vendredi 8 mai 2015

8 mai: libération du nazisme.



                            A Paris,  le 8 mai 1945


Mise à jour du 8 mai 
Au lendemain du deuxième tour de la présidentielle en France, la commémoration de la victoire contre le nazisme représente une échéance particulière. Marine Le Pen est battue, mais son parti fasciste est à 35%. Elle gagne plusieurs millions de voix entre les deux tours et parvient à en rassembler près de 11 millions.
Le combat continue.

Memorial 98

Mise à jour du 6 mai 2017


La  campagne du Front national et particulièrement la prestation de Marine Le Pen lors du débat télévisé du 3 mai ont montré en direct, devant des millions de personnes, le visage hideux de la violence fasciste. Peut-on imaginer un seul instant qu’elle participe, voire préside aux cérémonies du 8 mai commémorant la victoire sur le nazisme?
 Plus que jamais nous appelons à combattre, dans les urnes et dans les têtes, les thèses racistes, antisémites,négationnistes du Front National.



MEMORIAL 98





Mise à jour du 7 mai 2016:

A nouveau les forces obscures du nationalisme et de la haine de l'autre sont à l'offensive en France, en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Pologne, aux USA... Face aux dangers qui menacent,
nous en appelons à la mobilisation et à la mémoire.


 Memorial 98


Le 7 mai 1945, à 2h41 du matin, l'Allemagne nazie capitule. C'est la fin des combats en Europe. Hitler, arrivé au pouvoir le 30 Janvier 1933, vient de se suicider le 30 avril. Le "Reich de 1000 ans" qu'il promettait aura duré 12 ans.

Le lendemain, une immense vague de joie déferle sur la planète, provoquant des scènes de liesse dans toutes les capitales, à l’exception de Berlin et Tokyo.


                            New-York, à Times Square

Le régime impérial japonais poursuit les combats dans le Pacifique, la Seconde Guerre mondiale n’est pas encore terminée.

La joie est aussi ternie par la  découverte des camps de concentration, depuis quelques mois, au fur et à mesure de la progression des armées alliées, notamment soviétiques. Le dernier camp est libéré ce 8 mai 1945; il s'agit de Theresienstadt/Terezin en Tchécoslovaquie.

Alors même que s'effondre le régime le plus réactionnaire que l'histoire ait connu, les peuples colonisés expriment leurs aspirations à l’égalité et l'auto-détermination. Ainsi l’Algérie "française"  connait, en ce jour du 8 mai des scènes de répression d’une extrême violence. Les célébrations se terminent dans un bain de sang à Sétif, Guelma, et Kherrata, entraînant la mort d’environ 45 000 personnes.

Le souvenir du 8 mai 1945 et plus généralement de la période de Vichy et de la collaboration avec les nazis demeure un sujet de gêne notamment dans la droite mais aussi dans une partie de la gauche. 

Ainsi Giscard d'Estaing, alors président de la République, avait supprimé cette commémoration en 1975.  Elle fut rétablie en 1981, bien que Mitterrand ait maintenu la fiction d'une non responsabilité des autorités françaises notamment dans la déportation des Juifs de France. Il faisait même fleurir la tombe de Pétain chaque année le 11 novembre. 
Lionel Jospin, qui avait succédé à François Mitterrand à la tête du Parti socialiste, avait pris d'emblée du recul à l'égard de ce dernier lorsqu'il fut le candidat de la gauche à l'élection présidentielle de 1995.  Il fit état d'un « droit d'inventaire » par rapport aux positions de Mitterrand à l'égard du régime de Vichy, et notamment aux liens d'amitié qui l'unissaient à René Bousquet, ancien dirigeant de la police du régime pétainiste. Cette rupture avec le passé mitterrandien lui valut d'ailleurs des haines féroces de la part des proches de l'ancien président, dont Pierre Bergé.

A droite, c'est Sarkozy qui lança, dès sa campagne électorale de 2007, une offensive d'ampleur contre la "repentance" et contre la reconnaissance de la participation des autorités françaises à la Shoah.  A l'époque, Patrick Devedjian, alors dirigeant de premier plan de l'UMP, en résumait ainsi les enjeux (dans le journal Le Monde du 10/04/07) : " La droite est sortie honteuse de la guerre. Depuis la Libération, la gauche exerce un magistère moral sur l'histoire, distribuant les bons et les mauvais points: à gauche le parti des fusillés, à droite les collaborateurs. Même Chirac n'a jamais dit qu'il était de droite, et Jospin n'a pas hésité à dire de la droite qu'elle était héritière d'un courant anti-dreyfusard, antisémite et raciste. Il (Sarkozy) a sorti nos valeurs de la réclusion, il redonne sa dignité à la  la droitisation de la société permet aujourd'hui ce réajustement idéologique qui anticipe la victoire politique".
Plus prosaïquement, il s'agissait alors comme aujourd'hui de récupérer les thèmes et l'électorat du FN et donc de jouer sur le nationalisme. Sarkozy a même boycotté la cérémonie du 8 mai 2007, pour ne pas se retrouver à côté de Chirac qui avait reconnu les responsabilités françaises dans la déportation des Juifs. Depuis l'ancien président continue à légitimer les thèses du Front National.

Alors que partout en Europe, les forces d'extrême-droite sont en progression, la date du 8 mai continue de symboliser l'espoir d'une victoire définitive contre le fascisme et ses idées.

MEMORIAL 98

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.