur il travaille sous l’autorité judiciaire, puis : « Une décision a été prise, euh, elle a été prise quoi. » 

Lassana Bathily témoigne

Face à la cour d’assises spéciale de Paris, l’ancien salarié, déroule les dix minutes de ce huis clos en sous-sol pendant lesquelles il pensait que les frères Kouachi étaient les preneurs d’otages: sa proposition de regagner le rez-de-chaussée par le monte-charge et de s’enfuir par la sortie de secours, refusée par les clients qui la jugent trop risquée ; la chambre froide dont il éteint le moteur pour y mettre plusieurs personnes à l’abri ; sa fuite en solitaire grâce au monte-charge, le cœur qui bat, la crainte de tomber sur un terroriste au rez-de-chaussée, et finalement la sortie. 

Dehors, les policiers le mettent au sol, le fouillent, le menottent brutalement. « J’étais en pleine panique. Ils me demandent : “Vous êtes combien dans le magasin ?” Je dis : “Une vingtaine de personnes.” Ils disent : “Comment ça, vingt terroristes ?” Je dis : “Je suis pas terroriste, je travaille là !” Ils m’ont gardé une heure et demie dans une voiture, ils m’ont pris pour un complice. Je peux comprendre. »

Le quiproquo évacué, Lassana Bathily facilitera l’assaut en dessinant un plan du magasin et en indiquant les clés qui permettent d’ouvrir le rideau de fer puis la porte d’entrée.

« La religion, on n’en parlait même pas »

C’est une fois les otages libérés qu’il apprend la mort, survenue quatre heures plus tôt, de Yohan Cohen, son collègue devenu « plus qu’un ami, un frère ». Pendant leurs deux années communes au magasin, Lassana Bathily avait remarqué qu’il recouvrait souvent sa kippa d’une casquette dans la rue, et qu’il mettait les sacs à l’envers « pour pas qu’on voie la marque Hyper Cacher ». « Il me disait : “Je traverse tout Paris pour aller à Sarcelles, j’ai peur qu’on m’agresse.” Je lui disais : “On est dans un pays laïque, tout le monde se respecte.” »

Amedy Coulibaly était musulman et d’origine malienne, et le président de la cour aimerait savoir ce que cela inspire à Lassana Bathily, lui-même malien musulman arrivé en 2006 en France, ce pays qui « [lui] a tout donné », et dont il possède la nationalité depuis janvier 2015.

« Il y a dix magasins Hyper Cacher en Ile-de-France, sept ou huit sont tenus par des musulmans, répond-il. Pour nous, les musulmans, les juifs, c’est des frères. Quand j’ai su que la personne qui avait tué mon frère venait de mon pays, ça m’a fait énormément mal. Peut-être qu’il était entouré par les mauvaises personnes ? J’ai toujours du mal à comprendre. »

Salarié à l’Hyper Cacher, « je faisais le ramadan, j’avais mon tapis de prière, ça se passait très bien avec mes collègues Zarie, Andréa, Samuel. La religion, on n’en parlait même pas quoi. Pour moi, la religion, c’est privé. Tout le monde doit se mettre ça dans la tête. Les terroristes sont là pour créer de la haine entre les religions. Mais on est des humains d’abord. L’humanité, c’est plus important que la religion ».

Ci-dessous, recensement d'attaques contre des synagogues et institution juives par des djihadistes et des néonazis

Tunisie, en 2002

Le 11 avril, 21 personnes -14 Allemands, cinq Tunisiens et deux Français- sont tuées dans un attentat-suicide contre la synagogue de la Ghriba, sur l'île de Djerba (sud), le plus ancien lieu de culte juif en Afrique. L'attentat est revendiqué par Al-Qaïda.

Turquie, en 2003 

Le 15 novembre, des véhicules remplis d'explosifs frappent deux synagogues d'Istanbul, Neve Shalom et Beth Israel, faisant 30 morts et plus de 300 blessés. Les attentats sont revendiqués par une cellule turque d'Al-Qaïda.

France, en 2012

Le 19 mars, Mohamed Merah tue trois enfants et un enseignant dans l'école juive Ozar Hatorah à Toulouse.

Etats-Unis, Belgique, en 2014

Le 13 avril, un suprémaciste blanc connu pour son antisémitisme attaque un centre communautaire et une maison de retraite juifs du Kansas (centre), tuant trois personnes dont aucune n'était juive.

Le 24 mai, un homme ouvre le feu dans le hall d'entrée du Musée juif de Bruxelles, faisant quatre morts.  Mehdi Nemmouche a été condamné r à la prison à perpétuité pour ces assassinats, considérés comme le premier attentat commis en Europe par un combattant revenu de Syrie.

France et Danemark, en 2015

Le 9 janvier, Hyper Cacher

Le 14 février, un terroriste qui avait prêté allégeance au groupe terroriste État islamique, ouvre le feu sur un centre culturel de Copenhague où se déroule une conférence sur la liberté d'expression, tuant un cinéaste.  Puis il , il abat un fidèle juif de 37 ans qui montait la garde devant la synagogue de Copenhague où était célébrée une bar-mitzvah, avant d'être tué par la police.

États-Unis, en 2018

Le 27 octobre, douze personnes juives sont tuées par un suprémaciste blanc qui sème la terreur dans la synagogue «Tree of Life» de Pittsburgh en plein office du shabbat. Robert Bowers, qui a ainsi perpétré l'attaque la plus sanglante commise contre des Juifs aux États-Unis

États-Unis en 2019

Le 27 avril, un homme de 19 ans se revendiquant comme antisémite et islamophobe tue une femme et fait trois blessés, dont un rabbin, en attaquant à l'arme automatique une synagogue près de San Diego (sud de la Californie), au dernier jour des festivités de la Pâque juive.

Allemagne Halle 9 octobre 2019

Attentat antisémite et xénophobe ayant fait deux morts, commis par un militant néonazi à Halle  le 9 octobre, jour de la plus importante fête juive de Yom Kippour. Stephan Baillet ne réussit pas à entrer dans la synagogue dans laquelle il voulait commettre un massacre et tue deux passants, dont un devant un restaurant turc pris comme cible "alternative" 

                                         Devant la synagogue de Halle

MEMORIAL 98
 

lundi 22 juillet 2019

Septembre 1939: l'invasion de la Pologne annonce le début de la Shoah



                                          La muraille isolant le ghetto de Varsovie
 
Le 1er septembre marque l'anniversaire de l'invasion de la Pologne par les troupes nazies et du début de la seconde guerre mondiale.
Les troupes de Staline envahirent la Pologne orientale deux semaines plus tard le 17 septembre, dans le cadre du pacte germano-soviétique, dit Molotov-Ribbentrop, signé en août 1939, qui est maintenant réhabilité par Poutine.
Le 1er septembre 2019, lors du 80e anniversaire du début de l'invasion, le président allemand a présenté des excuses pour les six millions de victimes polonaises du nazisme, dont trois millions de Juifs. 
 
Le même jour, le parti d'extrême-droite AfD a connu un nouveau succès dans deux élections régionales. Or ce parti est maintenant dominé dans l'est de l'Allemagne par des dirigeants négationnistes comme Bjoern Hocke et Alexander Kalbitz (suspendu depuis pour avoir dissimulé son ancienne appartenance à un groupe néo-nazi). Mais la tentative d'alliance entre la droite et l'extrême-droite dans l'état de Thuringe a échoué face au scandale et à la mobilisation anti-fasciste.

L'invasion nazie de la Pologne a débuté par le bombardement des civils de la ville de Wielun, choisie par les nazis en raison de son importante population juive.
Elle a été surnommée Guernica polono-juive car l'ordre de la bombarder a été donné par le général Von Richthofen, ancien chef de la légion nazie Condor, dont les avions avaient rasé la ville basque de Guernica en 1937. 
Un an après le début de l'invasion, le ghetto de Varsovie a été instauré le 12 octobre 1940,  date qui correspondait cette année-là à la fête juive de Yom Kippour. Le 16 novembre suivant, on y transfèra de force les Juifs, soit un tiers de la population de la ville, concentrées sur 2,4 % de sa superficie : 450 000 personnes furent alors coupées du reste du monde.
 
Ni oubli ni pardon
 
Memorial 98 


Juillet 2109
A Varsovie, le 22 juillet marque le début de la  grande déportation des Juifs du ghetto en juillet 1942, six jours après la rafle du Vel d'Hiv' à Paris et quatre mois après la liquidation du ghetto de Cracovie .

Alors que le gouvernement polonais actuel multiplie les déclarations et actes à caractère antisémite,en s'attaquant notamment à l'histoire de la Shoah, cette date revêt une signification particulière.

Elle se produit au lendemain de l’agression par des fascistes d’une manifestation de défense des droits des LGBT à Bialystok dans la partie orientale de la Pologne. Il y a quelques semaines, c’est à Paris qu’un colloque sur la Shoah en Pologne a été perturbé par des militants antisémites et nationalistes polonais.


                           Le général SS Stroop sur l'Umschlagplatz en 1943

Chaque 22 juillet, une marche démarre du monument de l'"Umschlagplatz" lieu d'où partaient les convois de déportés, parcourt l'ancien espace du ghetto, dont il ne subsiste strictement rien et termine devant le centre culturel et de mémoire dédié à Emmanuel Ringelblum, héroïque historien du ghetto et animateur du réseau "Oneg Shabbat" qui en préserva la mémoire. 

Le ghetto de Varsovie a été instauré le 12 octobre 1940, qui correspondait cette année-là à la fête juive de Yom Kippour. Les nazis annoncèrent à la population juive qu'elle devait déménager dans ce "quartier juif" exigu qui fut ceint de barbelés.    


L"Aktion" de déportation vers la mort, comme l’appelaient les nazis, débuta le 22 juillet 1942.

Elle s’inscrivait dans le cadre de la plus vaste "Aktion Reinhardt", organisée par les nazis en Pologne occupée; celle-ci inclut la construction des camps d'extermination de Belzec (mars 1942) Sobibor (mai 1942) et Treblinka (juillet 1942). 

Ce dernier camp joue un rôle particulier dans l'extermination des Juifs de Varsovie. 280 000 Juifs déportés de la capitale polonaise y furent assassinés. 

L'Aktion de Varsovie prit fin temporairement le 21 septembre suivant, à nouveau durant le jour de la plus importante fête juive, Yom Kippour. Elle avait débuté le jour de Tish'a Beav, qui commémore par le deuil et le jeûne la destruction du Temple juif de Jérusalem par l'armée romaine en l'an 70 de notre ère.

Les nazis, dans leur rage antisémite, utilisaient souvent les dates des fêtes religieuses juives afin de procéder à des persécutions particulières ou de marquer leur "connaissance" du judaïsme.

Après cette grande déportation, le ghetto de Varsovie était réduit à  un camp de travail où 36 000 Juifs survivaient officiellement et où 20 à 25 000 clandestins se cachaient. Son sursis tenait d’une part à la pénurie de main-d’œuvre gratuite dont l'administration nazie voulait disposer, et d'autre part à la nécessité d’une pause afin de recenser et d’expédier vers le Reich les biens volés dans le ghetto. 

Quelques jours après le début de la déportation de juillet, la résistance juive s’unifie dans un « Bloc antifasciste » et se dote d’une branche armée, l’Organisation juive de combat (OJC), fondée le 28 juillet 1942. Cette démarche déboucha plusieurs mois plus tard sur la révolte du ghetto de Varsovie
Les premières opérations de l'OJC étaient dirigées contre les responsables de la "police juive" et autres collaborateurs.

En janvier 1943, une seconde Aktion visant à liquider le reste du ghetto est interrompue par les nazis eux-mêmes, face à la résistance et au fait que la population se cachait dans un réseau souterrain creusé durant des mois.
Himmler, en déplacement à Varsovie, ordonna alors la destruction du ghetto et de ses habitants. 

Le 19 avril 1943, les unités SS chargées de la mise en œuvre de cet ordre furent repoussées par des centaines de combattants ne disposant que de quelques revolvers et grenades.
C'est le début du soulèvement du Ghetto

Le commandant allemand est relevé de ses fonctions, le général SS Jürgen Stroop lui succède. Plus de 2000 SS, soutenus par de l‘artillerie et des blindés incendient maison après maison. Les Juifs sont asphyxiés, carbonisés, enterrés vivants dans les abris où ils sont retranchés. Le 16 mai 1943, Stroop fait dynamiter la grande synagogue. Il câble à Himmler : « Il n’existe plus de quartier juif à Varsovie. ». 

Le principal dirigeant de l’insurrection et de l’Organisation Juive de Combat (OJC), Mordehaï Anilewicz, se suicida le 8 mai, suivi quelques jours plus tard par Szmuel Zygielbojm, représentant du mouvement ouvrier juif Bund dans le gouvernement polonais en exil à Londres.

Nos pensées vont vers les victimes de cette extermination et vers ceux qui au cœur des ténèbres, entamèrent la préparation de leurs actes héroïques qui apparurent au grand jour dans les mois qui suivirent. 
Le nazisme fut défait mais son héritage reste plus que jamais  à combattre .
 Ses héritiers  rêvent toujours de massacrer des Juifs comme le montrent les attentats  dans les synagogues de San Diego, Pittsburgh et Halle
La pandémie du Covid donne lieu à un déluge de propagande complotiste et antisémite . Elle reprend les accusations les plus nauséabondes qui ont marqué l'Histoire des persécutions contre les Juifs.   
Des propagandistes de la haine déversent des flots de propos complotistes et racistes, grâce à la complaisance des grandes plates-formes et à l'indulgence de juges qui les protègent en reculant devant l’application des lois limitant le négationnisme, comme dans le cas de Soral et Dieudonné
L'extrême-droite parrainée et soutenue par Trump et Poutine, pèse lourdement dans de nombreux pays d’Europe, comme on peut le constater à l’occasion des élections européennes du mois de mai 2019. 
En France, Allemagne, Autriche, Hongrie, Pologne, Italie, Grande-Bretagne, Estonie, les nostalgiques et racistes de tout poil sont à l'offensive et pour certains déjà installés au pouvoir . 
Nous en appelons plus que jamais au combat contre les idéologies et actes racistes et antisémites  quels que soient leur prétextes, ainsi que pour la mémoire des génocides et crimes contre l'humanité (à voir ici et ici  )

MEMORIAL 98

dimanche 28 avril 2019

Synagogue de San Diego: attaque meurtrière d'un antisémite et islamophobe.

San Diego six mois après Pittsburgh
Nouvelle tuerie antisémite par un suprémaciste blanc (voir la définition de ce terme à la fin de l'article)
John Earnes, 19 ans, a attaqué une synagogue le jour de la fin de la Pâques juive/Pessah, qui était aussi un Shabbat.
Nos pensées pour les victimes. La femme tuée, Lori Gilbert-Kaye,
s’est semble-t-il portée en protection du rabbin de la synagogue, attaquée six mois jour pour jour ( 27 octobre- 27 avril) après celle de Pittsburgh.
 
Le terroriste souverainiste antisémite et islamophobe de San Diego, dans son "manifeste" publié juste avant la tuerie, stigmatise les Juifs pour  leur place dans les médias,  les banques  et Hollywood. Mais aussi "pour leur rôle dans le féminisme qui a asservi les femmes au péché"
Le tueur de Pittsburgh qui l'a inspiré,
Robert Bowers, blâmait les Juifs car ceux-ci étaient selon lui, coupables de favoriser les migrants "afin de détruire l'Amérique". C'est la reprise des accusations les plus traditionnelles de la haine antisémite
Earnest revendique également un incendie volontaire contre une mosquée de Californie, une semaine après les attaques de Christchurch et se déclare également inspiré par leur auteur Brenton Tarrent. 
D'après les médias locaux et la police, il avait annoncé publiquement sur internet son intention de tuer des juifs. "Nous avons des copies de ses publications sur les réseaux sociaux et de sa lettre ouverte, et nous les examinerons pour déterminer leur authenticité et savoir ce que cela apporte à l'enquête", a déclaré le chef de la police.
Ce drame qui survient dans la suite des tueries de Christchurch et du Sri-Lanka montre à nouveau l'urgence de lutter contre les chevaliers de la haine qui tuent au nom au nom de prétendues "guerres de civilisation". Juifs, musulmans, chrétiens, Noirs, femmes leurs victimes sont diverses et multiples. 
Sous Donald Trump, le racisme violent et le suprémacisme blanc prospèrent. Il a plusieurs fois manifesté sa complaisance à l'égard de ces groupes qui ont soutenu son élection  comme à l'occasion de la tuerie de Charlottesville en  août 2017. Ses slogans America First et Make America Great Again sont issus de cette tradition extrémiste, comme ses campagnes violentes contres les migrants.

Le mois d'avril qui se termine si tragiquement à San Diego est celui de la commémoration des grands crimes de masse du 20e siècle: génocide des Tutsi du Rwanda, génocide des Arméniens, génocide des Juifs d'Europe. Ces drames terribles montrent à quoi conduisent les idéologies de haine et leur mémoire nourrit nos combats quotidiens contre le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie et toutes les formes de discrimination.

Le suprémacisme blanc est une idéologie raciste, fondée sur l'idée de la supériorité de ceux parmi les humains dont la peau est blanche. Pour ses tenants, tous les moyens, y compris les plus violents, sont autorisés et recommandés afin de sauvegarder cette supériorité.
 

Memorial 98

jeudi 14 février 2019

Rassemblement contre l'antisémitisme: une première initiative réussie



Mise à jour du 18 février
Beau succès du rassemblement contre l'antisémitisme du dimanche 17, soutenu par Memorial 98. Plusieurs centaines de personnes de différents horizons y ont participé dans une atmosphère de solidarité et de témoignage. Les amis de Memorial 98 ont insisté sur la responsabilité des propagandistes de l'antisémitisme tels Dieudonné et Soral contre qui des mesures fermes et contraignantes doivent enfin être prises.
Ce premier rassemblement réussi doit se poursuivre par d'autres  initiatives.

MEMORIAL 98



Memorial 98 appelle à participer au rassemblement contre les actes antisémites organisé le 17 février à Paris (voir appel ci-dessous) place Simone Veil-Europe à 14H.

Nous protesterons ensemble contre les croix gammées et autres inscriptions antisémites faisant référence au pogrom nazi de la Nuit de Cristal du 9 novembre 1938, dont nous avons récemment commémoré le 80e anniversaire.

Ces slogans haineux ont comme but et conséquence de désigner les Juifs comme cibles et de provoquer des actes violents à leur encontre.
 



Nous aurions aimé que les associations antiracistes et de défense des droits de l'homme en prennent l'initiative mais la frilosité est hélas de règle quand il s'agit de descendre dans la rue contre les actes antisémites.

Cette initiative est donc positive et doit mobiliser, d'autant qu'elle prend le soin de ne pas attribuer "aux Gilets jaunes" la responsabilité des actes antisémites, qui ont débuté bien avant ce mouvement, ce qui explique d'ailleurs leur très forte augmentation sur l'ensemble de 2018. 




La vague d’actes antisémites ne se limite pas à la France, la tuerie de la synagogue de Pittsburgh  le 27 octobre en est un terrible exemple. Il a été a commis par le néonazi Robert Bowers, antisémite enragé, qui a hurlé "Tous les Juifs doivent mourir" avant de tirer.

En Allemagne, en Pologne , en Autriche, en Hongrie, les actes et discours antisémites se multiplient également. 
      
Nous serons présents le 17 afin d’exiger des actes concrets contre ceux qui diffusent sans relâche des discours antisémites et négationnistes et .
 Il s'agit notamment de Dieudonné qui tient actuellement un meeting antisémite tous les soirs, sous couvert d'un "spectacle", de Soral et de Boris Le Lay dont le site (ci-dessous) regorge de signes d'étoiles jaunes nazies, comme nous l'avons montré dans nos différents articles et dossiers.

Sur le site "Démocratie participative" de Boris Le Lay, un responsable de  SOS Méditerranée affublé d'une étoile jaune nazie



Nous appelons toutes les personnes désireuses de lutter contre l'antisémitisme et tous les racismes, les associations et organisations progressistes, à se joindre à ces actions.

Cette mobilisation doit se poursuivre dans tous les domaines. 
L’antisémitisme ne constitue pas une fatalité et il n'est pas vrai que tout ait été tenté. Nous sommes déterminés à combattre tous les antisémites et tous les racistes, quelque que soient leurs justifications et leurs obédiences. C'est eux qui répandent le poison de la haine. Au quotidien, toute parole antisémite doit être publiquement  dénoncée et mise en accusation.
 
Texte de l'appel et adresse de l’événement  Facebook:
"Face à la déferlante de tags, de profanations, de discours, d'actes antisémites, il est temps que la société civile se mobilise.
Je vous invite à un rassemblement pacifique, non violent, multi-confessionnel, pour remplacer la vague de haine et de violence par une vague de paix, d'union et d'humanisme.
Une autorisation par la Préfecture sera demandée.
J'invite mes amis Gilets Jaunes choqués comme moi à se joindre à nous.
J'invite mes amis des autres villes à faire de même. » 



MEMORIAL 98
Mise à jour du 15 février 2019 

lundi 29 octobre 2018

Terrorisme antisémite à San Diego après Pittsburgh: les nouveaux crimes des héritiers du nazisme



Memorial 98 

A treize jours près, le massacre dans la synagogue Ets-Haïm de Pittsburgh  coïncide avec le 80e anniversaire du pogrom nazi de la Nuit de Cristal, le 9 novembre 1938.
Il a été a commis par le suprémaciste blanc ( voir la définition en fin d'article )  Robert Bowers, antisémite enragé, qui a hurlé "Tous les Juifs doivent mourir" avant de tirer. 
Le prétexte de son passage à l'acte est l'accusation qu'il porte contre "les Juifs" coupables de favoriser les migrants "afin de détruire l'Amérique". Il s'en est pris particulièrement à l'ONG d’origine juive HIAS ( Hebrew Immigrant Aid Society) créée en 1881 pour aider les migrants juifs fuyant les pogroms en Russie et qui a étendu son activité 

 
   Devise de HIAS: accueillir l'étranger, protéger le réfugié

à la défense des réfugiés dans le monde entier. Il a écrit sur le réseau GAB, qui rassemble les suprémacistes   « HIAS aime amener des envahisseurs pour tuer les nôtres. Je ne peux pas rester assis et voir les miens se faire massacrer, j’y vais. »

Plusieurs sites d'extrême-droite et/ou liés à la propagande de Poutine comme USA Really diffusent la rumeur d'un financement " juif" de la caravane de migrants latino-américains. Ils prétendent s'appuyer sur la présence d'une "étoile juive" au sein de cette caravane.
 Le site USA Really évoque une "étoile juive" dans la caravane

C'est cette même rhétorique haineuse que Trump ne cesse de diffuser, en particulier à l'encontre de Georges Soros, y compris récemment en prétendant qu'il organisait et finançait la caravane de migrants latino-américains qui fuient la misère et la terreur et se dirigent vers le Nord. 
Il l’a également accusé d’organiser la protestation contre la nomination de son candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh.
Durant toute sa campagne électorale de 2016, Trump a été soutenu par les mouvements les plus racistes et "suprémacistes blancs" y compris les néo-nazis. 
David Duke, ancien dirigeant "Grand Dragon"  du mouvement violent Ku Klux Klan, raciste et antisémite enragé,  a apporté un appui enthousiaste à  Trump.  Interrogé sur ce soutien embarrassant, ce dernier a esquivé : « Je ne connais rien de David Duke, je ne connais pas ce groupe (le KKK). Vous ne voudriez pas que je condamne un groupe dont je ne connais rien».
Dans une autre provocation, Trump a  repris sur Twitter une citation typiquement fasciste  de Mussolini: « Il vaut mieux vivre un jour comme un lion que 100 ans comme un mouton ».
Interrogé à ce sujet, il a répondu, «c'est une très bonne citation, très intéressante. Qu'est-ce que ça change, que ce soit Mussolini ou quelqu'un d'autre ?». 
Trump a été également soutenu par Louis Farrakhan  dirigeant antisémite de la Nation of Islam, qui voit en lui un opposant au "lobby juif". 

Trump a eu lui-même recours à plusieurs reprises à des propos et images antisémites contre Hilary Clinton, comme ici en associant la corruption et un symbole juif


La réponse de Trump au massacre de Pittsburgh a consisté à blâmer les responsables de la synagogue attaquée, pour ne pas avoir eu de garde armé. Il a également réaffirmé son refus de tout contrôle des armes à feu et appelé à l'application de la peine de mort.  A l'inverse le rabbin de la synagogue, Jeffrey Myers, avait dans un texte rédigé il y a quelques semaines plaidé pour un remise en cause de la situation actuelle, suite à la tuerie de Parkland en Floride.

Venu mardi 30 octobre se recueillir dans la synagogue de Pittsburgh, Donald Trump est accueilli par des manifestants hostiles qui l’accusent d’attiser la haine.

Jeffrey Myers, le rabbin de la synagogue visée, réagit à nouveau : « Monsieur le président, les discours de haine mènent à des actes de haine. Les discours de haine mènent à ce qui s’est produit dans mon sanctuaire »

Le premier ministre israélien Netanyahou attend trois jours avant de réagir par un tweet laconique. Son fils, Yair Netanyahou, ouvertement d’extrême-droite,  estime quant à lui sur les réseaux sociaux que les néonazis « appartiennent au passé. Leur race est en voie de disparition. En revanche, les voyous antiracistes et ceux de Black Lives Matters qui détestent mon pays (et les États-Unis aussi, à mon avis) sont de plus en plus forts et commencent à dominer les universités et la vie publique américaines »

 

De nombreux responsables d'organisations juives condamnent l'orientation de Trump défenseur d'un" nationalisme blanc" et déclarent qu'il n'est pas bienvenu à Pittsburgh tant qu'il ne modifie pas sa politique. Une pétition du mouvement Bend the Arc dans ce sens à déjà recueilli des dizaines de milliers de signatures. 
De leur côté des associations musulmanes locales organisent des collectes afin de soutenir les familles des victimes et "répondre au mal par le bien"  



Nos pensées vont aux victimes de ce massacre antisémite et à leurs proches.  Nous y associons la mémoire des victimes des victimes du massacre raciste de l’Église de Charleston en2015, abattues par le suprémaciste Dylan Roof, parce que noires. 

Ce sont les mêmes haines racistes et antisémites qui conduisent à la violence homicide
La tuerie de Pittsburgh se déroule au lendemain de l’arrestation du suspect dans l'envoi des colis piégés à divers personnalités opposées à Trump. Il s'agit de Cesar Sayoc, supporter de Trump, dont le véhicule arborait des stickers appelant à la violence contre des dirigeants démocrates. De plus il est lié à des groupes qui, sur Internet, appellent à assassiner Georges Soros
C'est ce dernier qui a été le destinataire du premier colis piégé. Sayoc à continué à attaquer Soros y compris après cet envoi, comme le montre cette capture d'écran du compte "Cesar Altieri ", identifié comme étant le sien. 
Violence extrémiste de droite, complotisme et antisémitisme se mêlent ainsi pour aboutir à des actes terroristes.

Le massacre de la synagogue de Pittsburgh a lieu 13 jours avant le 80e anniversaire de la Nuit de Cristal du 9 Novembre 1938. Les nazis ont alors tué 100 Juifs et détruit 75 synagogues.  C’est une raison supplémentaire de marquer cet anniversaire :  

Novembre1938-Novembre 2018 : 80e anniversaire du pogrom nazi

Conférence le 7 novembre et rassemblement public le 9 novembre à Paris. 

Memorial 98 organise deux événements en mémoire des victimes de la « Nuit de Cristal », pogrom d’État commis par les nazis le 9 novembre 1938, contre les Juifs d’Allemagne, d’Autriche et des Sudètes et vous invite à y participer. 
Plus de cent personnes juives furent tuées, vingt-six mille arrêtées et pour certaines jetées dans des camps de concentration. Deux cent soixante-quinze synagogues furent brûlées ou détruites. 



Dans la montée du nazisme et du fascisme en Europe, la Nuit de Cristal  a représenté un jalon important.
Les nazis, au pouvoir depuis 1933, franchissaient une nouvelle étape avec cette vague de violences antisémites commises au vu et au su de toute l'Europe.


                                             Magasin juif vandalisé

En 2018, soixante-treize ans après la défaite du nazisme, l’extrême-droite est partout à l’offensive dans toute l'Europe mais également au Brésil, aux USA et partout dans le monde.

Il n'est jamais trop tôt pour dire « Plus jamais ça ». Il n’est jamais trop tard pour faire de nos mémoires un outil contre les idées d’exclusion.

Ces commémorations sont soutenues par le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le négationnisme] l’association Ibuka-France (Justice et soutien aux rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda), la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) l’association Fonds Mémoire Auschwitz  ( AFMA), le CEDETIM.
Memorial 98 et ses partenaires rendront hommage aux victimes de tous les génocides et de tous les actes de racisme, dont ceux de Pittsburgh et de Charleston.


Une conférence

Le mercredi 7 novembre 2018 à 19H à la mairie du 4e arrondissement de Paris 2 place Baudoyer (M° Hôtel de Ville) avec les historiens Tal Bruttmann, Laurent Joly et Marie-Anne Matard-Bonucci, qui traiteront de la place de la Nuit de Cristal dans l'histoire du nazisme et de la Shoah,  des réactions en France au lendemain du 9 Novembre 1938 notamment dans l'extrême-droite antisémite et de l'imposition des lois « raciales » antisémites en Italie quelques semaines avant la Nuit de Cristal


Les intervenant.e.s dédicaceront leurs ouvrages. 

La participation au colloque est libre et gratuite mais l'inscription est obligatoire à l'adresse suivante: conference7nov2018@gmail.com 



Un rassemblement



Le vendredi 9 novembre 2018 à partir de 19H devant le gymnase Japy (2 rue Japy 75011, métro Voltaire ou Charonne) rassemblement de mémoire et de mobilisation, organisé pour la cinquième année consécutiveLe gymnase Japy est un lieu particulier de mémoire puisque c’est là que furent parqués les Juifs raflés par la police de Vichy dès 1941, avant d’être déportés vers les camps d’extermination nazis. 
Nous allumerons des bougies du souvenir avant des prises de parole en mémoire des victimes et qui rappelleront que la mémoire des génocides nourrit nos combats actuels contre le racisme et le fascisme



Memorial 98 

Mise à jour du 28 avril 2019: tuerie dans une synagogue à San Diego, six mois jour pour jour après le massacre de Pittsburgh voir le dossier de Memorial 98 ici



Mise à jour du 16 mars 2019: solidarité des victimes des terroristes d'extrême-droite ( voir les autres mises à jour à la suite de l'article)
 Au lendemain de la tuerie dans les mosquées de Christchurch, la communauté juive de Pittsburgh se mobilise en faveur des musulmans touchés par cet attentat. Elle avait elle-même bénéficié de la mobilisations des Musulmans de Pittsburgh et au delà aux États-Unis, qui ont collecté en sa faveur.
Notons aussi que les Juifs de Nouvelle-Zélande ont multiplié les actes de soutiens aux Musulmans et ont même, dans un acte historique, fermé toutes les synagogues du pays lors du Shabbat, en signe de deuil.
Face aux croisés de la haine et du suprémacisme, le combat commun de leurs cibles revêt une importance capitale.    

 

Mise à jour du 9 décembre 2018 

Cri d'alarme de rescapés de la Shoah contre la montée de l'antisémitisme aux USA et dans le monde


Ces rescapés - réunis cette semaine pour célébrer Hanouca mais aussi la journée internationale des survivants de l'Holocauste - sont inquiets de la montée des actes antisémites, en hausse de 37% en 2017, selon de récents chiffres du FBI.
La tuerie de Pittsburgh, qui a vu, fin octobre, 11 fidèles d'une synagogue tués par un extrémiste, a encore fait monter la température de plusieurs degrés.
"Un fou a écouté Trump", estime, en parlant du tueur, David Lefkovic, 89 ans. Adolescent, il n'a dû qu'à sa blondeur d'avoir évité une rafle dans le sud-ouest de la France, durant la Seconde guerre mondiale.



Mise à jour du 30 octobre 2018 : 


Trump hué et boycotté à Pittsburgh lors de sa visite de ce jour. Les manifestant.e.s ont répondu à l'appel du mouvement juif Bend the Arc ( voir ci-dessous) et lui reprochent sa politique de division et son nationalisme.




Les menaces armées qu'il profère contre la caravane des migrants et sa mise en cause du droit du sol aux USA illustrent l'orientation xénophobe qu'il avait annoncé dès son premier discours de campagne en 2016, contre les "Mexicains délinquants" . 


Le suprémacisme blanc est une idéologie raciste, fondée sur l'idée de la supériorité de ceux parmi les humains dont la peau est blanche. Pour ses tenants, tous les moyens, y compris les plus violents, sont autorisés et recommandés afin de sauvegarder cette supériorité.